J'ai lu Le Fléau, de Stephen King. J'en parle plus en détails sur twitter:
partie 1 : https://x.com/TendrePromesse2/status/1908440065434415354
partie 2 : https://t.co/yTL2YVjUAQ
partie 3 : https://t.co/btV2zrDp4V
Je l'avais vu présenté comme un roman dans lequel l'humanité est ravagée par un virus mortel. En réalité, ce virus n'est pas vraiment le sujet de l'histoire. Je dirais qu'il n'a de l'importance que dans le premier quart ? En réalité, ce virus est principalement un prétexte pour détruire la société et créer un univers post-apocalyptique dans lequel nous suivons plusieurs survivants, qui tentent de s'en sortir.
En effet, ce virus, élaboré par des laboratoires américains pour servir d'arme, mais qu'on a laissé échapper par mégarde, a un taux de mortalité de plus de 99 %. Nous suivons donc quelques personnages qui font partie des très rares chanceux à ne pas avoir été contaminés, tout d'abord dans leur vie quotidienne avant que le monde ne sombre : ça va de l'étudiante qui se découvre enceinte au criminel tueur en série, en passant par un artiste fauché aux mœurs douteuses, un large éventail de personnages différents aux histoires variées. Mais leurs histoires personnelles se retrouvent détruites quand ils se retrouvent soudainement seuls au sein de leurs villes respectives. Nous voyons comment ils gèrent ce traumatisme, comment ces survivants tentent de se regrouper puis comment ils tentent de rebâtir un semblant de société.
Et c'est sur ce point que se concentre l'œuvre. Car les survivants ne se réunissent pas qu'en un groupe, mais en deux, qui représentent les forces des Ténèbres et de la Lumière. La plupart des personnages tentent donc de rebâtir ensemble une communauté dans une ville désertée, sous l'égide d'une vieille dame pieuse. Mais quelques-uns, principalement des individus peu recommandables avant la fin du monde, ou en marge de la société, se retrouvent recrutés (pas forcément de leur plein gré, à vrai dire), par Randall Flagg, l'homme en noir, l'un des antagonistes de la série La tour sombre. Lui aussi se retrouve donc à la tête de sa propre société, sur laquelle il règne par la terreur.
Il y a donc un côté « Lumière contre les Ténèbres », « le camp de Dieu contre le camp du Mal », dans cette œuvre. Avec le virus, la société s'est effondrée, comme certaines lois de la réalité, et il y a maintenant tout un pan spirituel aux événements que connait le monde, une influence profonde de forces invisibles aux humains dans tout ce qui se passe. Randall Flagg est clairement un démon sous forme humaine que doivent vaincre les protagonistes. La troisième partie de l'œuvre, après la diffusion du virus et les efforts des survivants pour se rassembler, c'est donc cette lutte entre le Bien et le Mal sous l'œil de Dieu. Les protagonistes qui prennent conscience de ce camp hostile qui ne tarderait pas à venir les détruire, qui élaborent des stratégies pour s'en occuper (surtout en y envoyant des espions, car ils n'ont que peu d'informations sur cette menace), qui se font trahir par certains des leurs, aussi... Il y a tout un côté, comment dire, « déterminisme divin » ? Le fait que chaque personnage ait un rôle à jouer, que les événements soient décidés par Dieu, qu'on ne peut aller contre son destin, que toute l'histoire est écrite depuis le début, et que les personnages, au final, ne sont que des pions de Dieu ou du Diable dans cette lutte.
