mains sur ventre un peu fat des derniers jours
dans le noir le plafond de la chambre est noir
deux lampadaires posés sur la rue principale du village
en liseré le long du volet bleu en bois
au-dedans de moi pas de grandes idées, même idées tout court
les bruits de ce que j’imagine être une station d’épuration intimiste
pour digérer j’écoute des sons avec des grosses basses
qui font vibrer le casque et le tympan ou l’étrier ou le
marteau ou la colchée, les nœuds dans l’estomac se
défont, des forces intérieures luttent dans une longue
séance de force basque, elles tirent sur la corde, ça descend
à l’intérieur de notre corps c’est un peu le bordel en fait