Le Canada invente l'avion Ă moutardo-propulsion
Saluons la performance de la moutarde d'Abyssinie qui a réussi à faire voler un avion. Cette fois, pas besoin de la mélanger avec du kérosène. Une première mondiale, made in Canada.
VoilĂ une avancĂ©e technologique qui va faire du bruit.Â
A Boston, Ă l'est de Etats-Unis, une sociĂ©tĂ© est en train de mettre au point un carburant Ă partir de simples bactĂ©ries, du CO2 et de la lumière du soleil.Â
C'est le journal le point qui nous fait part de cette information.Â
Cela en ferait un Ă©thanol propre, renouvelable et Ă©conomique. Si on en croit ses concepteurs, c'est une source d'Ă©nergie inĂ©puisable qui se prĂ©sente Ă nous.Â
Les usines de Joule Unlimited, en partenariat avec Audi dĂ©veloppent une technologie Ă©videmment allĂ©chante sur le papier. Elle ne nĂ©cessite pas de denrĂ©es alimentaire, ni de terre Ă cultiver, d'eau potable ou encore de pesticides.Â
Voici son procĂ©dĂ©, car je sens que vous ĂŞtes impatients de le connaĂ®tre : Joule va cultiver des bactĂ©ries gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es et les faire baigner dans un mĂ©lange d'eau salĂ©e ou usĂ©e et de CO2 produit par les usines voisines, tout cela dans des grands tubes de 100 mètres de long.Â
Ensuite, le soleil et la chaleur produisent la rĂ©action chimique, les bactĂ©ries transpirent de l'Ă©thanol, il n'y a plus qu'Ă le rĂ©colter.Â
Le journal Le Point indique qu'il faudrait 3000 km carrĂ©s de rĂ©acteurs de cette usine, soit la moitiĂ© d'un dĂ©partement comme la DrĂ´me pour fournir le carburant nĂ©cessaire au parc automobile français. En effet, mĂ©langĂ© Ă 15 pour cent d'essence classique, il peut alimenter les vĂ©hicules roulant au SuperĂ©thanol E85.Â
Très allĂ©chant, n'est-ce pas ? Quand on vit des situations de crise des ressources pĂ©trolières, c'est le genre de nouvelles qui rassurent les Ă©conomistes. C'est cela qui fait de cette entreprise Joule Unlimited une start-up ultra convoitĂ©e, qui veut produire vert et pas cher.Â
La production industrielle de cet Ă©thanol devrait ĂŞtre lancĂ©e en 2014 pour un coĂ»t de 25 cents le litre.Â
L'usine Joule pense dĂ©jĂ Ă l'après, tenant pour acquise la rĂ©ussite de son procĂ©dĂ©, et elle se tourne dĂ©jĂ vers une autre production, celle de gazole de synthèse, grâce Ă une nouvelle gĂ©nĂ©ration de bactĂ©ries, toujours gĂ©nĂ©tiquement modifiĂ©es. LĂ ce serait encore mieux car le gazole ainsi produit n'aurait ni souffre ni composĂ©s aromatiques, et il serait aussi plus performant.Â
Mais attention Ă ne pas crier victoire trop vite, car mĂŞme si ces procĂ©dĂ©s permettent l'utilisation de rejets de CO2 des usines, la combustion de l'Ă©thanol ou du diesel en libère elle aussi, du CO2. MalgrĂ© tout l'opĂ©ration est censĂ©e ĂŞtre neutre, donc le CO2 produit Ă la combustion devrait ĂŞtre Ă©gal Ă celui utilisĂ© pour sa production. Mais Joule a le mĂ©rite d'amener sur le marchĂ© une nouvelle gĂ©nĂ©ration de biocarburants, en fait la troisième. Il faut bien sĂ»r se dire que nous ne verrons sĂ»rement pas arriver ce procĂ©dĂ© dans l'hexagone puisqu'il met en Ĺ“uvre des OGM en bassins ouverts.Â