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Neighbors 1Â Â - Â Â Radenko Milak , 2021.
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Watercolour on paper , Â 35 x 25 cm.
Ne pas sonner Ă n'importe quelle adresse.
Grand salon, Appartements Napoléon III, Musée du Louvre, Paris

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Petit traité d’architecture
Ici au Québec, et en Amérique du Nord en général, l’architecture est très différente. Les maisons ressemblent à celles des Sims, toujours accompagnée du même revêtement, de patios couverts et d’escaliers dans tous les sens. les maisons en briques sont plus rares (même si elles existent), elles qui sont si populaires à Lille, ma ville natale.
Ce qui me marque le plus depuis que je vis ici, c’est à quel point il y a de place pour tout le monde et plus encore. On respire mieux ici, car on ne vit pas les uns sur les autres. Et l’exemple parfait pour cette démonstration réside dans les immeubles.
A noter qu’ici, je ne comprends pas les HLM et autres grands buildings dans ma comparaison. Je parle des « immeubles » (style Haussmann a Paris) et autres maisons citadines divisées.
Un immeuble français en centre ville (de Paris, Bordeaux, Toulouse etc.) est divisé en minimum 4 logements. Les immeubles Haussmanniens de Paris par exemple : à l’époque de leur construction, il avait un logement familial par étage, et des « chambres de bonnes » (un terme resté aujourd’hui) sous les toits. Les domestiques y logeaient et descendaient dans les « appartements de maîtres » par un escalier dérobé intérieur.
Aujourd’hui, ces appartements s'étendant sur un étage se louent encore à un prix très onéreux, mais la plupart des immeubles ont été à nouveau divisés. Une chambre de bonne à Paris, qui n’excède pas une pièce, se loue parfois plus de 500 euros/mois dans la capitale aujourd’hui ! Sur le dessin ci-dessus, j’ai numéroté le nombre d’appartements qu’on retrouve en général dans un immeuble Haussmann.
À Gatineau (la ville où on loge au Québec en ce moment), il y a beaucoup plus de maisons divisées en logements que d’immeubles. Immeubles dont Montréal est, comme Paris, pleine à craquer.
Ces maisons se présentent comme sur le dessin ci-dessus, avec des formes et organisations différentes, mais le plan architectural reste le même. Elles sont divisées en deux ou trois logements, avec des entrées indépendantes.
- La personne qui vit au rez-de-chaussée entre par ce dernier.
- La personne qui vit au premier étage monte à son logement souvent par l’extérieur, au premier.
- Le troisième logement offre une ou les deux possibilités.
Ce que j’aime beaucoup dans ce concept, c’est bien tout l’espace extérieur donné par les patios. Les balustrades en bois, les escaliers et les corniches des maisons vont de pair, en bois ou en fer forgé. C’est très charmant.
La raison principale de ces patios ?
En France, Julien et moi faisions des trajets en voiture et il s'exclamait toujours "Tabarnak ! Vous construisez ça comme ça ici ?" en passant devant des constructions de maisons à ciel ouvert. Il n'y voyait qu'une petite base à même le sol et un squelette en bois ou en béton dressé dessus afin d'être brièvement recouvert. Devant une construction si simple, il s'imaginait bien les températures douces qui l'attendaient à l'année en France.
L’hiver donc, au Québec. Avec des températures aussi extrêmes, une maison doit être construite sur une fondation en béton d’au mois deux mètres dans le sol. Cette fondation dépasse du sol et permet non seulement de construire un patio pour la dissimuler, mais aussi un grand sous-sol en son corps.
Les locations ici sont donc diverses. Vous pouvez louer un « demi sous-sol »: un appartement totalement fonctionnel mi-niveau, avec vos fenêtres qui arrivent au niveau du sol. L’hiver, il est nécessaire de déblayer la neige devant ces dernières pour faire entrer la lumière, mais Julien me dit que c’est très vivable.
À Montréal, les immeubles sont eux aussi fréquents que dans les villes françaises. Mais leur accès est différent: le rez-de-chaussée est comme à Gatineau, mais les étages du dessus sont tous accessibles par l’extérieur et par le premier ou le deuxième. Voyez plutôt:
L’escalier en fer forgé qui monte au deuxième mêne mène à deux portes. Celle de droite correspond au logement du deuxième étage. Celle de gauche cache un escalier, qui mène au troisième étage. Mais alors pourquoi ne pas faire un escalier intérieur directement, qui mène à tous les étages, et qui permettrait de se couper du froid l'hiver ? Cela existe bien au Québec, dans certains immeubles.
Si je suis fan de cette architecture -qui donne des allures de New York et ses dédales d'escaliers de secours-, elle me questionne pour l’hiver.
Avec de la neige et du verglas, j’imagine ces beaux escaliers en fer forgé devenir mes pires ennemis. J'ai toujours le nez en l'air à examiner les maisons quand je me balade, et je me suis dit que j'allais en faire un billet.
En France, je n’ai jamais vu de maison (qu'elle soit de campagne ou de ville) avec des patios surélevés, abrités de la pluie par l’étage supérieur. On s’y imagine bien vite installé dans un rocking chair à 82 ans à faire du point de croix. Voici donc quelques exemples, à Québec et Montréal.
@summer.bianca