Parce qu'au final, les personnages ont de bonnes idées, des convictions, mais, et je ne sais pas si c'était voulu par l'auteur, ne font pas grand-chose au-delà de survivre ? Beaucoup n'ont qu'un rôle très réduit à jouer (tomber enceinte, commettre des meurtres ou tout simplement mourir dans tel ou tel contexte), et se contentent au final de jouer ce rôle attribué par les forces de Dieu ou du Mal. Pas grand-chose de plus. Toutes ces actions amènent à la fin de l'histoire, et donc la victoire des forces du Bien (pour l'instant). Et c'est le principal reproche que j'ai à formuler sur cette œuvre (outre le fait que je trouve que tous les personnages féminins sont accompagnés de commentaires sur leur corps ou leur sexualité à outrance, quel que soit le contexte), c'est que beaucoup de sous-intrigues... ne débouchent pas sur grand-chose ? Un personnage s'érige peu à peu en antagoniste de deux personnages principaux par jalousie et va jusqu'à les trahir ? Il est à peine passé à l'acte qu'il disparaît de l'histoire définitivement. Un autre personnage lutte avec le fait qu'elle sait que son rôle est de tomber enceinte de l'antagoniste principal ? À peine ceci fait, elle meurt et disparaît à son tour, sans qu'on sache ni pourquoi elle était destinée, elle, à tomber enceinte, ni dans quel but. Un personnage représente le camp du Bien ? Elle n'a finalement qu'un rôle très réduit et symbolique et disparaît à son tour très vite. L'héroïne est enceinte ? À part des angoisses sur sa grossesse, ça ne débouche sur rien. Il était sous-entendu que son bébé avait de l'importance et au final, on n'en a rien su. Son unique rôle était d'accoucher, visiblement.
Et la fin... Même l'intrigue principale, la confrontation entre ces deux camps, souffre de ce même sentiment de non-complétion. Parce qu'il n'y a pas réellement de « confrontation », simplement un ou deux petits dialogues vers la fin. Ni même de lutte, de bataille. Tout est terminé en deux ou trois pages.
Bref, pour résumer, une lecture addictive et pleine de suspens, mais malheureusement, pour des retombées que j'ai trouvées un peu chétives. Une fois le livre refermé, je restais un peu sur ma faim. Je suis sûre qu'il y aurait beaucoup à interpréter d'un point de vue symbolique et spirituel, mais je n'ai pas assez de connaissances sur ce sujet pour en parler.
Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
✓ Live Streaming✓ Interactive Chat✓ Private Shows✓ HD Quality
Anya is LIVE right now
FREE
Free to watch • No registration required • HD streaming
Review de la semaine : Le Passeur de Prospera, Justin Cronin
J'ai un blog, j'adore lire, alors pourquoi ne pas l'utiliser pour parler de quelques œuvres ? En vérité, le titre « review de la semaine » est probablement un peu trompeur : je ne pense pas en publier une chaque semaine. De plus, je parlerai sans doute aussi de films ou de séries.
Récemment, j'ai lu Le Passeur de Prospera . Je dis « récemment », mais je l'ai terminé il y a un bon mois, aussi il est possible que cette review rédigée de mémoire soit approximative sur certains points.
Pour résumer, j'ai adoré ! Une bonne surprise. Je n'en avais jamais entendu parler, je ne connaissais que le résumé : une île où les personnages vivent une vie idyllique, et où ils ne connaissent pas la mort car en vieillissant, ils sont envoyés à la mystérieuse Crèche où ils sont « régénérés » et redeviennent des adolescents prêts à commencer une nouvelle vie (leurs souvenirs sont effacés).
Ça m'avait l'air d'être de la science-fiction dystopique – le protagoniste, chargé d'accompagner les personnes âgées au bateau conduisant à la Crèche, va découvrir les secrets terribles de cette société. Peut-être qu'ils ne sont pas vraiment régénérés. Peut-être que si, mais à un prix terrible. Sont-ils des robots ? (après tout, tous les habitants de cette île possèdent un moniteur inséré dans leur bras qui leur permet de consulter leur état mental.) Que se passe-t-il dans le reste du monde, dont l'île est isolée ? Que signifient les paroles étranges que le père du héros lui souffle avant de partir à la Crèche ?
