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De l’ombre à la lumière
Conversation avec Nazca
Il faut que l’on vous parle de l’un des concerts les plus feel good de l’annĂ©e 2016 : le French Kiss de Nazca au Club Transbo, le 7 dĂ©cembre dernier. Pour cĂ©lĂ©brer la sortie de leur second EP, Of lights and Shades, le quatuor folk avait invitĂ© une partie de la famille lyonnaise de l’indie-pop-folk pour un concert unique. Rencontre avec ZoĂ© (chant, clavier), Marc (ukulĂ©lĂ©, guitare) et Navid (cajon, percussions), ne manquait que Juliette (chant, ukulĂ©lĂ©) qui n’a pas pu se joindre Ă nous ce jour lĂ . Â
Comment s’est formé Nazca ?
Zoé : Avec Juliette, on était à la chorale de notre lycée ensemble donc on avait déjà l’habitude de chanter toutes les deux. Marc faisait partie de notre bande de copains de Chalon-sur-Saône avec qui on faisait beaucoup de musique. Un jour, on a décidé de monter un groupe tous les trois pour faire des reprises. A un moment, Marco et Juliette ont vraiment voulu créer, de la musique aux paroles, et ils m’ont intégrer naturellement à leur projet. Navid est arrivé plus tard. On avait publié une annonce à Lyon 2, il a répondu et on a été séduits donc on l’a pris ! C’était le plus beau ! (rires)
Quelles sont vos principales influences musicales ?
Marc : S’il faut se ranger dans une catégorie, on fait de l’indie-pop-folk. Dans nos influences, il y a pas mal de groupes folk comme les First Aid Kit, deux soeurs suédoises qui ont une musique très brute mais avec beaucoup d’harmonies.
Zoé : Il y a  aussi des sonorités country, bluegrass mais produites, donc plus électroniques.
Marc : Chacun est nourri par des influences différentes. Juliette est plutôt chanson française, moi j’aime la pop anglaise. Navid, lui, il en connait un rayon sur les musiques du monde. Globalement, on a été bercé par ce qui passe à la radio, d’où notre côté pop.
Zoé : J’écoute même du rap, des fois ! J’avoue … (rires)
Vos deux EPs ont été auto-produits. Est ce que c’est une vraie volonté ou bien vous n’aviez pas le choix ?
Marc : (rires) Les deux ! Forcément, quand on débute, c’est difficile de s’entourer. Il faut réussir à se démarquer et ça a été un bon exercice pour nous. Humainement, c’était un gros pari de réussir à produire cet EP tous ensemble, de savoir dans quelle direction on voulait aller et ce qu’on pouvait exploiter musicalement. Par la suite, on a jamais arrêté de composer et un jour on a créé le titre “Behold”, qui nous a vraiment mis sur la voie de ce nouvel EP.
Zoé : Ce titre a marqué l’évolution de Nazca et a clairement déterminer la direction que nous voulions prendre.
Marc : On a donc suivi cette voie en se disant qu’on pouvait continuer seuls. Même si cet EP n’est pas auto-produit puisqu’il a été en partie financé par notre public via le crowdfunding.
Zoé : Des professionnels nous ont aussi conseillés pour l’image de Nazca. Nous avons maintenant dans notre entourage, un graphiste qui a travaillé sur la typographie de Nazca, et une créatrice-styliste qui a conçu nos vêtements de scène. Mais c’est toujours important pour nous de rester maîtres de notre développement.
Quelle est l’atmosphère de votre nouvel EP “Of Light and Shades” ?
Zoé : C’est vraiment un EP d’évolution pour nous. Le premier EP, c’était ce qu’on appelle de la pocket-music : avec des petits instruments. Nous avions beaucoup de retours sur notre ressemblance avec Cocoon, qu’on avait l’air “gentils”. Nous avons voulu montrer qu’on était pas juste gentils et mignons. D’où le titre de l’EP, d’ombres et de lumières, dans une affirmation du côté plus sombre de Nazca qu’on voit plutôt bien à la fin du titre Malo. On voulait donner de la profondeur.
Marc : Nous avons eu envie de prendre le contre-pied de ce côté “miniature”, de la voix très particulière et enfantine de Juliette et des a priori sur le ukulélé qui sert aux balades.
