#CEDH: â Les propos haineux du dirigeant dâune organisation salafiste radicale ne bĂ©nĂ©ficient pas de la protection de la libertĂ© dâexpression â (*)
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#CEDH: â Les propos haineux du dirigeant dâune organisation salafiste radicale ne bĂ©nĂ©ficient pas de la protection de la libertĂ© dâexpression â (*)

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Entretien exclusif de Mgr Mamberti sur des jugements de la Cour européenne #LibertéDeConscience et religieuse (@news_va_fr 2013)
La Cour europĂ©enne des droits de l'Homme (CEDH) a estimĂ© qu'afficher ses croyances au travail est un droit tant qu'il ne met pas en cause la sĂ©curitĂ© ou la libertĂ© d'autrui. Un jugement qu'elle a exprimĂ© pour condamner la Grande-Bretagne pour avoir interdit le port du crucifix Ă une hĂŽtesse. La Cour a, en mĂȘme temps, dĂ©boutĂ© trois autres plaignants, en arguant notamment que l'expression de leur croyance ne pouvait causer de nouvelles discriminations.
Les juges de la CEDH ont estimĂ© que les tribunaux britanniques avaient bafouĂ© la libertĂ© de religion de Nadia Eweida, hĂŽtesse d'accueil de la compagnie aĂ©rienne British Airways, sanctionnĂ©e en 2006 pour avoir arborĂ© un crucifix sur son uniforme au guichet d'enregistrement. La justice britannique avait donnĂ© raison Ă son employeur, dont les rĂšgles en matiĂšre d'uniforme interdisaient alors de tels pendentifs. Dans son arrĂȘt, la CEDH a rappelĂ© que, si "le droit de manifester sa religion sur le lieu de travail est protĂ©gĂ©", il doit cependant "ĂȘtre mis en balance avec les droits d'autrui". C'est au nom de ce principe qu'elle a dĂ©boutĂ© une autre requĂ©rante britannique, qui arguait elle aussi du droit d'exprimer sa foi au travail. Shirley Chaplin, infirmiĂšre gĂ©riatrique dans un hĂŽpital du sud-ouest de l'Angleterre, s'Ă©tait vue interdire le port d'un pendentif pour des raisons de sĂ©curitĂ©. La direction avait avancĂ© le risque de contact du pendentif avec des blessures ouvertes ou de lĂ©sions si un patient tirait dessus, un motif "autrement plus grave" que l'image de marque de British Airways, a soulignĂ© la Cour. Les juges de Strasbourg ont Ă©galement dĂ©boutĂ© deux autres plaignants britanniques, une employĂ©e d'Ă©tat-civil et un conseiller conjugal, qui estimaient que l'homosexualitĂ© Ă©tait contraire Ă la loi divine. La premiĂšre, Lilian Ladele, avait refusĂ© de cĂ©lĂ©brer des partenariats civils entre homosexuels. Le second, conseiller conjugal, avait avouĂ© Ă son employeur Ă©prouver des difficultĂ©s Ă conseiller les couples homosexuels en raison de sa foi chrĂ©tienne, ce qui lui avait valu d'ĂȘtre licenciĂ©. "Dans un cas comme dans l'autre, l'employeur mis en cause poursuivait une politique de non-discrimination Ă l'Ă©gard des usagers, et le droit de ne pas subir de discrimination fondĂ©e sur l'orientation sexuelle est Ă©galement protĂ©gĂ© par la Convention" europĂ©enne des droits de l'Homme, a conclu la Cour. L'arrĂȘt est encore susceptible d'ĂȘtre contestĂ© en appel Ă Strasbourg. La rĂ©action de Mgr Mamberti, dans un entretien exclusif Ă Radio Vatican Dans un entretien exclusif accordĂ© Ă Radio Vatican, Mgr Dominique Mamberti, secrĂ©taire du Vatican pour les Relations du Saint-SiĂšge avec les Etats, rĂ©agit aux quatre jugements de la Cour europĂ©enne des droits de l'homme, et s'exprime sur la libertĂ© et lâautonomie institutionnelle de lâEglise, Ă lâoccasion de deux autres affaires soumises Ă la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme, et encore en cours de jugement.  Monseigneur, ce 15 janvier, la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme a rendu public ses jugements dans quatre cas relatifs Ă la libertĂ© de conscience et de religion dâemployĂ©s au Royaume-Uni. Ces affaires concernent, pour deux dâentre elles, la facultĂ© pour des employĂ©s de porter une petite croix autour du cou sur leur lieu de travail, et pour les deux autres, la facultĂ© dâobjecter en conscience Ă la cĂ©lĂ©bration dâunion civile entre personnes de mĂȘme sexe et au conseil conjugal de couples de mĂȘme sexe. Dans un cas seulement la Cour a donnĂ© satisfaction au requĂ©rant. Mgr Mamberti: Ces affaires montrent que les questions relatives Ă la libertĂ© de conscience