J’en parlais déjà ici, par exemple.
Mais notre nouveau Président va combattre tout cela et rétablir la situation, avec la fougue, l’indépendance et l’intelligence que tout le monde lui reconnaît.
Patrons et banquiers - Soutiens d’Emmanuel Macron.
Loïc Armand (président de la commission Europe du MEDEF et de L’Oréal France)
Bernard Arnault (1ère fortune française – 11e mondiale –, PDG et principal actionnaire de LVMH, propriétaire du Parisien-Aujourd’hui en France et des Échos)
Laurent Baril (associé-gérant de Rothschild & Cie, spécialiste des fusions-acquisitions)
Pierre Bergé (363e fortune française, homme d’affaires, mécène, copropriétaire du groupe Le Monde)
Vincent Bolloré (10e fortune française, industriel, actionnaire principal de Vivendi et du groupe Canal+)
Yannick Bolloré (PDG d’Havas, membre du conseil de surveillance de Vivendi)
Alexandre Bompard (PDG de la FNAC-Darty)
Jean-Marc Borello (ancien PDG du groupe Régine, cofondateur du Mouvement des entrepreneurs sociaux, président de SOS Drogue international)
Stéphane Boujnah (président d’Euronext)
Audrey Bourolleau (déléguée générale de l’association Vin et Société, ancienne directrice du service marketing des propriétés Baron Philippe de Rothschild, référente agriculture d’En marche)
Didier Casas (directeur général adjoint de Bouygues Telecom, conseiller d’Emmanuel Macron)
Josseline de Clausade (conseillère du président du groupe Casino, ancienne du Conseil d’État)
Christian Dargnat (ex-directeur général de BNP Paribas Asset Management, président de l’association de financement d’En marche)
Patrick Drahi (5e fortune française, président d’Altice, principal actionnaire de SFR Group, qui possède Libération et L’Express)
Thomas Enders (PDG d’Airbus)
Pierre Ferracci (directeur du groupe de conseil en affaires sociales Alpha)
Pierre Gattaz (président du MEDEF)
François Henrot (banquier d’affaires, ancien bras droit de David de Rothschild)
Henry Hermand †(305e fortune française, président de la société d’immobilier commercial HH Développement, parrain d’Emmanuel Macron en politique)
Françoise Holder (codirectrice du groupe Holder, propriétaire des boulangeries Paul et des pâtisseries Ladurée)
Pascal Houzelot (propriétaire de la chaîne Numéro 23, membre du conseil de surveillance du Monde)
Anne-Marie Idrac (ex-présidente de la RATP et de la SNCF, ancienne secrétaire d’État dans les gouvernements Juppé I et II, puis Fillon II)
Arnaud Lagardère (305e – ex aequo – fortune française, directeur du groupe Lagardère, propriétaire d’Europe 1, de Paris Match et du Journal du dimanche)
Bernard Mourad (ex-banquier conseil de Patrick Drahi et ancien de la banque Morgan Stanley, conseiller spécial d’Emmanuel Macron)
Pierre Nanterme (PDG d’Accenture, ancien de la direction du MEDEF)
Xavier Niel (9e fortune française, actionnaire majoritaire d’Iliad, maison-mère de Free, copropriétaire du groupe Le Monde)
Laurence Parisot (ancienne présidente du MEDEF)
Olivier Pécoux (coprésident du comité exécutif de Rothschild & Cie)
Claude Perdriel (363e fortune française, industriel, homme de presse, propriétaire de Challenges)
François Pérol (banquier, président du groupe BPCE, ancien conseiller économique de Nicolas Sarkozy)
Matthieu Pigasse (banquier d’affaires, directeur de la banque Lazard en France et responsable des fusions-acquisitions au niveau mondial, copropriétaire du groupe Le Monde)
Stéphane Richard (PDG d’Orange)
Marc Simoncini (326e fortune française, entrepreneur, fondateur de Meetic)
Bernard Tapie (400e fortune française, homme d’affaires, ancien ministre PS sous François Mitterrand)
Lionel Zinsou (ancien associé-gérant de Rothschild & Cie, PDG d’un fonds d’investissement, ex-conseiller de Laurent Fabius à Matignon, ex-Premier ministre du Bénin)
Ah... Oui, là , forcément... Disons que l’indépendance de M. Macron, on a 5 ans pour la chercher. Pas sûr qu’on la trouve.
Et, comme un bonheur n’arrive jamais seul :
Donc, je reprends ce que je disais auparavant : les Français sont des veaux. On leur a vendu une savonette qui lave plus blanc que blanc, un pur produit marketing, et ils votent pour lui. Droit dans leurs bottes, pour ainsi dire.
On a désormais une pseudo-démocratie, à parti unique (regardez de nouveau le graphique ci-dessus, personnellement, il me fait froid dans le dos) et qui est toujours en état d’urgence (avec les abus et débordements que l’on sait) - voir même en état d’urgence permanent.
Toujours pour rappel : l’état d’urgence ne sert à rien du point de vue de la lutte contre le terrorisme. Mais c’est très utile pour limiter les manifestations et autres opinions contraires à celle du gouvernement.
C’est un fascisme “mou”, au lieu du fascisme “dur” proposé par Mme Le Pen. Mais cela reste le fascisme, un régime ridicule et meurtrier où paraderons des personnes toutes entières vendues à leurs intérêts de classe. (Oui, un régime meurtrier, car la police aura bientôt tous les droits, avec un Parlement qui ne sert à rien et une justice aux ordres).
Vous pensez que j’exagère en parlant de fascisme ? Considérez alors la petite citation suivante :
« Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du marché ».
– Benito Mussolini (1883-1945)
Relisez maintenant la liste ci-dessus. Celle des soutiens de M. Emmanuel Macron.
Je ne peux que citer Frédéric Lordon pour finir :
Dans ces conditions, pour que le plein oligarchique se maintienne envers et contre tout, il fallait en effet impérativement un candidat du vide, un candidat qui ne dise rien car ce qu’il y aurait à dire vraiment serait d’une obscénité imprésentable : les riches veulent rester riches et les puissants puissants. C’est le seul projet de cette classe, et c’est la seule raison d’être de son Macron. En ce sens, il est le spasme d’un système qui repousse son trépas, sa dernière solution, l’unique moyen de déguiser une continuité devenue intolérable au reste de la société sous les apparences de la discontinuité la plus factice, enrobée de modernité compétitive à l’usage des éditorialistes demeurés.
Petit bémol : ils ne sont pas “demeurés” les éditorialistes : ils sont tout à fait conscients de ce qu’ils font. Et ce qu’ils font, c’est défendre, et leurs intérêts, et les intérêts de leur patron.
Méditez bien ce que dit Frédéric Lordon ci-dessus. C’est la définition des cinq années à venir. Un candidat Président du vide, qui n’existe que par, et pour, l’oligarchie, afin d’établir le “corporatisme” le plus violent et le plus cru en France.
Il va falloir tenir. Et cinq ans, c’est long.