Navid : Musicalement, dans notre premier EP, on était très minimaliste, très brute, presque simple. A savoir : il y a une percussion, une guitare et une ou deux voix. Maintenant, il y a une basse et une harpe, par exemple. Ces instruments intermédiaires viennent apporter de la couleur à l’ambiance des titres, même si les ingrédients de base de Nazca sont préservés : les deux voix féminines, un choeur, et le son du ukulélé.
Zoé : Et les garçons chantent plus… parce qu’ils ont pris confiances en eux ! (rires)
Pouvez vous nous parlez de votre French Kiss au Club Transbo et de vos invités, qui étaient nombreux sur scène ?
Navid : Ce sont tous des personnes que l’on a rencontrées ces quatres dernières années, sur scène, lors de co-plateaux. Avec chacun, il y a eu un coup de foudre mutuel. On est restés en contact et on suivait mutuellement l’évolution de l’autre. Par exemple, Ladybug & The Wolf, qu’on a connu il y a trois ans et demi à l'Isle-d’Abea : humainement, il s’est passé quelque chose. On ne s’est pas lâchés et aujourd’hui, ce sont devenus des amis. Sur Lyon, avec ces groupes là , on constate qu’on peut avoir beaucoup d’échanges, même en dehors de la vie musicale. Et c’est peut être ça qui a fait la magie de cette soirée. Tout le monde nous a parlé d’amitié, de petite famille, et pour nous c’était le plus beau des compliments.
Zoé : Pour chaque invité, nous étions touché qu’il soit sur scène avec nous. Même pour la chorale, c’était génial de les avoir derrière nous, qu’ils se soient tous investis à ce point. On a fait quatre répèt’ en amont et ils sont tous venus !
Marc : En plus, ils ne se connaissaient pas tous entre eux ! C’était plutôt marrant parce que ça leur a permis de se rencontrer, de faire du réseau.
Vous nous faites un bref rappel de tout ceux qui étaient sur scène avec vous ce soir là ?
Zoé : Alors, il y avait : Ladybug & The wolf, Yeast, Black Lily’s, Diva Phone, David Bruley et il y avait aussi…
Tous : la ChoraLloviou ! (rires)
Zoé : Alors, dans la chorale, il y avait les invités précédents et : Sarah Mikovski, Tit for tat, Martin Luminet, Melba, Tachka, Wooden Beaver, et Lucas et Mathias, les programmateurs de la salle A thou bout d’chant (ndlr : lieu partenaire de notre application, dont vous pouvez retrouver toute la programmation sur Strealo). Et aussi, le 47 à Gigi : nos deux colocs qui sont les petits mains de Nazca, toujours à nous filer un coup de main, même à minuit pour finir des colis ! Normalement, j’ai cité tout le monde… j’espère ! (rires)
Le live de Nazca au Club Transbo pour la release de leur EP, Of lights and shades, est Ă retrouver en intĂ©gralitĂ© sur Strealo, et accessible gratuitement.Â
Rencontre avec Just Talk
Valentin (guitare et chant) et Marion (contrebasse et chant) sont à l’origine de Just Talk, un tandem lyonnais qui propose un folk teinté de jazz et de blues. Au cours de notre rencontre, ils nous ont parlé de leur indépendance et de leur attachement à une économie musicale solidaire.
Comment avez-vous entendu parler de BIM ?
Marion : Par Francis Richert (ndlr : coordinateur de projet artiste que Labo, Conservatoire de Lyon). On s’est inscrit au Labo cette année, une formation qui nous aide à mettre en place notre projet et à le diffuser. Francis donc fait passer l’information concernant BIM!. Quelque chose à ajouter ? Valentin : Absolument pas, chère amie ! (rires)
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Valentin : On aime bien les événements un peu alternatifs, qui proposent de nouvelles manières de s’organiser. Et puis pour nous, c’est un moyen de diffusion. Ca nous a donné envie de faire partie de ce projet là . Marion : Pour la diffusion du groupe, c’est super, on peut avoir un concert en live enregistrée. Ce que j’aime, c’est qu’il y est beaucoup de groupes locaux, ou tout du moins français, des groupes indépendants… Valentin : Et puis les rencontres aussi. Marion : Je trouve ça super que tout le monde puisse y ajouter sa patte. C’est pas QUE l’artiste, ni QUE l’organisateur, donc le projet m’a beaucoup séduit.
