tous les jours, je voyais les platanes tendre leurs griffes vers moi. ils marchaient sur la pointe des doigts. je me hâtais sur le pont, en nage. l’ombre se déportait, me suivait, j’en aurais mis ma main à couper. la lézarde de la rambarde s’ouvrait. elle libérait un sourire tranchant et métallique comme cette lumière qui tombait drue, brûlait à la racine, vrillant jusqu’au coeur du rêve.