et de religion sont complexes, en particulier dans une sociĂ©tĂ© europĂ©enne marquĂ©e par la croissance de la diversitĂ© religieuse et par le durcissement corrĂ©latif du laĂŻcisme. Le risque est rĂ©el que le relativisme moral, qui sâimpose comme nouvelle norme sociale, vienne saper les fondements de la libertĂ© individuelle de conscience et de religion. LâEglise souhaite dĂ©fendre les libertĂ©s individuelles de conscience et de religion en toutes circonstances, y compris face Ă la « dictature du relativisme ». Pour cela, il faut expliquer la rationalitĂ© de la conscience humaine en gĂ©nĂ©ral, et de lâagir moral des chrĂ©tiens en particulier. Sur des sujets moralement controversĂ©s, comme lâavortement ou lâhomosexualitĂ©, la libertĂ© des consciences doit ĂȘtre respectĂ©e. PlutĂŽt que dâĂȘtre une entrave Ă lâĂ©tablissement dâune sociĂ©tĂ© tolĂ©rante dans son pluralisme, le respect de la libertĂ© de conscience et de religion en est une condition. Sâadressant au Corps diplomatique accrĂ©ditĂ© prĂšs le Saint-SiĂšge la semaine derniĂšre, le Pape BenoĂźt XVI a soulignĂ© que : Pour sauvegarder effectivement lâexercice de la libertĂ© religieuse, il est ensuite essentiel de respecter le droit Ă lâobjection de conscience. Cette « frontiĂšre » de la libertĂ© touche Ă des principes de grande importance, de caractĂšre Ă©thique et religieux, enracinĂ©s dans la dignitĂ© mĂȘme de la personne humaine. Ils sont comme « les murs porteurs » de toute sociĂ©tĂ© qui se veut vraiment libre et dĂ©mocratique. Par consĂ©quent, interdire lâobjection de conscience individuelle et institutionnelle, au nom de la libertĂ© et du pluralisme, ouvrirait paradoxalement au contraire les portes Ă lâintolĂ©rance et au nivellement forcĂ©. LâĂ©rosion de la libertĂ© de conscience tĂ©moigne aussi dâune forme de pessimisme envers la capacitĂ© de la conscience humaine Ă reconnaĂźtre le bien et le vrai, au profit de la seule loi positive qui tend Ă monopoliser la dĂ©termination de la moralitĂ©. Câest aussi le rĂŽle de lâEglise de rappeler que tout homme, quelles que soient ses croyances, est douĂ© par sa conscience de la facultĂ© naturelle de distinguer le bien du mal et quâil doit agir en consĂ©quence. Câest lĂ la source de sa vraie libertĂ©. Il y a quelque temps, la Mission du Saint-SiĂšge auprĂšs du Conseil dâEurope a publiĂ© une Note sur la libertĂ© et lâautonomie institutionnelle de lâEglise. Pourriez-vous en expliquer le contexte ? Mgr Mamberti : La question de la libertĂ© de lâEglise dans ses rapports avec les autoritĂ©s civiles est actuellement examinĂ©e par la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme dans deux affaires impliquant lâEglise orthodoxe de Roumanie et lâEglise catholique. Il sâagit des causes Sindicatul âPastorul cel Bunâ contre la Roumanie et Fernandez Martinez contre lâEspagne. A cette occasion, la ReprĂ©sentation Permanente du Saint-SiĂšge auprĂšs du Conseil de lâEurope a rĂ©digĂ© une note synthĂ©tique exposant le magistĂšre sur la libertĂ© et lâautonomie institutionnelle de lâEglise catholique. Quel est lâenjeu de ces causes? Mgr Mamberti :Dans ces causes, la Cour europĂ©enne doit dĂ©cider si le pouvoir civil a respectĂ© la Convention europĂ©enne des droits de lâhomme en refusant de reconnaĂźtre un syndicat professionnel de prĂȘtres (pour lâaffaire roumaine), et en refusant de nommer un enseignant de religion professant publiquement des positions contraires Ă la doctrine de lâEglise (pour lâaffaire espagnole). Dans les deux cas, les droits Ă la libertĂ© dâassociation et Ă la libertĂ© dâexpression sont invoquĂ©s pour contraindre des communautĂ©s religieuses Ă agir Ă lâencontre de leur statut canonique et du magistĂšre. Ainsi, ces affaires mettent en cause la libertĂ© de lâEglise de fonctionner selon ses propres rĂšgles, de ne pas ĂȘtre soumise Ă dâautres rĂšgles civiles que celles nĂ©cessaires au respect du bien commun et de lâordre public juste. LâEglise a toujours dĂ» se dĂ©fendre pour prĂ©server son autonomie face au pouvoir civil et aux idĂ©ologies. Aujourdâhui, une question importante dans les pays occidentaux est de savoir comment la culture dominante, marquĂ©e fortement par lâindividualisme matĂ©rialiste et le relativisme, peut comprendre et respecter la nature propre