Entre Aspas
“Ouvir, naturalmente, é bem mais complicado do que o processo físico de audição” (Carlos Drumond de Andrade)
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“Ouvir, naturalmente, é bem mais complicado do que o processo físico de audição” (Carlos Drumond de Andrade)
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"Qui ne connaît la fable allemande ? Un loup et un renard ont pris une poule et conviennent de ne la manger que le lendemain matin. Le loup s'endort, le renard mange la poule, barbouille le museau du loup des plumes et fait des ordures à côté de lui. Quand le loup s'éveille, le renard l'accable de reproches pour avoir mangé la poule. — Comment ! C'est moi qui ai mangé la poule ? — Oserais-tu le nier ? Tu as encore de ses plumes à ton museau et tes ordures te dénoncent suffisamment. La scène s'est passée à peu près de la même façon pour l'histoire de la Révolution. La Bourgeoisie barbouilla le Peuple de la boue sanglante de la Terreur et lui affirma que c'était lui qui avait tout fait. Ce n'était pas plus vrai que la légende de la terre donnée aux paysans par la Révolution. Les Hommes, habillés en femmes de la Halle que Choderlos de Laclos, l'agent du duc d'Orléans, lança sur Versailles en octobre, les porteurs de piques, les sectionnaires, les Sans-Culottes actifs qui formaient l'armée terroriste ne furent jamais plus de 2 à 3000 en France et ils se recrutèrent beaucoup plus dans les rangs des déclassés et des malfaiteurs que dans les rangs du Peuple. Le vrai peuple, sans se rendre bien compte de l'opération, sentit parfaitement qu'on lui jouait un tour et qu'on lui escamotait quelque chose. Au moment où l'on abolissait définitivement les corporations, la classe laborieuse fit entendre une protestation formidable. La 10 juin 1790, cinq mille cordonniers se réunissent aux Champs-Elysées ; les charpentiers se groupent autour de l'Archevêché. Les maçons, les couvreurs, les typographes se rassemblent sur d'autres points de la capitale. Le maire, Bailly, qui fut si justement guillotiné pour avoir fait tirer sur le Peuple dès qu'il fut au pouvoir, après l'avoir excité à l'insurrection quand il n'était pas au pouvoir, répond comme on essaye de répondre aujourd'hui, par la Déclaration des droits de l'homme : "Comme hommes vous avez tous les droits, surtout le droit de mourir de faim." "Tous les hommes, dit Bailly, sont égaux en droits, mais ils ne le seront jamais en facultés, en talent, et en moyens." Puis le bon apôtre ajoute : "Une coalition d'ouvriers pour porter le salaire de leurs journées à des prix uniformes, forcer ceux du même état à se soumettre à leur fixation, serait contraire à leurs vrais intérêts ; elle serait de plus une violation à la loi, l'anéantissement de l'ordre public, une atteinte portée à l'intérêt général." C'est la même parade bourgeoise qui sert toujours et qui n'est pas encore usée après cent ans."
Edouard Drumont, La fin d'un monde, 1889
"Sous l'ancien régime, dit M. Paul Lafargue, les lois de l'Eglise garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 32 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C'était le grand crime du Catholicisme, la cause principale de l’irréligion de la Bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu'elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l'Eglise pour mieux les soumettre au joug du travail."
Edouard Drumont, La fin d’un monde, 1889