Le projet BIM est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que penses-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Valentin : On fait une sortie d’album donc ça tombe parfaitement bien dans ces dates là . On n’a pas beaucoup de diffusion live de notre projet donc c’est super ! Donc, c’est un vrai moyen de faire de la communication autour de notre album. (rires) Marion : Pour le public, c’est évidemment le plaisir de nous écouter car c’est quand même fantastique. (rires) Et Le fait que ce soit du live, que c’est un moyen de rencontrer d’autres artistes, de s’intéresser à ce nouveau projet qu’on partage tous ensemble. Il y en a pour tout le monde : rock, pop, folk, electro… C’est top, il faut soutenir les projets comme ça, la web radio c’est génial comme concept, c’est l’avenir ! (rires)
Nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Valentin : Vous étiez un peu obligé parce que pour faire vivre un projet comme ça faut faire participer tout le monde. ça aussi, c’est un peu l’avenir, c’est solidaire : tout le monde participe à un projet, donc tout le monde le diffuse. Pour notre album, on a aussi utilisé le crowdfunding. Plus ça va, et plus c’est le seul moyen de financement indépendant qu’il nous reste, donc il faut s’en servir.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Marion : Ce que je dirais à mon public… Venez découvrir des groupes locaux, des groupes indépendants, et aidez-les. Valentin : Il faut une phrase d’accroche pour BIM! … BIM! c’est l’avenir ! (rires) Marion : Vous n’habitez pas Lyon, ce n’est pas votre ville, attention BIM! est là pour vous ! Ecoutez de votre canapé un super groupe lyonnais, inaccessible pour vous parce que vous n’avez pas d’argent pour payer le train… ou parce qu’il y a des grèves (ça c’est vachement plus probable) ! Donc il y a des grèves, vous êtes à Paris, et vous vous dites “la province c’est pas mal, et on a envie d’écouter Just Talk”. Du coup, vous pouvez vous mettre dans votre canapé et les écoutez comme si vous y étiez, et ça c’est fantastique… FAN-TA-STIQUE !
Rencontre avec Wild Wild Waves
Au Marché Gare, la semaine dernière, nous avons croisé Rémi (MAO), Allan ( batterie), Grégoire (synthétiseur et vibraphone) et Morgane (chant et contrebasse) des Wild Wild Waves. Entre deux concerts, nous en avons profité pour leur poser quelques questions sur leur participation à BIM!. Vous prendrez bien une bière avec nous ? (Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Coeur avec les doigts)
Comment avez-vous entendu parler de BIM! et pourquoi avoir choisis d’y participer ?
Rémi : On en a entendu parler sur Facebook, l’info a été relayée sur notre fil d’actualit. Et on avait envie d’y participer parce que l’événement donnait une bonne visibilité aux groupes, par la diffusion en live et par le fait que ça puisse être ré-écouter par d’autres gens. Morgane : Je trouvais ça chouette aussi parce qu’on a vu qu’il y avait plein de groupes de copains qui participaient. Du coup, ça donnait aussi envie de le faire pour re-croiser les collègues !
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Morgane : Du fun ! Allan : Je pense aussi que les expériences de streaming, d’événements culturelles et musicaux en direct, sont en train de se développer. C’est un nouvel axe que je trouve intéressant, une nouvelle façon d’amener le public à quand même pouvoir participer à ton concert même s’il est loin, qu’il n’a pas pu se déplacer. Donc, c’est très intéressant comme initiative.
Nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Allan : Le collectif, c’est une idée qu’on aime bien. Nous-même, avec d’autres bandes de potes, on a créé notre propre collectif, “L’affecte”, et on a aussi monté un petit label. Pour nous, croiser le travail de plusieurs individus, les idées et les valeurs de plein de personnes, et d’essayer d’en faire émerger un projet commun : ça nous parle. Donc ça nous va carrément cette idée de faire participer le public en tant qu’acteur de l’événement !
Nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Allan : Regarde c’est cool : il y a Wild Wild Waves qui l’ont fait ! (rires) Rémi : Non, sérieusement, ça peut vous donner envie de voir Wild Wild Waves en concert, de nous découvrir en live. Morgane : Et puis surtout, de découvrir plein plein plein de groupes !
Article publié sur le blog de l’événement, le 7 novembre 2016.
Rencontre avec L’Epicerie
L’Epicerie mélange les sonorités hip-hop, jazz et électro comme personne. Nous avons bavardé de BIM! et de leur public avec Théo, l’un des MCs du groupe. Résumé de notre rencontre.
Comment as-tu entendu parler de BIM! et pourquoi avoir choisis d’y participer ?
C’était une publication suggérée sur mon fil Facebook. Nous, on s’inscrit à tout ce qui peut nous permettre d’avoir une nouvelle exposition. J’ai trouvé le concept intéressant, dès que je suis tombé dessus.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que penses-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
C’est l’occasion de gagner en visibilité, de rencontrer de nouvelles personnes et de se créer un réseau. C’est un bon moyen d’explorer de nouveaux horizons. Pour le public, c’est la possibilité de découvrir de nouveaux artistes, de nouvelles scènes, un nouveau média qui peut être intéressant à explorer. C’est un bon moyen de découvrir des nouvelles scènes avant d’y aller. Sans oublier, ceux qui ne peuvent pas se déplacer mais qui ont quand même envie de suivre le concert.
Nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Je trouve ça vraiment bien. Ça permet de créer un nouveau lien entre les producteurs, les artistes et le public. Ça crée des liens plus resserrées et une proximité entre les gens. Je trouve ça bien parce que ce n’est pas souvent le cas avec les médias.
Nous avons donc autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Ça rejoint ce que je viens de dire… Si tu veux venir écouter un de nos concerts mais que tu n’as pas la possibilité de te déplacer dans la salle, va sur BIM! Bam, bam bam !
Article publié sur le blog de l’événement, le 21 septembre.

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Rencontre avec Forest Pooky
Hier, au bureau d’Unilives, nous avons reçu Forest Pooky. Très sympa, très drôle et en plus, utile : il vous donne des conseils pour éviter l’arrêt cardiaque cérébrale ! Bonne lecture.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Je n’en ai pas entendu parler, je l’ai lu ! Je ne me souviens plus très bien parce que ça fait un moment que BIM! été lancé cette année, mais je l’ai vu passer un peu par hasard sur Facebook… C’était très intéressant. Et j’étais bien content (rires) !
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
J’ai choisis d’y participer parce que quand il se passe des choses qui tendent à promouvoir la culture locale, surtout dans la région, je pense qu’il faut y participer. C’est le rôle des artistes de promouvoir l’action de ceux qui essayent de faire bouger les choses, des organisateurs qui prennent des initiatives.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
D’un point de vue purement promotionnel, BIM! m’apporte une visibilité autre. Ça va me permettre de toucher d’autres personnes grâce au réseau BIM!. Peut-être qu’il y a des gens qui écoutent d’autres artistes qui ne seraient jamais venu m’écouter moi, et qui vont pouvoir me découvrir. Et d’un point de vue humain, c’est toujours bien de rencontrer de nouvelles personnes et… de travailler avec l’équipe de BIM!. J’ai bien rigolé, ils ont l’air extrêmement professionnels (rires)… et ça fait plaisir de travailler avec des gens qui sont investis !
Et par rapport Ă ton public ?