de lâEglise, qui est une communautĂ© fondĂ©e sur la foi et la raison. Comment lâEglise conçoit cette situation ? Mgr Mamberti : LâEglise est consciente de la difficultĂ© Ă dĂ©terminer, dans une sociĂ©tĂ© pluraliste, les relations entre les autoritĂ©s civiles et les diverses communautĂ©s religieuses au regard des exigences de la cohĂ©sion sociale et du bien commun. Dans ce contexte, le Saint-SiĂšge attire lâattention sur la nĂ©cessitĂ© de prĂ©server la libertĂ© religieuse dans sa dimension collective et sociale. Cette dimension rĂ©pond Ă la nature essentiellement sociale tant de la personne que du phĂ©nomĂšne religieux en gĂ©nĂ©ral. LâEglise ne demande pas que les communautĂ©s religieuses soient des zones de non-droit, mais quâelles soient reconnues comme des espaces de libertĂ©, en vertu du droit Ă la libertĂ© religieuse, dans le respect de lâordre public juste. Cette doctrine nâest pas rĂ©servĂ©e Ă lâEglise catholique, les critĂšres qui en dĂ©coulent sont fondĂ©s en justice et sont donc dâapplication gĂ©nĂ©rale. Dâailleurs, le principe juridique dâautonomie institutionnelle des communautĂ©s religieuses est largement reconnu par les Etats respectant la libertĂ© religieuse ainsi que par le droit international. La Cour europĂ©enne des droits de lâhomme elle-mĂȘme lâa rĂ©guliĂšrement Ă©noncĂ© dans plusieurs arrĂȘts importants. Dâautres institutions ont Ă©galement affirmĂ© ce principe. Câest le cas notamment de lâOSCE (Organisation pour la SĂ©curitĂ© et la CoopĂ©ration en Europe), ou encore du ComitĂ© des droits de lâhomme des Nations Unies dans, respectivement, le Document final de la ConfĂ©rence de Vienne du 19 janvier 1989, et lâObservation gĂ©nĂ©rale no. 22 sur le droit Ă la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion du 30 juillet 1993. Il est nĂ©anmoins utile de rappeler et de dĂ©fendre ce principe dâautonomie de lâEglise et du pouvoir civil. Comment se prĂ©sente cette note? Mgr Mamberti : La libertĂ© de lâEglise sera dâautant mieux respectĂ©e quâelle sera dâabord bien comprise par les autoritĂ©s civiles, sans prĂ©jugĂ©s. Il est donc nĂ©cessaire dâexpliquer comment la libertĂ© de lâEglise est conçue. La ReprĂ©sentation Permanente du Saint-SiĂšge auprĂšs du Conseil de lâEurope a donc rĂ©digĂ© une note synthĂ©tique (qui figure ci-joint) exposant la position de lâEglise autour de quatre principes : 1) la distinction entre lâEglise et la communautĂ© politique, 2) la libertĂ© Ă lâĂ©gard de lâEtat, 3) la libertĂ© au sein de lâEglise, 4) le respect de lâordre public juste. AprĂšs lâexposĂ© de ces principes, la note prĂ©sente en outre les extraits les plus pertinents de la DĂ©claration sur la libertĂ© religieuse « Dignitatis Humanae » et de la Constitution pastorale « Gaudium et Spes » du Concile Vatican II. ReprĂ©sentation Permanent du Saint- SiĂšge auprĂšs du Conseil de lâEurope Note sur la libertĂ© et lâautonomie institutionnelle de lâEglise catholique à lâoccasion de lâexamen des affaires Sindicatul âPastorul cel Bunâ contre la Roumanie (n° 2330/09) et Fernandez-Martinez contre lâEspagne (n° 56030/07) par la Cour europĂ©enne des droits de lâhomme. La doctrine de lâEglise catholique relative aux aspects de la libertĂ© religieuse affectĂ©s par les deux affaires susmentionnĂ©es peut ĂȘtre prĂ©sentĂ©e, en synthĂšse, comme fondĂ©e sur les quatre principes suivants : 1) la distinction entre lâEglise et la communautĂ© politique, 2) la libertĂ© Ă lâĂ©gard de lâEtat, 3) la libertĂ© au sein de lâEglise, 4) le respect de lâordre public juste. 1. La distinction entre lâEglise et la communautĂ© politique LâEglise reconnait la distinction entre lâEglise et la communautĂ© politique qui ont, lâune et lâautre, des finalitĂ©s distinctes ; lâEglise ne se confond dâaucune maniĂšre avec la communautĂ© politique et nâest liĂ©e Ă aucun systĂšme politique. La communautĂ© politique doit veiller au bien commun et faire en sorte que, sur cette terre, les citoyens puissent mener une âvie calme et paisibleâ. LâEglise reconnaĂźt que câest dans la communautĂ© politique que lâon trouve la rĂ©alisation la plus complĂšte du bien commun (cf. CatĂ©chisme de lâEglise Catholique, n. 1910), entendu comme « lâensemble des conditions sociales qui permettent tant aux groupes quâĂ chacun de leurs