Mes larmes sĂšchent sur mes joues,
Le trajet en car comme émotion éphémÚre,
DiscrĂšte, peur que se soit un dernier souvenir,
Je ne me souviens pas m'ĂȘtre mieux sentie,
Petite frustration de ce que je n'ai pas dit,
J'espĂšre pouvoir le faire avant de partir,
Une harmonie inattendue, mes amies,
Vie imparfaite de souffrances sous-jacentes,
Pas de secrets, les occasions viendront,
Du mal Ă arrĂȘter de pleurer, confessions,
On ne se connait pas mais tu as su me lire,
Merci, je souris puis je respire,
Je suis trop sensible mais les autres aussi,
Longtemps je n'ai pas pu agir,
Je cachais mes douleurs, ne pas faire peur,
Maintenant mes sourires, ne pas étouffer,
Mes paines sont d'aujourd'hui et de mon avenir,
Chaque instant est beau comme ce sentiment,
Le reste vient l'enrichir, tout et rien Ă dire,
Tout ça est trÚs banal, mais c'est ce qui me tiraille,
Le futil est en prise avec mes tripes,
La portiÚre est fermée, personne ne s'est écrasé,
MĂȘme si le bitume t'appel je ne tomberai plus,
L'odeur répugnante, je ne la sens plus,
Les bouteilles de vin se sont perdues,
Ta menace: plus que ton moi perdu,
On a tourné trop de fois,
Trop d'états mais je sais me repérer,
Le soir je vous apercoit pour m'avertir,
Les portes sont presque closes mais je vous sentirai toujours,
Plus besoin de courir, j'accepte et ça m'inspire,
Les insomnies encore ici, ça passera avec le rire,
Je ne pense pas que le trajet s'éternise, je veux voir de l'autre coté de la route,
Les parpaings ne bougeront pas, je sais enjamber,
Je connais trop bien les espaces gris, des souvenirs qui ne devront pas partir,
J'apprécierai l'herbe aprÚs le pire, rien ne veut me détruire,
C'était faux et ça le sera encore,
Merci pacre que j'ai su parler au pire,
Je n'espĂšre plus d'exile, ni survivre,
Je crois que j'y arrive, les siĂšges sont remplis,
Seule dans mon délire, arbore l'indifférence,
L'ensemble est charmant, je continuerai Ă m'ouvrir,
Je ne descendrai pas avant qu'on arrive, ne m'attendez pas sur l'autre rive,
Enfin transpercée, c'était ma traversée,
Aimée et haïe, rien à oublier, tou peut continuer,
Balafrés et préservés, nous sommes multiples et c'est merci.