Merci Jean-Baptiste Poquelin*
Cette idée de chronique quotidienne de rédactrice en transition professionnelle est survenue en fin d’année dernière. Quel que soit l’angle envisagé, elle me semble pertinente : dans la dynamique du poste que je quitte, la création de contenu se prolonge, fil rouge ininterrompu. Dans cet entre-deux, je partage l’expérience indiscutablement palpitante de l’itinéraire qui va de la perte au retour à l’emploi. Cependant, l’idée reste coincée plusieurs mois dans les limbes, ni vivante ni matérialisée. Puis le déclic a lieu : la dictée quotidienne proposée par France Culture*. Dans la foulée de l’extrait du « Malade Imaginaire » lu par Rachid Santaki et corrigé par Olivia Gesbert, mon récit démarre. L’écriture entraîne l’écriture, probablement.
« Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d’illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m’occuper, capables d’exercer les grands et beaux secrets que j’ai trouvés dans la médecine. Je dédaigne de m’amuser à ce menu fatras de maladies ordinaires, à ces bagatelles de rhumatismes et de fluxions, à ces fiévrottes, à ces vapeurs et à ces migraines. Je veux des maladies d’importance, de bonnes fièvres continues avec des transports au cerveau, de bonnes fièvres pourprées, de bonnes pestes, de bonnes hydropisies formées, de bonnes pleurésies avec des inflammations de poitrine : c’est là que je me plais, c’est là que je triomphe. »
*Merci Rachid Santaki, merci Olivia Gesbert.