membres dâatteindre leur perfection dâune façon plus totale et plus aisĂ©e » (ibid., n. 1906). Il revient Ă lâEtat de le dĂ©fendre et dâassurer la cohĂ©sion, lâunitĂ© et lâorganisation de la sociĂ©tĂ© de sorte que le bien commun soit rĂ©alisĂ© avec la contribution de tous les citoyens, et rende accessibles Ă chacun les biens nĂ©cessaires - matĂ©riels, culturels, moraux et spirituels â Ă une existence vraiment humaine. Quant Ă lâEglise, elle a Ă©tĂ© fondĂ©e pour conduire ses fidĂšles, par sa doctrine, ses sacrements, sa priĂšre et ses lois, Ă leur fin Ă©ternelle. Cette distinction repose sur les paroles du Christ : âRendez donc Ă CĂ©sar ce qui est Ă CĂ©sar, et Ă Dieu ce qui est Ă Dieuâ (Mt 22, 21). Sur le terrain qui leur est propre, la communautĂ© politique et lâĂglise sont indĂ©pendantes lâune de lâautre et autonomes. Sâagissant des domaines dont la finalitĂ© est Ă la fois spirituelle et temporelle, comme le mariage ou lâĂ©ducation des enfants, lâEglise considĂšre que le pouvoir civil doit exercer son autoritĂ© en veillant Ă ne pas nuire au bien spirituel des fidĂšles. LâĂglise et la communautĂ© politique ne peuvent pas cependant sâignorer lâune lâautre ; Ă des titres divers, elles sont au service des mĂȘmes hommes. Elles exercent dâautant plus efficacement ce service pour le bien de tous quâelles rechercheront davantage entre elles une saine coopĂ©ration, selon lâexpression du Concile Vatican II (cf. Gaudium et spes, n. 76). La distinction entre lâEglise et la communautĂ© politique est assurĂ©e par le respect de leur autonomie rĂ©ciproque, laquelle conditionne leur libertĂ© mutuelle. Les limites de cette libertĂ© sont, pour lâEtat, de sâabstenir de prendre des mesures susceptibles de nuire au salut Ă©ternel des fidĂšles, et, pour lâEglise, de respecter lâordre public. 2. La libertĂ© Ă lâĂ©gard de lâEtat LâEglise ne revendique pas de privilĂšge, mais le plein respect et la protection de sa libertĂ© dâaccomplir sa mission au sein dâune sociĂ©tĂ© pluraliste. Cette mission et cette libertĂ©, lâEglise les a reçues ensemble de JĂ©sus-Christ et non pas de lâEtat. Le pouvoir civil doit ainsi respecter et protĂ©ger la libertĂ© et lâautonomie de lâEglise et ne lâempĂȘcher en aucune maniĂšre de sâacquitter intĂ©gralement de sa mission qui consiste Ă conduire ses fidĂšles, par sa doctrine, ses sacrements, sa priĂšre et ses lois, Ă leur fin Ă©ternelle. La libertĂ© de lâEglise doit ĂȘtre reconnue par le pouvoir civil en tout ce qui concerne sa mission, tant sâagissant de lâorganisation institutionnelle de lâEglise (choix et formation des collaborateurs et des clercs, Ă©lection des Ă©vĂȘques, communication interne entre le Saint-SiĂšge, les Ă©vĂȘques et les fidĂšles, fondation et gouvernement dâinstituts de vie religieuse, publication et diffusion dâĂ©crits, possession et administration de biens temporels âŠ), que de lâaccomplissement de sa mission auprĂšs des fidĂšles (notamment par lâexercice de son magistĂšre, la cĂ©lĂ©bration du culte, lâadministration des sacrements et le soin pastoral). La religion catholique existe dans et par lâEglise qui est le corps mystique du Christ. Dans la considĂ©ration de la libertĂ© de lâEglise, une attention premiĂšre doit donc ĂȘtre accordĂ©e Ă sa dimension collective : lâEglise est autonome dans son fonctionnement institutionnel, son ordre juridique et son administration interne. Les impĂ©ratifs de lâordre public juste restant saufs, cette autonomie doit ĂȘtre respectĂ©e par les autoritĂ©s civiles ; câest une condition de la libertĂ© religieuse et de la distinction entre lâEglise et lâEtat. Les autoritĂ©s civiles ne peuvent pas, sans commettre dâabus de pouvoir, interfĂ©rer dans ce domaine religieux, par exemple en prĂ©tendant rĂ©former une dĂ©cision de lâEvĂȘque relative Ă une nomination Ă une fonction. 