Comment dire… Je me tire ? Je me barre ? Je me casse en tournée pendant 6 mois donc les gens qui me suivent en France ou en Europe ne vont pas pouvoir me voir. Donc je pense qu’ils seront très heureux d’entendre ma douce voix suave et ma guitare… (rires)
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Je pense que c’est bien d’impliquer l’artiste dans le processus de production et d’organisation. Pour la plupart des groupes, je peux me tromper, mais dans le réseau dans lequel je tourne, on a déjà l’habitude de ça parce qu’on est un peu tourné DIY… (ndlr : en aparté) Do it yourself pour ceux qui ne savent pas, c’est de l’anglais. Et si tu sais pas ce que ça veut, tu Google ! (ndlr : fin de l’apparté) Pour ceux qui ont pas cette habitude d’être impliqués dans le processus de production, c’est intéressant pour eux d’apprendre ça. Et puis, je trouve ça bien que tout le monde s’implique dans un projet commun et qu’il n’y en ai pas un qui attende de son côté que le taf’ soit fait.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Qu’est ce que je vais lui dire ?… Qu’il faut s’intéresser aux initiatives. C’est pas évident de faire bouger les gens avec ce genre de projet, c’est même très compliqué, il faut pré-mâcher le boulot et il faut insister lourdement sur le fait qu’il faut s’impliquer. Parce que si plus personne ne fait ce genre d’actions, on va finir par tous regarder TF1, devenir dépressif et mourir prématurément d’un arrêt cardiaque cérébrale (rires) ! Une maladie qui s’inventera à force. Et surtout, on va tous devenir très cons et ce serait dommage. Plus sérieusement, il faut soutenir les initiatives des gens qui souhaitent promouvoir la culture indépendante et les artistes locaux. Et surtout : il faut aller m’écouter moi !
Vous avez retrouvez l’annonce subtile qui s’est glissé dans cet interview ? Relisez bien la question 4. On vous en dit plus très bientôt.
Article publié sur le blog de l’événement, le 14 septembre 2016.
Rencontre avec East.
Nous avons rencontré Olivier (chanteur, guitare) et Nicolas (batterie électronique), deux des membres du trio à l’origine de East. Ils nous ont parlé de l’émergence, des possibilités que pouvaient leur offrir BIM! et ils vous donnent même des conseils sur quand et comment écouter les concerts diffusés pendant le festival.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Olivier : On en a entendu parler par Automate Records, notre label. Laura (ndlr : label manager chez Automate Records) en a parlé aux groupes, notamment Tisiphone, elle nous a expliqué que ce festival était entrain de se monter et nous a proposé de candidater.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Olivier : On est un groupe émergent, donc on est un peu dans le même cas que vous ! On commence, on a nos chansons à faire écouter à tout le monde, à faire découvrir et on a besoin de médias pour les diffuser, pour toucher du monde. Et le plus large possible. Donc, le fait d’être diffuser sur des plateformes, auprès du grand public, c’est un gros avantage pour nous. Nicolas : Rien à ajouter mais là , il faut que je dise un truc, sinon ça va faire branleur, non ? (rires) Je pense que l’idée est intéressante parce qu’elle est nouvelle. Moi, je trouve ça motivant de faire partie de l’aventure de ce point de vue là . C’est sûr qu’en plus, on y voit des intérêts parce que ça nous fait toucher un public plus large, ça nous permet de créer un réseau avec les autres groupes, de vous rencontrer vous… Ça crée un tissus. Olivier : On se rend compte aussi que côté média, c’est de plus en plus dur avec l’arrivée d’Internet. Il n’y plus de média qui s’intéresse à la musique, c’est tout des volontés individuelles et il n’y a plus grand chose qui fédère et qui permet vraiment de diffuser de la musique. Donc, des initiatives comme celle-là sont les bienvenues. Nicolas : C’est sur que des Bandcamp et des Soundcloud, tu en trouves quatre par groupes, il y a zéro filtre et tu peux vite être noyé. C’est intéressant qu’il y ait déjà une sorte de sélection qui soit faite dans le cadre de BIM!. Nous, il y a plein de groupes qu’on connaît à l’intérieur, et qui nous plaisent bien aussi, donc on est d’autant plus content de faire partie du festival à cause de ça aussi. Ça crée une scène locale.