On se doute que le héros va devoir lutter contre la société, qu'il va se retrouver aux prises d'un complot dans lequel trempent tous les puissants et même des proches, mais c'est toujours fascinant de lire comment un homme qui a sa vie bien ordonnée, qui est bien intégré à la société, est bien placé professionnellement, a une femme, vit dans une belle maison, est à l'abri de tout besoin, etc, voit ses repères disparaître, voit sa situation stable et assurée se désagréger pour des raisons qu'il ne comprend pas lui-même.
Il y a aussi toute une histoire de lutte des classes car cette vie idyllique n'est possible que grâce à des foules de serviteurs exploités qui vivent dans une île annexe et viennent accomplir les travaux ingrats et les métiers les plus durs. Bien entendu, ils commencent à vouloir se rebeller.
Mais en avançant dans l'histoire, on commence à rencontrer des scènes très mystérieuses, des scènes qui s'apparentent plus au genre fantastique, et font remettre en question le genre du livre qu'on est en train de lire.
Un livre très bien écrit, agréable à lire. L'histoire est écrite au passé composé, étrangement, à part quand on suit, de temps en temps, un autre personnage, le récit passant alors au présent.
Spoilers
Au final, le livre entretient pendant longtemps le flou quant à s'il s'agit ou non de fantastique. Des scènes semblent complètement inexplicables autrement : des personnages qui disparaissent, des visions ou des rêves que les personnages ont, qui paraissent étrangement prémonitoires ou révéler des moments d'une autre vie, la météo changeant comme par magie, tout le passage entre les murs de la Crèche quand Proctor le protagoniste y est envoyé pour le faire disparaître... Mais il s'agit bien de science-fiction. En fait, nous avons deux situations : un dystopie, donc, et aussi... toute une histoire de vaisseaux spatiaux, de conquête spatiale afin de chercher un refuge pour les survivants de l'humanité après que la Terre ait été perdue. Et le côté « fantastique » de l'œuvre fait le lien entre ces deux situations.
Bon, on apprend à la fin que tous les habitants de l'île sont en fait endormis et vivent un rêve partagé pour préserver leur santé mentale lors d'un long voyage vers une nouvelle planète. Certaines personnes sont au courant et essayent d'empêcher d'autres de le savoir ou de se réveiller, préférant rester dans ce monde idyllique où tous leurs besoins sont comblés sans le moindre effort de leur part plutôt que de revenir dans le vrai monde où ils devront suer sang et eau pour façonner une nouvelle civilisation sur une planète inhabitée et sauvage.
On parle de l'importance de l'effort et des contrariétés de l'existence, souvent considérées comme des fardeaux : l'enfance, la vieillesse, le deuil, se battre pour vivre... Troquer la vie, qui inclut tout cela mais vaut la peine qu'on se batte pour elle, pour une fausse vie, un rêve faux.
Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
✓ Live Streaming✓ Interactive Chat✓ Private Shows✓ HD Quality
Anya is LIVE right now
FREE
Free to watch • No registration required • HD streaming
Meet the women of Bury Our Bones in the Midnight Soil! Love them or hate them, you’ll never forget them.
All first edition copies of Bury Our Bones in the Midnight Soil are signed by the author (while supplies last)!
The art featured in this image is by Abigail Larson.
WHAT IT’S ABOUT
From V. E. Schwab, the #1 New York Times bestselling author of The Invisible Life of Addie LaRue: a new genre-defying novel about immortality and hunger.
Santo Domingo de la Calzada, 1532.
London, 1827.
Boston, 2019.
Three young women, their bodies planted in the same soil, their stories tangling like roots. One grows high, and one grows deep, and one grows wild. And all of them grow teeth.
Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
✓ Live Streaming✓ Interactive Chat✓ Private Shows✓ HD Quality
Anya is LIVE right now
FREE
Free to watch • No registration required • HD streaming
Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
✓ Live Streaming✓ Interactive Chat✓ Private Shows✓ HD Quality
Anya is LIVE right now
FREE
Free to watch • No registration required • HD streaming