Hautpoul - Mazamet Diaporama I/II
Bref après-midi à Hautpoul - Mazamet
Hautpoul, un village d'altitude à l’orée de la Montagne Noire, sur la route qui mène à la Méditerranée. Un village qui a vu défiler pas moins d’une quinzaine de siècles, eut bien du mal à se faire oublier des princes et des monarques, civils et religieux, violents, retors et dogmatiques. Qui a vécu les affrontements entre cathares et catholiques, rêveurs dangereux contre réalistes odieux, puis de nouvelles guerres de religion entre catholiques et protestants, des destructions vengeresses et cruelles de ce qui faisait la vie et l’honneur de son peuple. Qui connut l’émigration et l’installation de ses habitants partis fonder une nouvelle ville, Mazamet, en contrebas du piton rocheux sur lequel, Hautpoul, fier nid d'aigle réputé inexpugnable, tour de guet stratégique, avait été bâti.
Mazamet donc, qui, après un développement industriel réussi et de notoriété mondiale, eut à affronter les calamités liées au déclin économique, le chômage, la pauvreté, la perte d’une partie importante de sa population et l'apparition et la multiplication de hideuses friches urbaines. Une ville de plaine à la peine mais pleine d'énergie et qui parie toujours sur l’industrie, le tourisme aussi et le regain d'intérêt des gens, pour l'histoire, la culture, les randonnées, les émotions, l’artisanat, les vieilles pierres, les bâtisses et les centre-villes restaurés.
Quoi de plus judicieux - et même de plus audacieux - que de construire une passerelle d'aventuriers - à emprunter sans risque mais avec appréhension non feinte et excitation joyeuse - et qui, renouant avec les heures de gloire du village perché, attirera touristes et activités marchandes, et relie déjà les temps de jadis et ceux d’aujourd’hui.
Tandis que dans la vallée, les femmes et les hommes n’ont pas renoncé à l’industrie qui fit la gloire de la ville, sur les hauteurs, prend forme une autre façon d’aimer beaucoup Mazamet comme en témoigne cet habitant d’Ausillon qui rejoint tous les jours - par la route ou la passerelle -, quand il ne pleut pas, le belvédère et parcourt des yeux le chemin prometteur qui l’entraîne, dans un rêve sans fin, de chez lui, homme de plaine et de montagne, aux rivages de la méditerranée et à ses confins.
Les ruines sont utiles à notre présent pour le mieux comprendre et à notre futur pour le bien préparer. Les passerelles, absolument vitales. Tout le temps.