3. La libertĂ© au sein de lâEglise LâEglise nâignore pas que certaines religions et idĂ©ologies peuvent opprimer la libertĂ© de leurs fidĂšles ; quant Ă elle cependant, lâEglise reconnaĂźt la valeur fondamentale de la libertĂ© humaine. LâEglise voit en toute personne une crĂ©ature douĂ©e dâintelligence et de volontĂ© libre. LâEglise se conçoit comme un espace de libertĂ© et elle prescrit des normes destinĂ©es Ă garantir le respect de cette libertĂ©. Ainsi, tous les actes religieux, pour ĂȘtre valides, exigent la libertĂ© de leur auteur. Pris dans leur ensemble et au-delĂ de leur signification propre, ces actes accomplis librement visent Ă faire accĂ©der Ă la « libertĂ© des enfants de Dieu ». Les relations mutuelles au sein de lâEglise (par exemple le mariage et les vĆux religieux prononcĂ©s devant Dieu) sont gouvernĂ©es par cette libertĂ©. Cette libertĂ© est en dĂ©pendance Ă lâĂ©gard de la vĂ©ritĂ© (« la vĂ©ritĂ© vous rendra libre », Jn 8,32) : il en rĂ©sulte quâelle ne peut pas ĂȘtre invoquĂ©e pour justifier une atteinte Ă la vĂ©ritĂ©. Ainsi, un fidĂšle laĂŻc ou religieux ne peut pas, Ă lâĂ©gard de lâEglise, invoquer sa libertĂ© pour contester la foi (par exemple en prenant des positions publiques contre le MagistĂšre) ou pour porter atteinte Ă lâEglise (par exemple en crĂ©ant un syndicat civil de prĂȘtres contre la volontĂ© de lâEglise). Il est vrai que toute personne dispose de la facultĂ© de contester le MagistĂšre ou les prescriptions et les normes de lâEglise. En cas de dĂ©saccord, toute personne peut exercer les recours prĂ©vus par le droit canonique et mĂȘme rompre ses relations avec lâEglise. Les relations au sein de lâEglise Ă©tant toutefois de nature essentiellement spirituelle, il nâappartient pas Ă lâEtat dâentrer dans cette sphĂšre et de trancher de telles controverses. 4. Le respect de lâordre public juste LâEglise ne demande pas que les communautĂ©s religieuses soient des zones de « non-droit » dans lesquelles les lois de lâEtat cesseraient de sâappliquer. LâEglise reconnaĂźt la compĂ©tence lĂ©gitime des autoritĂ©s et juridictions civiles pour assurer le maintien de lâordre public ; cet ordre public devant respecter la justice. Ainsi, lâEtat doit assurer le respect par les communautĂ©s religieuses de la morale et de lâordre public juste. Il veille en particulier Ă ce que les personnes ne soient pas soumises Ă des traitements inhumains ou dĂ©gradants, ainsi quâau respect de leur intĂ©gritĂ© physique et morale, y compris Ă leur capacitĂ© de quitter librement leur communautĂ© religieuse. Câest lĂ la limite de lâautonomie des diverses communautĂ©s religieuses, permettant de garantir la libertĂ© religieuse tant individuelle que collective et institutionnelle, dans le respect du bien commun et de la cohĂ©sion des sociĂ©tĂ©s pluralistes. En dehors de ces cas, il appartient aux autoritĂ©s civiles de respecter lâautonomie des communautĂ©s religieuses, en vertu de laquelle celles-ci doivent ĂȘtre libres de fonctionner et de sâorganiser selon leurs propres rĂšgles. A cet Ă©gard, il doit ĂȘtre rappelĂ© que la foi catholique est totalement respectueuse de la raison. Les chrĂ©tiens reconnaissent la distinction entre la raison et la religion, entre les ordres naturel et surnaturel, et ils estiment que « la grĂące ne dĂ©truit pas la nature », câest-Ă -dire que la foi et les autres dons de Dieu ne rendent pas inutiles ni ignorent la nature humaine et lâusage de la raison humaine, mais au contraire encouragent cet usage. Le christianisme, Ă la diffĂ©rence dâautres religions, ne comporte pas de prescriptions religieuses formelles (alimentaires, vestimentaires, mutilations, etc.) susceptibles le cas Ă©chĂ©ant de heurter la morale naturelle et dâentrer en conflit avec le droit dâun Ătat religieusement neutre. Dâailleurs, le Christ a enseignĂ© Ă dĂ©passer de telles prescriptions religieuses purement formelles et les a remplacĂ©es par la loi vivante de la charitĂ©, une loi qui, dans lâordre naturel, reconnaĂźt Ă la conscience le soin de distinguer le bien du mal. Ainsi, lâEglise catholique ne saurait imposer aucune prescription contraire aux justes exigences de lâordre public.
mme
07/10/2014
La Chambre Ă laquelle lâaffaire Lambert et autres c. France a Ă©tĂ© attribuĂ©e, a annoncĂ© son intention de se dessaisir au profit de la Grande Chambre. Saisie notamment par les parents de Vincent Lambert en juin 2014, la Cour avait dĂ©cidĂ© de faire droit Ă la demande de mesures provisoires soumise au titre de lâarticle 39 du rĂšglement, et demandĂ© au Gouvernement français de suspendre provisoirement lâexĂ©cution de lâarrĂȘt du Conseil dâEtat autorisant lâarrĂȘt de lâalimentation et de lâhydratation de Vincent Lambert.
