Jour 27 - 30 jours pour écrire
Des constellations
Des ĂȘtres fractales
Dans la vastitude de l'univers
Fait de diverses étoiles
Brillant Ă l'unisson
Guides infatigables
Le début et la fin
RĂ©unis sur un mĂȘme chemin.
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Soleil
TrĂšs loin de toi
Sous des couvertures de nuages, je me dissimule parfois
Pourtant je suis là tous les jours, la moitié de ta vie
ProfondĂ©ment Ă©blouissant, tu nâoses me regarder
Je suis là aussi pour te réchauffer
Et faire pousser flore, végétation
Qui tâapportent respirations
Ces derniers temps, vous mâavez dit plus prĂ©sent
Toute cette chaleur, que se passe t-il donc ?
Vous pouvez y voir une somation
Je nây suis pour pas grand-chose
Juste mes rayons que jâexpose
Dans lâunivers, sur la Terre, Ă ton inconscience dâhumain
Qui lentement met Ă mal climat et vies, demain
jour 27
Dis-moi, racine, d'oĂč tires-tu ma sĂšve ?
T'es-tu enfouie sous le limon lourds des souvenirs suturés ?
ou cours-tu ; dans quel passé puises-tu ma source ?
colonne de mousse ou de mirage ?
d'un coup de sĂšve tu nous agrandis,
Ă bouts de rĂȘves , de souffle, d'espoir
c'est les mains pleines que je déborde,
goutte à goûtant la vie, que je t'arrose
de tout ce qui me fait homme,
ce sont tes bras dont je ne peux me passer
puisqu'enfin d'un bout Ă l'autre,
nous bourgeonnons en cĆur.
écrit à quatre mains avec @cloud-hoper
Racines
Lâarbre grandit. Dans lâarbre, un nid. Dans le nid, un petit oiseau gris. Je meurs dans lâĆuf, ça ne se voit pas que je nâai pas assez de force pour fissurer ma coquille. Lâarbre grandit, depuis longtemps enracinĂ© dans des croyances qui ont lâĂąge de lâenfance, qui est aussi lâĂąge de lâimmortalitĂ©. Câest quelque chose Ă lâintĂ©rieur qui se rĂ©pand comme une eau noire. Ce nâest pas dicible, ce nâest pas visible â les choses invisibles prennent le plus de place. Câest ancrĂ© et abandonnĂ©, je lâignore pour mâinventer des histoires qui meurent dans des incendies, pour croire que ça ne fait pas mal, que ça ne mâassĂšche pas le cĆur et les mots. Depuis toujours cette manie de ne pas se regarder en face. Non, Ă la place je compte les fissures au plafond, les rides qui plissent le coin des yeux, les gens qui restent, et mes doutes avec eux.
Expressions dâici et dâailleursÂ
En Allemagne, "Tomber dans les pommes" se dit "Basculer hors de ses pantoufles" (Aus den latschen kippen).Â
En Angleterre, "En faire tout un fromage", c'est "CrĂ©er une tempĂȘte dans une tasse de thĂ©" (To create a storm in a tea cup).
L'Ă©quivalent anglais de l'expression "Le monde appartient Ă ceux qui se lĂšvent tĂŽt" est "Lâoiseau matinal est celui qui attrape le ver de terre".Â
En Chine, on dit "Le vrai visage du mont Lu reste inconnu Ă celui qui s'y trouve" pour "L'arbre qui cache la forĂȘt".Â
En CorĂ©e, "L'amour rend aveugle" se dit "Avoir des cosses de haricots Ă la place des yeux" ; pour "C'est un jeu d'enfant", on dit "C'est comme ĂȘtre allongĂ© sur le dos en mangeant des gĂąteaux de riz".Â
En Finlande, "Ătre comme un ours qui s'est fait tirer dans le cul" (Kuin perseeseen ammuttu karhu), c'est "Ătre de mauvais poil" ; "Je suis aux anges" se dit "Je pisse du miel" (Kusta hunajaa).Â
En Italie, "Ătre fleur bleue", c'est "Ătre une petite violette" (Essere una mammoletta).
Au Japon, "Tel pĂšre tel fils" se dit "Les petites grenouilles sont des grenouilles" et "Il n'y a pas un chat" se dit "Les coucous pleurent".
En SuÚde, l'équivalent de "L'habit ne fait pas le moine" est "On ne doit pas juger un chien à sa pelure" (man skall inte skÄda hunden pÄ hÄren) ; "Avoir un coup de foudre" se dit "Tomber comme un pin".

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27. Effronté
Effronté. Insolent. Impertinent. Bavard. Ne tiens pas en place.
Les façons dont sur tes carnets sâĂ©talaient lâatroce vĂ©ritĂ© (pose trop de questions) sont multiples. Cache-Ćil aussi divers que le sont tes questions. Tu nâavais que ça Ă la bouche, jamais satisfait des rĂ©ponses que lâon te donnait. Pourquoi est intĂ©ressant, mais te passe Ă cĂŽtĂ© de la tĂȘte. Tu as au cĆur assez de chimĂšres Ă atteindre pour ne pas les exciter dâune aiguillon mĂ©taphysique. Tu sais pourquoi : parce que la science fonctionne. Les mathĂ©matiques font sens, sĂ©rie de causalitĂ© qui sâenchaĂźne. Comment tâintĂ©resse. Comment cela marche ? Comment cela fonctionne ? Comment lâamĂ©liorer ? Comment rĂ©aliser lâimpossible ? Comment le faire ?
