Les Gymnopédies ou Trois Gymnopédies sont une série de trois variantes de valses lentes impressionnistes pour piano solo, composées par Erik Satie et publiées en 1888 à Paris.
Elles sont inspirĂ©es du roman historique SalammbĂŽ (1862) de Gustave Flaubert et des GymnopĂ©dies, danses rituelles exĂ©cutĂ©es Ă Sparte lors de fĂȘtes religieuses du temps de la GrĂšce antique1. Elles sont parmi ses compositions les plus cĂ©lĂšbres avec les Gnossiennes.
Satie a choisi le terme de « gymnopédies » qui désigne une danse pratiquée par de jeunes danseurs nus à Sparte. La danse est mentionnée notamment par Xénophon dans les Helléniques, Platon dans les Lois et Plutarque dans son Traité de la musique.
La thĂ©matique grecque antique parcourt toute l'Ćuvre de Satie, depuis les Gnossiennes jusqu'Ă La Mort de Socrate. Selon Jean-JoĂ«l Barbier, le mot fut peut ĂȘtre choisi en allusion aux notions d'ascĂ©tisme et d'austĂ©ritĂ© qui se rĂ©fĂšrent Ă tout ce qui est en relation avec la civilisation spartiate, deux notions proches de l'esthĂ©tique d'Ărik Satie.
Satie s'inspire entre autres également de la poésie de son ami poÚte JP Contamine de Latour (1867-1926), auteur des Antiques : Jeunes filles au bord de la mer, par Pierre Puvis de Chavannes.
1879, MusĂ©e d'Orsay (reprĂ©sentation artistique symboliste De Chavannes a peut-ĂȘtre inspirĂ© Satie pour l'ambiance qu'il souhaitait Ă©voquer dans ses GymnopĂ©dies)
Oblique et coupant l'ombre un torrent Ă©clatant Ruisselait en flots d'or sur la dalle polie OĂč les atomes d'ambre au feu se miroitant MĂȘlaient leur sarabande Ă la gymnopĂ©die
Vous souhaitant un agréable voyage gnossien chez Socrate quand l'homme est un animal politique.
Respirez Expirez RĂȘvez !