Tétraplégique depuis un accident de la circulation en 2008, Vincent Lambert est actuellement alimenté et hydraté de façon artificielle et est entiÚrement dépendant.
Communiqué de presse
SchĂ©ma simplifiĂ© du cheminement dâune requĂȘte selon la formation judiciaire
requĂȘte du 23 Juin 2014: Ici
*******************
CEDH donne priorité à Vincent Lambert
La Cour EuropĂ©enne des Droits de lâHomme (CEDH) a annoncĂ© le 7 octobre 2014 quâelle va accĂ©lĂ©rer lâexamen de la requĂȘte concernant Vincent Lambert, en se rĂ©unissant dâemblĂ©e dans sa formation plĂ©niĂšre (appelĂ©e « Grand chambre », composĂ©e de 17 juges) plutĂŽt que dans une simple chambre (7 juges).
Cette requĂȘte, dĂ©posĂ©e le 23 juin 2014 par les parents, la sĆur et un demi-frĂšre de Vincent Lambert, demande la suspension de lâexĂ©cution de la dĂ©cision du Conseil dâĂtat français qui, le lendemain 24 juin, autorisait lâarrĂȘt de lâalimentation et de lâhydratation de Vincent Lambert, lourdement handicapĂ© depuis 2008.
Habituellement, quand la CEDH est saisie dâune requĂȘte, lâaffaire est confiĂ©e Ă lâune des cinq chambres qui instruit lâaffaire et rend un jugement, en gĂ©nĂ©ral dans les trois ans. Dans certains cas, ce jugement peut encore faire lâobjet dâun renvoi devant la Grande Chambre pour un nouvel examen, ce qui allonge encore les dĂ©lais.
En lâespĂšce, la chambre concernĂ©e avait dĂ©cidĂ© que lâaffaire serait traitĂ©e en prioritĂ©, selon la procĂ©dure la plus rapide possible.  Il Ă©tait donc attendu quâelle dĂ©cide de se dessaisir en faveur de la Grande Chambre. Cette dĂ©cision, assez exceptionnelle, est possible « si lâaffaire soulĂšve une question grave relative Ă lâinterprĂ©tation de la Convention ou sâil y a un risque de contradiction avec un arrĂȘt rendu antĂ©rieurement par la Cour ».
Cette dĂ©cision de la CEDH correspond aux attentes des deux parties en prĂ©sence, qui ont dit souhaiter cette accĂ©lĂ©ration. Dans une tribune du Monde du 5 septembre dernier, François Lambert, le neveu de Vincent,  et des personnalitĂ©s du monde mĂ©dical et politique ont lancĂ© un ultimatum Ă la CEDH et au gouvernement français pour rĂ©aliser le protocole de fin de vie. Le mĂȘme jour, dans Le Figaro, la sĆur et le demi-frĂšre de Vincent ont lancĂ© un « appel du cĆur et de la raison » pour le respect de la dignitĂ© et de la vie de Vincent. A nouveau le 23 septembre, dâun cĂŽtĂ© François Lambert a donnĂ© une longue interview dans Le Parisien pour se scandaliser de lâabsence de calendrier, et de lâautre cĂŽtĂ© lâavocat des parents a confiĂ© au quotidien 20 minutes quâils « veulent que les choses aillent vite car ils estiment que leur fils nâest pas bien soigné ». Enfin, Rachel Lambert, la femme de Vincent, a pour sa part publiĂ© unlivre fin septembre dans lequel elle donne son propre tĂ©moignage : Vincent. Parce que je lâaime, je veux le laisser partir.
La dĂ©cision de la CEDH pourrait ĂȘtre rendue dans les premiers mois de 2015.
#GPA "Les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent" : pour @ZemmourInfos, @chtaubira est l'une des "meilleures élÚves au bal du cynisme et de la dissimulation" de la célÚbre formule de Charles Pasqua. Il rappelle qu'en pleine bataille du mariage pour tous, la ministre de la Justice avait assuré que sa loi ne permettrait jamais à un couple de femmes d'adopter un enfant né par la procréation médicale assistée (PMA), et encore moins à un couple d'hommes d'acquérir un bébé par une gestation pour autrui (GPA). Quelques mois aprÚs l'adoption de la loi, "les tabous sont déjà tombés comme les premiÚres feuilles d'automne", constate l'éditorialiste.