Est-ce que tu avais vraiment besoin de dĂ©monter le grille-pain, la voiture, ta montre, celle de ta mĂšre, lâordinateur, te pincer la peau, te graisser les doigts, te brĂ»ler les cheveux ?
La preuve de ton audace gĂźt dĂ©composĂ©e entre tes mains dâartisan. Tu questionnes de tout, tes pas dansant sur lâasphalte prĂȘt Ă esquiver le gnon qui ne manquera pas de pleuvoir.
EffrontĂ©, tu sĂ©duis, tu entreprends. Tu te brĂ»les les doigts Ă leurs peaux, Ă chercher une Ă©tincelle de chaleur dans leurs reins. EffrontĂ©, tu mens, ton bagou dâinsolence tâaurĂ©ole dâardeur. Pourquoi veux-tu toujours chercher ses femmes qui tâabandonnent dans tes draps sans un regard en arriĂšre, ayant pris leur dû ? Pourquoi veux-tu toujours la plus canaille du bar, brute capable de te tuer, Ă©trangetĂ© incompatible, inaccessible ? Tu chercherais Ă te faire taire, Ă te faire ravaler ta bravade, tu ne tây prendrais pas autrement.
Ton effronterie de sale gosse marche Ă crĂ©dit. Dans tous les bars de lâunivers, tu as une ardoise haute comme ton QI et lâavertissement de ne plus te laisser entrer. Les ennuis te collent aux basques, tâenlacent comme des amants aux dents longues.
On aurait pu croire que tu aurais appris Ă te battre, depuis le temps, avec une aussi grande gueule, et lâincapacitĂ© somatique de te mordre la langue avant de parler. Tu as appris Ă encaisser les coups, et Ă survivre. Un jour tu finiras mal â combien de fois tâont-ils retrouvĂ© ta joue dâalbĂątre croĂ»tĂ©e de boue, Ă te relever sur tes poings dans la ruelle moite de ton sang, la respiration sifflante, recroquevillĂ©, au tapis pour un souffle supplĂ©mentaire, pour vivre. Tes jambes cĂ©dant sous toi par peur de la mort. RĂ©flexe du lĂąche dont le cerveau court trop vite, Ă qui sa langue fait un croche-pied. Tremblant et lâĆil effrontĂ©, poings Ă©clatĂ©s, genoux Ă©raflĂ©s, des brimades dâĂ©coliers aux coupe-gorges des cloaques, tu recherches les rixes Ă tempĂ©rament.
Tu te complais dans ces rixes que tu ne peux gagner, ton Ă©nergie vibrante aimerait se faire matraquer par le soleil, lâaudace brĂ»le le fuel de ton gĂ©nie, affirmation dâinsolence Ă rĂ©servoir Ă sec.
Tout en cuir et en impertinence, quâest-ce que cela te coĂ»terait de te taire ? Plier lâĂ©chine, laisser couler, tĂ©ter un whisky comme tout le monde. Non, il faut que tu sois sobre et lucide comme du fer chauffĂ© Ă blanc. Il faut que ton ironie trop gĂ©niale rĂ©torque Ă plus fort que toi, que le terme mal prononcĂ© soit corrigĂ©, la faute de grammaire, de gĂ©ographie relevĂ©e.
A te croire plus malin que les autres, tu iras plus loin que les autres.
#terror : comme y a dĂ©jĂ eu plein de dessins dĂ©jĂ terrorisants ce mois ci, lĂ j'ai voulu imaginer une situation ultra anxiogĂšne. Des ĂȘtres invincibles qui dĂ©racinent chaque arbre et tue quiconque tente de les replanter, des groupes de rĂ©sistants tentent de survivre d'arbre en arbre avec des bouteilles d'oxygĂšne mais sont affaiblis, en hypoxie, et tombent sous les tirs des monstres... la lutte de tous les instants pour une bouffĂ©e d'oxygĂšne... Ce qui n'est pas sans faire penser au climatosepticisme actuel, mon montre le symbolise bien Ă©videmment (rejette de la fumĂ©e toxique, forme robotique, forme «lever de boucclier») Ben comme tout le monde, l'Amazonie ça me travaille, hein... ! #climat #climatechange #climatoseptic #climatoseptique #amazonia #amazonie #prayforamazonia #poumondelaterre #earth #earthlungs #ecologie #ecolo #monsters #saccage #forĂȘt #arbre #aouinkt #jour27 #sketch #sketchbook #noiretblanc https://www.instagram.com/p/B1rlzpVoVHN/?igshid=t7ycphl633h2
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la poĂ©sie. la peau, et si? elle Ă©tait ce parchemin de la vie, oĂč est inscrit, gravĂ©. abĂźmĂ©e peut ĂȘtre, vĂ©cue plutĂŽt. la peau, et si? des stigmates rĂ©vĂ©lateurs, des symboles Ă©lĂ©vateurs. elle se pĂąme, se faufile et subit, elle se joue, et en joue, elle manie et embellit, la peau et si? la poĂ©sie.