Damien Goutte-Gattat, chercheur post-doctorant au Barts Cancer Institute de Londres
Retrouvez la semaine de Damien ici
Hello ! Je suis Damien Goutte-Gattat, chercheur post-doctorant au Barts
Cancer Institute, un institut de recherche rattaché à la Queen Mary
University of London (Ă Londres, donc).
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Après deux échecs successifs en première année de médecine, je me suis ré-orienté vers un cursus de biologie qui s’est terminé par une thèse de doctorat préparée à l’Institut Albert Bonniot (depuis re-baptisé le Institute for Advanced Biosciences) à Grenoble et consacrée à la structure de la chromatine et aux rôles des variants d’histones. J’ai enchaîné par un premier post-doctorat à l’Institut Européen de Chimie et Biologie de Bordeaux, où j’ai étudié la réparation de l’ADN et la ségrégation des chromosomes chez la drosophile — qui est rapidement devenu mon organisme modèle préféré. Il y a un an et demi, j’ai quitté (non sans regrets) Bordeaux pour rejoindre le Barts Cancer Institute à Londres, où je suis donc toujours actuellement dans le cadre de mon second post-doctorat.
Quand je ne suis pas au labo, je suis un geek de type libriste, développeur occasionnel de logiciels libres. Je suis particulièrement attaché à la protection de la vie privée et des données personnelles, un sjet pour lequel j’anime des ateliers de découverte et de formation lors de « cryptoparties » organisées régulièrement à Londres.
L’équipe de recherche dont je fais partie s’intéresse aux glioblastomes, un type de cancer du cerveau qui malheureusement résiste assez bien aux traitements actuellement disponibles. Nous étudions les mécanismes qui permettent le développement de ces cancers et leur résistance aux chimiothérapies.
Mes travaux en particuliers s’articulent sur deux projets. D’une part, les glioblastomes sont très hétérogènes, c’est-à -dire que chaque tumeur est composée de plusieurs « sous-tumeurs », chacune d’elle étant caractérisée par des propriétés et des mutations oncogéniques distinctes. J’essaie de comprendre comment cette hétérogénéité intratumorale favorise la progression du cancer et réduit l’efficacité des traitements anti-cancéreux. D’autre part, je cherche à comprendre comment les cellules tumorales réagissent au traitement au temozolomide (la principale chimiothérapie contre le glioblastome) et y deviennent résistantes. Dans les deux projets, j’ai recours à la drosophile (mon organisme de prédilection, comme je l’ai dit plus haut), qui avec certaines modifications génétiques fournit un modèle de tumeur cérébrale aisément manipulable.