LGBTQ+, comment sortir de la ségrégation officieuse ?
Les sociĂ©tĂ©s possĂšdent des rĂšgles Ă©crites et non-Ă©crites. Les rĂ©gles Ă©crites officielles nous sont plutĂŽt favorables, nous sommes censĂ©s ĂȘtre dĂ©fendu.e.s de la discrimination par certains articles de loi. Le problĂšme est que ces lois ne s'appliquent pas concrĂštement, pire, il existe des rĂšgles officieuses qui nuisent directement Ă notre LibertĂ©. Pourquoi une fille trans ne peut-elle pas sortir en jupe dans la rue ? La loi l'y autorise pourtant. C'est parce que certains sont prĂȘts Ă violer la loi par transphobie pour porter atteinte Ă sa sĂ©curitĂ© et se savent impunis. La situation d'insĂ©curitĂ© dans laquelle se trouvent les LGBTQ+ nous pousse Ă vivre notre diffĂ©rence dans l'ombre, dans des lieux privĂ©s, des bars gays, ou autres, bref, des "safe place". Vous me direz que nous avons la Pride. En effet, mais sous quelles conditions ? Nous sommes obligĂ©.e.s d'ĂȘtre des centaines ou des milliers ensembles et entourĂ©.e.s de policiers pour pouvoir sortir en Ă©tant nous-mĂȘmes dans les rues et cela pendant un mois seulement. Je constate donc qu'il existe une forme de sĂ©grĂ©gation qui ne dit pas son nom dans nos sociĂ©tĂ©s soi-disant inclusives.
Alors que faire ?
En rĂ©flĂ©chissant Ă la question, j'ai rĂ©alisĂ© que notre but est aussi notre meilleur moyen d'action. Nous voulons pouvoir sortir dans la rue, en embrassant nos/notre partenaire(s) ou sortir avec l'apparence qui nous est la plus agrĂ©able sans la peur de se faire juger, insulter ou aggresser. Actuellement, si nous le faisons, nous prenons ce risque. Puisque l'Ătat ne semble pas trouver d'intĂ©rĂȘt dans notre sĂ©curitĂ©, nous devons nous-mĂȘmes l'assurer. C'est la sĂ©curitĂ© de quartier. Inspirons nous, apprenons et allions nous aux antifascistes, patrouillons ne serait-ce qu'un ou deux jours par semaine dans les quartiers les plus intĂ©ressants (qui sont souvent les plus frĂ©quentĂ©s) afin de garantir la sĂ©curitĂ© aux LGBTQ+ ces jours-ci. Ainsi, les LGBTQ+ pourront sortir, prendre des verres, discuter entre eux et avec les autres dans des lieux publics (et non plus privĂ©s), tout simplement vivre. Et lĂ , un cercle vertueux s'enclenche : les LGBTQ+ sont en sĂ©curitĂ© donc ils sortent, les gens voient qu'ils sont tout Ă fait ordinaires et qu'il n'y a aucune raison de les haĂŻr, certains deviennent mĂȘme amis avec eux et donc des alliĂ©s, plus de gens sont donc prĂȘts Ă assurer la sĂ©curitĂ© des LGBTQ+, nous sommes donc encore plus en sĂ©curitĂ©, nous sortons donc plus souvent et ainsi de suite jusqu'Ă que l'on puisse totalement retirer les groupes de sĂ©curitĂ© puisque les passants du quartier seront garants de notre sĂ©curitĂ©.














