NOTRE MÉTHODOLOGIE
Comment participer ?
Chacune de nos participante défend son parcours, son itinéraire, son art ou son désintérêt, sa quête ou son but, mais a priori dans ce monde civilisé et post-bourgeois, rien ne transparait de l’intériorité, ne serait-ce que la convention qu’on accorde à son apparence. Nous voudrions rester ensemble sur le plan des idées et faire fi des apparences. Est-ce possible ? Une démocratie idéale est-elle à l’ordre du jour ?
— Abolition du casting
— Report de la deadline
— Participation libre et horizontale
Auto-fictionnelles, les histoires se déroulent dans un schéma d’écriture commune. Nous construisons ensemble les séquences à partir d'idées partagées, des projets personnels entrecroisés de références historiques, aux films mais aussi aux livres d’Histoire ou aux romans, particulièrement ceux évoquant Paris et les femmes.
Nous fabriquons des interactions dans un moteur de narration, c'est-à -dire un moteur méta-textuel, qui imbrique plusieurs récits, les uns dans les autres.
La rencontre des participantes
Nous voulons provoquer une rencontre extra-ordinaire, pour cela nous pratiquons l’exogamie. Contrairement aux relations endogames, où la rencontre est de l'ordre de l’ordinaire, de celle qui “convient”, qui va dans le sens de la reproduction sociale, du modèle parental ou familial, amical ou professionnel. La rencontre dite “ordinaire” est socialement “admise”, “correcte” et non-inclusive.
« Un jeune homme est promis à sa cousine par un arrangement familial. Passe une beauté dont il tombe éperdument amoureux. À partir de là , le continuum explose, les devenirs s’inter-sectionnent, la société entière se fissure et bascule. »
La rencontre extraordinaire, celle qui n'est pas permise, celle qui va contre les usages, elle se produit toujours dans un lieu, une situation ou un moment improbable ou incongru. Elle relève du quasi accident. Étant exogame, elle est socialement “incorrecte” mais réellement inclusive.
« La beauté c’est la faille, la déchirure, c’est l’ouverture. »
De la même façon que le dragueur de rue ou le démarcheur professionnel, nous abordons dans la rue, par hasard et par usage, questionnant la jeune femme seule à la beauté particulière, qui interpelle et qui croise notre chemin.
— Faites-vous quelque chose d'artistique ?
C'est la première question que l'on pose aux jeunes femmes que l'on rencontre. Suivant leur réponse et leur curiosité (plus ou moins visibles), s'engage une discussion, plus ou moins engagée, parfois ce n'est l'affaire que de quelques mots et échanges de contacts, et débouche ou non sur une rencontre plus aboutie.
MODULE 1 : La Fille Seule
La figure de la fille seule en ville est une énigme, un quasi non-sens sociologique. Parce qu’on parle de la femme française. Elle devient un pôle attractif et ne manque pas de se faire aborder. La beauté ça n’est pas une plastique, c’est l’ouverture du champs des possibles, ça veut dire que tout est possible.
Nous mettons en images cette première figure pour chaque participante le long du canal de l'Ourq. C'est l'occasion pour chacune d'elle d'introduire progressivement son personnage dans la galerie des Data-grrlz, à laquelle une voix off ou une bande sonore originale viendra enrichir leurs soliloques intérieurs... Soyez l'une d'elles.














