[ Calendrier de l'Avent *10* ]
âJe voyais la lune et toutes les Ă©toiles qui ressemblaient aux grains de sucre sur les petits pains d'Adam. Il y en avait plein. Certaines n'existaient mĂȘme pas. C'est ce que Papa avait dit. Elles Ă©taient si loin que nous voyions leur lumiĂšre mĂȘme si elles s'Ă©taient Ă©teintes depuis longtemps.
En regardant dans l'espace, j'ai pensĂ© : si on peut voir ce qui n'existe pas, il doit bien exister des choses que l'on ne voit pas.â
C'est l'histoire de la fin de la vie d'un homme.
Celle du grand-pĂšre de Gottfrid, un homme un peu ours qui a Ă©tĂ© mariĂ© Ă une femme qui faisait une merveilleuse confiture d'airellesâŠ
Depuis quelques temps, Grand-pÚre vit à l'hÎpital et il rùle, beaucoup. Gottfrid va lui permettre de vivre des derniers jours apaisés en organisant avec l'aide de son ami boulanger-mécanicien, un périple assez fou jusqu'à la Maison de la Falaise, la maison qu'il habitait autrefois.
C'est assurément l'une des plus belles relations grand-pÚre / petit-fils que je connaisse qui est contenue dans ce texte ; et aussi l'une des plus belles relations amoureuses (entre le grand-pÚre et sa défunte femme) qui soit évoquée.
*La Cavale* est un texte tellement touchant, vrai et humble sur la fin de la vie - mais aussi sur l'amour, l'amitiĂ©, les liens familiaux et intergĂ©nĂ©rationnels⊠c'est un beau moment de littĂ©rature! C'est aussi le dernier texte paru de Ulf Stark, un auteur suĂ©dois mort en 2017, il est traduit par Alain Gnaedig et il est superbement illustrĂ© et mis en lumiĂšre par Kitty Crowther.Â
(Ă conseiller dĂšs 9-10 ans.)
En cliquant ici, vous pourrez entendre Kitty Crowther lire un extrait du livre !