Au bal du cynisme et de la dissimulation, Christiane Taubira ne fait pas tapisserie
Ăric Zemmour
  Fin juin, la Cour europĂ©enne des droits de l'Homme (CEDH) a condamnĂ© la France pour son refus de transcrire les actes de filiation d'enfants nĂ©s par GPA Ă l'Ă©tranger. François Hollande a exclu toute lĂ©galisation de la GPA. Mais "l'alliance tacite entre Taubira et les juges a parfaitement fonctionnĂ© par-dessus la tĂȘte des parlementaires français et du peuple", dĂ©plore Ăric Zemmour, qui poursuit : "Cela fait beaucoup de cocus". Pour lui, les grands vainqueurs sont les libĂ©raux de gauche et de droite ("qui veulent faire de l'enfant un objet de consommation comme un autre et de sa commercialisation un grand marchĂ© fort rĂ©munĂ©rateur") et les militants de l'indiffĂ©renciation, "qui se projettent dans un monde unisexe oĂč la famille classique aura disparu". Christiane Taubira avait lĂąchĂ© lors des dĂ©bats : "C'est une rĂ©forme de sociĂ©tĂ©, voire de civilisation". Pour Ăric Zemmour, "cette fois, elle parlait vrai".
En dĂ©cidant de ne pas faire appel de la dĂ©cision de la CEDH, qui enjoint la France dâinscrire Ă lâĂ©tat civil des enfants « importĂ©s » par des adultes aprĂšs avoir Ă©tĂ© conçus par la pratique de la GPA interdite par nos lois de bioĂ©thique...

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plein écran: ici (Télécharger)
(traduction automatique)
Dr Wim Distelmans Â
Un homme belge conteste la loi sur l'euthanasie de son pays devant la Cour europĂ©enne des droits de l'homme. La mĂšre de Dr Tom Mortier fut mis Ă mort par un mĂ©decin pour «dĂ©pression incurable», mĂȘme si elle n'Ă©tait pas en phase terminale. Mortier n'a pas trouvĂ© ce qui s'Ă©tait passĂ© jusqu'Ă ce qu'il reçoive un appel tĂ©lĂ©phonique le lendemain de sa mort.
"Le gouvernement a l'obligation de protĂ©ger la vie, pas d'aider Ă la promotion de la mort", a dĂ©clarĂ© un avocat travaillant sur ââle dossier, Robert Clarke, de l' Alliance pour la dĂ©fense de la liberté . «Une personne ne peut prĂ©tendre qu'elle devrait ĂȘtre en mesure de faire ce qu'elle veut, mais qui ne remplace pas la responsabilitĂ© du gouvernement de protĂ©ger les faibles et les plus vulnĂ©rables. Nous encourageons la Cour europĂ©enne de respecter ce principe, ce qui est tout Ă fait compatible avec la Convention europĂ©enne des droits de l'homme ".
Oncologue Wim Distelmans tué Godelieva De Troyer, un citoyen belge qui n'était pas en phase terminale, en raison de "dépression incurable" en Avril 2012 aprÚs avoir reçu le consentement des trois autres médecins qui n'avaient pas de participation précédente avec ses soins.
Le mĂ©decin de De Troyer de plus de 20 ans avait refusĂ© sa demande d'ĂȘtre euthanasiĂ©e en Septembre 2011, mais aprĂšs un don de 2500 euros Forum d'information Fin de vie, une organisation co-fondĂ©e par Distelmans Ă , il a effectuĂ© sa demande de mourir Ă cause de la dĂ©pression . Le don donne lieu Ă un conflit d'intĂ©rĂȘts apparent, dit l'ADF.
Personne n'a communiqué avec M. Mortier avant la mort de sa mÚre, malgré le fait qu'il dit sa dépression était non seulement largement le résultat d'une rupture avec un homme, mais aussi en raison de son sentiment de distance de sa famille.
Dr Distelmans n'a pas de qualifications psychiatriques et aucun des mĂ©decins impliquĂ©s eu aucune relation mĂ©decin-patient durable avec De Troyer. En outre, la commission du gouvernement chargĂ©e d'enquĂȘter sur tout manquement Ă observer la loi sur l'euthanasie a Ă©tĂ© conduit, depuis sa crĂ©ation, par Distelmans. MalgrĂ© des preuves d'abus gĂ©nĂ©ralisĂ©e de la loi, la commission n'a jamais mentionnĂ© une affaire au procureur.
Comme l'application de l'ADF, explique: «Les institutions du Conseil de l'Europe ont montré constante opposition à la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie .... [L] a seule obligation positive de l'Etat est l'obligation positive de protéger la vie ".
