Colette MAGNY & Le FREE JAZZ WORKSHOP
"Transit"
(LP. Le Chant Du Monde. 1975) [FR]
seen from United Kingdom
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Canada

seen from United States
seen from United States

seen from Germany

seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Yemen
seen from Spain
seen from United States

seen from Canada

seen from Türkiye
seen from United States
Colette MAGNY & Le FREE JAZZ WORKSHOP
"Transit"
(LP. Le Chant Du Monde. 1975) [FR]

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
POST-SCRIPTUM 834
FREE JAZZ WORKSHOP - INTER FRÉQUENCES
En 1967 est mis sur pied le Free Jazz Workshop dont le premier disque, Inter Fréquences, ne sort qu’en 1973. Entretemps malheureusement, il n'existe aucune trace phonographique de ce groupe dont le premier batteur est Pierre Guyon avant d’être remplacé par Christian Rollet en 1970.
L’un des mots d’ordre de l’époque suffit à camper le tableau : « La libération des esthétiques n’est qu’un prélude à la libération de l’humanité. » De cette émancipation des mentalités telle qu’elle fut vécue en France par certains musiciens, la trajectoire du Free Jazz Workshop (devenu Workshop de Lyon en 1975 avec l’arrivée du clarinettiste-saxophoniste Louis Sclavis) se révèle emblématique. Trajectoire d’une longévité exceptionnelle, un « mi-centenaire » comme disent ses membres, durant lequel la formation - selon les mots-mêmes de Christian Rollet - passe « d’atelier exploratoire revendiquant de ne rien tenir pour acquis des certitudes musicales majoritaires » à institution devenue classique.
Dès ce premier album, l'on sait que la formation fera oeuvre commune, sans leadership. Héritées du free jazz américain, des influences s'entendent encore : Albert et Don Ayler, tout comme Ornette Coleman et Don Cherry chez les souffleurs Maurice Merle et Jean Mereu ; Cecil Taylor pour le pianiste Patrick Vollat, absent du groupe après le deuxième album, La Chasse de Shirah Sharibad ; Gary Peacock et Barre Phillips pour ce qui est de la basse ; Sunny Murray voire Milford Graves en ce qui concerne le foisonnement rythmique ; mais aussi l'Art Ensemble of Chicago dans la dimension collective.
À l'instar de ceux réalisés par le Cohelmec Ensemble à la même époque, ou par François Tusques précédemment, ce disque au lyrisme incandescent représente un des sommets du free jazz joué par des musiciens français.
---
The Free Jazz Workshop came into being in 1967 but their first album, Inter Fréquences, only appeared in 1973. Unfortunately there is no recorded trace of the group including the first drummer Pierre Guyon before he was replaced by Christian Rollet in 1970.
One of the slogans doing the rounds at the time sets the tone: "Aesthetic liberation is but a prelude to the liberation of humanity." The trajectory of the Free Jazz Workshop (which became the Workshop de Lyon in 1975 with the arrival of clarinetist-saxophonist Louis Sclavis) is emblematic of the emancipation of the mindset of certain French musicians during this period. It has been an exceptionally long-lived trajectory a "half-century" as the members say, during which the group - in Christian Rollet's own words – went from being "an exploratory workshop who claimed to take no account of the musical certitudes of the majority" to becoming something of a classic institution.
Right from this first album it is clear that the group would function as a collective with no designated leader. The legacy and influence of American free jazz can be heard throughout: Albert and Don Ayler, or Ornette Coleman and Don Cherry for the horns of Maurice Merle and Jean Mereu; Cecil Taylor for the pianist Patrick Vollat, absent from the group after the second album La Chasse de Shirah Sharibad; Gary Peacock and Barre Phillips for the bass; Sunny Murray or Milford Graves for the rhythmic agitation; but also the Art Ensemble of Chicago for the collective aspect.
This lyrical, incandescent album, alongside those released by François Tusques and the Cohelmec Ensemble at the same period, represents one the high points of free jazz produced by French musicians.
( Ornette Coleman, par là )
POST-SCRIPTUM 835
WORKSHOP DE LYON - TIENS ! LES BOURGEONS ÉCLATENT...
Collective, la démarche du Workshop de Lyon aboutit en 1977 à la création de l’ARFI (Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire) dont le but possède tout de la profession de foi : « Défendre l’improvisation, diffuser les musiques plurielles et donner les moyens du jeu à qui est prêt à s’y consacrer… Établir un folklore. » Avec en tête quelques référents dont l’A.A.C.M. (Association for the Advancement of Creative Musicians) créée douze ans auparavant, avec pour idée (voisine) l’aide matérielle et la défense des intérêts des musiciens créatifs, afin de favoriser l’émergence d’une musique neuve. Véritable structure ouverte, l’ARFI finira d’ailleurs par s’autoproduire grâce à son propre label, à l’origine de presque tous les disques du Workshop de Lyon à partir de Concert Lave.
Troisième album de la formation, Tiens ! Les bougeons éclatent… se révèle exemplaire de la musique du groupe au moment de sa sortie en 1978, un peu moins d'un an après son enregistrement en studio. Le pianiste Patrick Vollat parti mais toujours bien présent dans l'ARFI (ne serait-ce qu'au sein de la géniale Marmite Infernale), le Workshop de Lyon se stabilise autour d'un quartette constitué par Louis Sclavis, Maurice Merle, Jean Bolcato et Christian Rollet, témoignant à l'époque déjà d'un matériau à nul autre pareil. Qui, depuis, n'a jamais cessé de s’élargir au gré des rencontres et des changements de personnel, sans rien perdre en générosité ni prendre une ride, conférant ainsi au Workshop de Lyon une certaine universalité digne de ses modèles de départ, Albert Ayler ou Art Ensemble of Chicago pour ne citer que ces deux-là , largement honorés et transfigurés en une esthétique lyrique pas banale, faite d'ouvertures et d'échanges tous azimuts. Irrésistible !
( Christian Rollet, par là )