Le récit de mon accouchement
Nous sommes le 11 mars 2020. Jour du terme.Â
Il est 18h30 et nous avons pris la dĂ©cision d’aller Ă la maternitĂ©. Les contractions sont dĂ©sormais prĂ©sentent toutes les 5 minutes, de façon très rĂ©gulières, mais surtout très douloureuses.Â
Bien évidemment, mes affaires étaient prêtes le matin, valise fermée, sac de la salle de naissance prêt et que nous avons emmené avec nous la journée pour les examens. J’avais pris une douche le matin, pensant qu’ils me garderaient, j’avais lavés mes cheveux etc... (trucs de filles, tu peux pas comprendre si tu es un bonhomme qui lis ces quelques lignes!)
Nous sonnons Ă l’entrĂ©e de la salle de naissance, je leur dis que j’ai de fortes contractions et que je suis Ă terme. Une sage femme tarde Ă venir m’ausculter. je suis ouverte Ă Â 2 gros doigts.Â
Elle “m’inquiète” en me disant que c’est comme tout a l’heure Ă 16h.Â
AU SECOURS !
J’ai des contractions  de dingue toutes les 5 minutes et rien Ă bougĂ© ??? Par prĂ©caution, et car elle voit que je ne fais pas semblant, elle me met sous monitoing, allongĂ©e dans le lit, pendant 1h. Jimmy est assis Ă cotĂ© de moi.Â
Il est 21h. Sa collègue de nuit a pris le relai et vient Ă son tour m’ausculter.Â
VICTOIRE !
Mon col est effacĂ© et s’est raccourcit. Pour accentuer la dilatation, elle me propose de prendre une douche, ou de faire du ballon. Je prĂ©fère faire du ballon. Pendant une petite heure je subit mes contractions, je suis clairement au bout de ma vie.Â
Je demande a Jimmy d’appeler aux alentours de 21h45, car clairement je n’en peux plus. Elles font un mal de chien, toutes les 2-3 minutes. J’ai mal comme jamais il ne m’a été permis d’avoir mal, je fini par en pleurer. Pourtant je suis loin d’être de nature douillette.
La sage femme arrive, m’ausculte.Â
DEUXIEME VICTOIRE !
Je suis ouverte à 3, mon col est court et effacé. Il est donc temps de passer en salle de naissance après la pose de cathéter veineux.
Nous sommes toujours le 11 mars 2020, il est 22h.
22h et nous entrons en salle de naissance. Nous nous installons gentillement. Mimi met un fauteuil Ă cotĂ© de moi, il sort les vĂŞtements du petit beurre que nous allons bientĂ´t rencontrĂ©. “Voulez vous la pĂ©ridurale ?”Â
OUI !
Alors à 22h30, l’interne en anesthésie arrive et tente 5 fois de me poser cette fichu anesthésie. Il n’y arrive pas. Je contracte tout le temps, je n’ai pas une minute de répit. Mon utérus est en constante contractions et par dessus ça, se rajoute des contractions. Impossible pour lui de trouver ces repères.
Au bout de 30 minutes d’horreur, il demande à  l’anesthésiste de venir. C’est compliqué pour lui aussi, mais c’est fait !
Dieu seul sait que ça Ă©tĂ© très compliquĂ© pour moi, de ne pas bouger, mais j’y suis arrivĂ©e. Les contractions Ă©taient contre ma volontĂ©.Â
Il est plus de 23h, la sage femme revient pour une auscultation. mon col est ouvert Ă 6cm. Pour accĂ©lĂ©rer le travail, elle perce la poche des eaux.Â
PISCINE MUNICIPALE ! J’étais trempée....
La pĂ©ridurale fait effet au bout de 20 minutes. L’objectif est que je ressente le maximum de choses au moment de la poussĂ©e, J’optimise donc les bolus en les faisant le moins possible.Â
Nous sommes le 12 mars 2020. C’est la Sainte Justine !
Le temps passe. La sage femme revient aux alentours d’1h du matin. Je suis ouverte entièrement.Â
DĂ©sormais, j’attends que monsieur descende seul dans mon bassin. Je me vois obligĂ©e de faire un peu plus d’anesthĂ©sie car c’est assez douloureux. C’est donc Mimi qui appuie toutes les 8 minutes pendant 30 minutes.Â
Ainsi, Ă la poussĂ©e je ne souffrirai pas mais je sentirais tout.Â
Après deux bonnes heures, monsieur ne présente aucune détresse foetal, il est bientôt 3h du matin, et nous savons que nous allons très prochainement te rencontrer. Nous avons hâte et peur à la fois. La sage femme et l’aide soignante s’installe gentiment et nous allons commencer les choses sérieuses. La poussée.
Celle ci a duré une vingtaine de minutes. J’ai poussé en soufflant c’est ce qui fonctionnait le plus avec mon petit coeur. Il ne remontait pas.
Quand les filles m’ont dit “arrêtez de pousser”, je me suis dit “ça y est !!!”
Mimi est venu le chercher une fois que la sage femme avait fait le nécessaire. Il pleurait alors même qu’il n’était pas dans mes bras.
Mimi à l’aide de la sage femme me l’a posé sur le corps.
Il est 3h12. Édouard est né.
Mimi coupe le cordon et l’aventure commence maintenant.