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Nicolas : On a un peu anticipé dans la question d’avant là … (sourire) Mais par rapport à notre public… Il y a beaucoup de gens qui nous ont suivi sur Lyon. Et BIM!, ça nous permet de nous faire écouter ailleurs. Parce qu’il y a des gens qui sont intéressés mais qui ne sont pas sur place donc c’est appréciable pour eux de pouvoir écouter un morceau. Pour le grand public, ce qui est cool c’est que ça lui fait découvrir des groupes, des endroits, des soirées et ça crée un dynamisme intéressant. BIM! c’est un vrai catalyseur de scènes locales, en fait. Olivier : C’est beau ça, non ? (rires) Nous, on a sorti un album il y a pas peu de temps, on va faire des dates pour pouvoir le défendre et c’est aussi un bon moyen pour des programmateurs, des médias qui nous ont chroniqués, des webzines, des journaux, de pouvoir entendre ce que ça donne sur scène sans se déplacer sur Lyon. On a eu des chroniques un peu partout en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie … Et ces gens-là ont très peu de chance de nous voir en concert parce qu’on est pas encore à un stade de développement qui nous permet d’aller tourner ailleurs en France ou en dehors de la région. Donc, ça peut peut-être déclencher la possibilité d’aller jouer dans ces villes ou ces pays.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Nicolas : Ça renforce le lien et ce dynamisme dont on parlait. C’est hyper bateau ce que je vais dire mais tout le monde a besoin de l’autre dans cette histoire : les lieux, BIM!, Le Sondier, les groupes et le public. Pour créer l’envie collective, c’est le mieux à faire, je pense.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Nicolas : Il y a plein de moments où ça peut être cool ! Du style, t’es trop crevé, t’es déjà sorti toute la semaine et en même temps, tu as envie d’écouter ce concert parce que ce groupe il t’intéresse : tac, ça marche ! T’es loin géographiquement, c’est trop cool tu peux quand même écouter et voir ce que ça donne ! Olivier : Les gens qui sont au travail devant leur ordi : ils peuvent écouter le concert dans la journée pour que ça passe plus vite ! Après, mais c’est le principe d’une radio, c’est un peu comme à l’époque de Bernard Lenoir quand il faisait les Black Sessions. Il y a plein de groupes qu’on pouvait pas voir, parce qu’on pouvait pas se déplacer, parce qu’on était loin. Tu es content d’avoir ça pour pouvoir découvrir des groupes, pour pouvoir écouter des concerts que tu n’aurais jamais pu écouter autrement. Nicolas : C’est une autre manière d’écouter les concerts aussi. Ça remplace pas un concert : c’est différent. C’est marrant d’écouter un groupe que tu connais, de chez toi, en faisant une omelette par exemple ! (rires)
On vous le dit : BIM! va vous faire vivre des expériences dont vous n’avez même pas encore idée !
Article publié sur le blog de l’événement, le 8 juillet 2016.
Rencontre avec The Airplane
Nous avons rencontré Arthur, chanteur et guitariste de The Airplane, un groupe qui propose un rock inspiré par la world et la nouvelle scène ethno-trip-hop.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Sur internet, c’est mon guitariste qui a vu passer l’événement. Il était en recherches de tremplins, il s’est dit que c’était une bonne opportunité donc il est venu postuler.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Parce que le concept nous plaisait. On n’a encore jamais fait de concert diffusé sur Internet, et on vit dans un monde où le web est de plus en plus présent alors pourquoi ne pas passer ce cap du concert live sur internet !
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
C’est la possibilité pour tous les gens qui habitent loin, qui n’ont pas la possibilité de venir nous voir à côté de chez eux, de pouvoir écouter notre live quand même. C’est une connexion qui était jusque-là un peu compliquée pour les personnes qui habitent loin de Paris. Ça va nous permettre d’avoir un nouveau rapport avec eux.
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Je trouve ça bien dans le sens où, on a souvent soit l’un soit l’autre. C’est bien de se réunir tous ensemble pour porter un projet, qu’il y ait un investissement des deux côtés. C’est un peu trop souvent qu’on demande aux artistes de porter un projet à eux tous seuls, et je trouve que ça n’est pas normal parce que tout le monde s’y retrouve. Et inversement, des fois tout est à la charge des organisateurs. Donc je trouve ça intéressant que ce soit collaboratif.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
De notre part, si t’es un jeune groupe et que tu as envie de montrer ce que tu fais au public c’est toujours une occasion à prendre. Alors, allez-y, il faut toujours se laisser tenter par ce genre d’aventure !