L'application fait valoir que la loi belge, qui permet dĂ©sormais aux enfants de se tuer ainsi, est allĂ© trop loin: "la balance penche trop en faveur de l'autonomie personnelle au dĂ©triment de l'intĂ©rĂȘt public important et l'obligation d'un Ătat en vertu de l'article 2 (la droit Ă la vie). "
«Les gens souffrant de dépression doivent compassion et d'amour, pas une prescription pour la mort», dit Roger Kiska ADF avocat. "L'Etat a le devoir de mettre les mesures de protection nécessaires afin que les patients souffrant reçoivent des soins adéquats de médecins et la possibilité de consulter les membres de la famille."
Michael Cook est Ă©diteur de MercatorNet.Â
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Les enfants nés d'une mÚre porteuse reconnus par l'état civil français, quelles conséquences ? © Maxppp
On les appelait les "fantÎmes de la République". Désormais, ces enfants nés d'une gestation pour autrui (GPA) à l'étranger vont bénéficier d'une reconnaissance officielle. Elle découle d'une décision historique que la Cour européenne des droits de l'Homme. Quels changements pour 2.000 enfants ? Quels signes aux familles ? Témoignages à suivre dans le Plus de France Info.
Alice Serrano a rencontrĂ© un couple parisien qui a fait appel Ă une mĂšre porteuse aux Etats-Unis, pusique la gestation pour autrui (GPA) est interdite en France. Avec la dĂ©cison de la Cour europĂ©enne des droits de l'Homme, de nouvelles perspectives s'offrent Ă cette famille.Â
Moins d'ennuis administratifs
Finis les petits tracas du quotidien, la kyrielle de documents que Nathalie et François doivent fournir Ă l'assurance maladie, Ă la CAF, Ă la crĂšche pour justifier de leur filiation. Car mĂȘme si leurs jumeaux de 2 ans et demi Mathilde et Matteo bĂ©nĂ©ficient dans les faits des mĂȘmes droits que les autres enfants, ils n'ont pas d'existence lĂ©gale aux yeux de l'Etat français. Aujourd'hui ce couple de quadragĂ©naires voit le ciel s'Ă©claircir :Â
" Ca va nous enlever ces petits tracas du quotidien mais aussi permettre à nos enfants de se sentir pleinement Français, de pouvoir voyager, passer leur permis de conduire plus tard, voter !"
Mathilde et Matteo, deux petites tĂȘtes blondes nĂ©es en Floride d'une mĂšre porteuse vont pouvoir bĂ©nĂ©ficier d'une carte d'identitĂ© française et surtout ĂȘtre reconnus comme Ă©tant les enfants de ce couple de cadres parisiens. Cette dĂ©cision est le fruit de la lutte acharnĂ©e qu'ont menĂ© Sylvie et Dominique Mennesson, fondateurs de l'association "Clara "et parents de jumelles de 14 ans. Pour eux, cette victoire est surtout celle d'une reconnaissance personnelle, celle de leur rĂŽle de parents.
Une décision qui pourrait faire un appel d'air ?
C'est ce que craint l'association "Juristes pour l'enfance" proche de la Manif pour tous. "C'est la porte ouverte à tous les trafics" assure Aude Mirkovic, sa porte-parole, "la Cour Européenne des Droits de l'Homme est devenue un obstacle pour protéger les enfants".
Des arguments que Maitre MĂ©cary rejette en bloc. Pour cette spĂ©cialiste du droit de la famille, la dĂ©marche est tellement pĂ©nible que seuls les couples extrĂȘmement motivĂ©s feront appel Ă une mĂšre porteuse. Certaines entreprises y voient tout de mĂȘme un business juteux.
Extraordinary Conception à l'affût des affaires
C'est le cas d'Extraordinary Conception, une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine fondĂ©e par une juriste et un homme d'affaires californiens eux-mĂȘmes parents de jumeaux nĂ©s par GPA. Leur marketing est agressif, leur regard sur la GPA dĂ©complexĂ©. C'est pour eux un business comme un autre. Extraordinary Conception a rĂ©cemment fait la tournĂ©e des capitales europĂ©ennes pour attirer le client. On a rencontrĂ© Mario, son fondateur, dans le hall d'un hĂŽtel 4 Ă©toiles Ă Bruxelles, en micro cachĂ©. Mario n'a pas de limites.
"Je me moque que tu sois gay, célibataire, vieux, jeune, en fauteuil roulant", lance ce quinquagénaire au teint hùlé et au sourire d'un blanc étincelant, "que tu sois une femme avec un cancer, que tu ais n'importe quelle maladie. Tout le monde a le droit d'aimer un enfant. Aux Etats-Unis c'est devenu un véritable business".
Aux Etats-Unis, une gestation pour autrui peut coĂ»ter la modique somme de 150.000 euros, dons d'ovocytes, assurances, frais mĂ©dicaux et rĂ©munĂ©ration de la mĂšre porteuse compris. Un business rĂ©servĂ© aux couples français les plus fortunĂ©s. Cette rĂ©alitĂ©, la loi ne la changera pas.ă