Article publiĂ© sur le blog de l’évĂ©nement, le 5 juillet 2016.Â
Rencontre avec Red Woods
Red Woods est un jeune quintuor qui propose un rock en provenance des grandes étendues nord-américaines. Nous avons skypé Etienne (basse), William (guitare) et Erwan (guitare lead), ne manquaient que Nathan (batterie) et Hugo (chant et trompette). Résumé de notre rencontre.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Etienne : Je crois tout simplement que c’est votre post sponsorisé sur Facebook qui est passé dans mon fil d’actualité.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Etienne : Comme tout groupe en phase d’expansion et qui à l’envie de se faire connaître, dès qu’on voit passer ce genre d’occasion, on participe. William : Le fait que ça vienne de Lyon aussi, ça a motivé le groupe parce qu’on sait qu’il s’y passe des choses. Etienne : Tous les moyens de diffusion sont bons à prendre, et c’est ce concept innovant de diffusion web qui est très intéressant.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Etienne : Tout simplement, d’élargir notre auditoire, d’avoir plus de visibilité. Par définition, si le web est universel, ça se diffuse partout. Et du coup, on va pas se cantonner à la salle de concert. Comme la radio un peu, ça part sur un modèle de média de masse pour la diffusion.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
William : Est ce que c’est à l’artiste de produire sa propre musique ? (rires) Est ce qu’il ne doit pas se cantonner au mode de création et être soutenu par des personnes qui croient en ses projets et en ses oeuvres ? (rires) Etienne : Ça permet d’impliquer les groupes, le public. Et il y a un choix qui est fait en amont, plutôt que de programmer un concert ou on sait pas si il y aura grand monde, parce qu’il y a toujours l’inconnu de la venue du public. Là , c’est le public qui décident de programmer ses groupes donc ça, c’est intéressant.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
William : C’est la première édition, c’est un truc tout nouveau, et c’est toujours plaisant de découvrir, je pense. Etienne : A partir du moment où c’est innovant, où c’est une première, il faut se lancer dedans. On voit si ça marche ou pas, mais il faut toujours avancer, aller vers des nouveautés, créer, tenter et si ça ne marche pas tant pis, on part sur un autre concept. Mais à partir du moment où c’est la première, c’est nouveau, il faut se lancer dedans !
Article publié sur le blog de l’événement, le 30 juin 2016.
Rencontre avec Tisiphone
On vous prévient, ceci n’est pas une interview comme une autre. Les membres de Tisiphone, Clara et Léonard (il y a aussi Suzanne, mais elle était coincée à Paris), sont intenables. On a beaucoup ri, on a parlé de l’émergence et aussi pas mal digressé, et on avait envie de partager tout ça avec vous.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Léonard : J’ai d’abord entendu parler du Sondier par un ami, qui est notre sondier à nous, et qui était en contact avec le PDG. Il nous avait prévenu qu’il y avait un gros coup qui se préparait. On se demandait un peu ce que c’était, j’avais liké la page Facebook en espérant voir circuler des informations. Et c’est comme ça que j’ai vu passer l’appel à candidatures pour BIM! et qu’on s’est inscrit.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Léonard : (à Clara) Tu me dis quand tu veux le micro ! Elle va jamais le prendre… (rires) Nous on est émergents, en mode “on prend tout”, c’est-à -dire qu’on fait autant du squat que des premières parties dans des salles plus reconnues. Notre objectif, c’est de se faire grandir artistiquement, et de se faire connaître auprès du public. Et puis, même si c’est dans toute la France, il y a un côté local puisque ça a été créé à Lyon. Du coup, c’était l’occasion de participer à quelque chose “du coin”, parce que des concours-tremplins-festivals, il n’y en a pas des masses ici. Et puis le site était joli, l’inscription était facile donc on a cliqué ! Sans trop se poser de question, en se disant qu’on verrait bien. Clara : Et puis, tout les trucs à l’applaudimètre, ça, on veut pas faire ! Léonard : Ah oui ! Ça aussi ça m’a plu : que ce ne soit pas au vote du public ! Parce qu’on a compris le système, tu ramènes tous tes potes et puis voilà . Et enfin, il y avait aussi la qualité du jury qui était attrayante. C’est l’occasion pour eux de voir passer notre nom. On ne sait jamais ce que ça peut donner.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Léonard : A nous, c’est clair que c’est de la communication. Ça fait circuler le nom du groupe. Et puis, ça le met aussi dans une petite famille. Clara : Oui, l’équipe d’Unilives et tout ce qui se passe autour, c’est très actif ! Léonard : Le musicien et la musique sont au centre du projet. On fait partie de cette aventure et on est relié à une sélection de groupes. Il y aussi un autre groupe du label dans lequel on est (ndlr : Automate Records), East., et des potes à nous comme Enlarge Your Monster… Donc quand on a vu tout ces groupes, on a vraiment eu l’impression de faire partie de la famille de la musique émergente. Et pour le public, c’est la base : la possibilité de nous suivre, de nous découvrir. Clara : Et en tant qu’utilisatrice, je trouve ça cool de découvrir des groupes dont j’ai loupé les concerts. Parce que ça peut arriver : t’as pas toujours envie de te déplacer ! T’es dans ton bain, bien tranquille, il y a un peu de mousse, un petit whisky, un petit pétard, un petit sondier… et t’es bien (ndlr et pour ma mère : l’alcool est a consommé avec modération et la consommation de drogues est illicite) ! Tu as ton ordinateur, bon ok c’est dangereux, mais tu mets ton ordinateur près de la baignoire, pas trop près parce que l’électricité et l’eau ça marche pas trop ensemble. Et voilà ! T’as plus le temps d’aller au concert, tu peux l’écouter ! Ou sinon, t’as juste pas de thune, parce que ça arrive, des fois les concerts c’est payant, j’ai pas forcément de la thune à dépenser pour boire, ou j’ai pas envie de gratter, ou j’ai plus de copains pour me payer des coups, et ben, je peux écouter mon concert bien tranquille dans mon bain ! Ça peut créer des situations bizarres, en plus. Admettons que tu veux écouter un groupe de punk, un truc qui met la pêche mais t’es dans ton bain, détendue… Ça peut créer des sensations un peu étranges. Ou encore, tu peux te faire un live devant ta glace en te prenant pour le chanteur/la chanteuse et tu as le public qui t’applaudit et tout ! Génial !
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Clara : C’est très bien, bravo ! C’était une initiative à prendre, qui est différente. Léonard : On a l’impression d’être acteur. Clara : De toute façon, il n’y a pas de captation sans artiste, pas de captation sans lieu, etc. J’ai envie de mettre le mot “synergie”, car ça résume assez bien la chose. C’est une logique du lien qui me plaît Léonard : Il faut aller vers ça à tout prix. Clara : Aujourd’hui, c’est pas facile pour tout le monde, il faut se serrer les coudes. Il faut faire des trucs ensemble. Léonard : Il y a une considération de l’artiste qui est hyper agréable. Clara : De l’artiste et même de tous ceux qui veillent à l’artiste, dans le respect du travail de chacun. C’est ce qui commence à manquer en ce moment. Ça peut être le piège internet, la télévision, et tout un tas de moyens qui sont mis en place pour diffuser de l’information. Sauf que si ça prend une échelle trop grande, c’est évident que ça va desservir les acteurs locaux, les petits lieux, les petites salles, les petits groupes, etc. Donc, sur un principe égalitaire, c’est bien mieux. Léonard : Comme quoi, on peut faire du moderne en considérant l’humain.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un lambda pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Clara : Alors au public, je dirai : “Bisous”. Et à la personne lambda, je dirai : “Attention, tu es trop lambda !” (rires). Non je déconne. “Viens viens, vieeeeeens, écoute le BIM!” ! (rires) Léonard : Je sais pas trop, de nous accompagner. Aie confiance. Et le choix de la prog est super ! Clara : En tout cas moi, je rassurerai les gens. Je leur dirai : Vas-y tranquille. Viens au concert quand même et écoute en même temps si tu veux. Deux fois. Pourquoi pas faire tout en même temps !” (rires) Léonard : Plus sérieusement, le choix de la prog est super parce qu’il y a vraiment ce côté alternatif. Nous, on évolue sur les deux plans mais nos premiers concerts viennent du squat, on essaye de participer à ces événements culturels. Dans le choix des groupes, j’ai senti qu’il y avait une énorme place pour des groupes qui évoluent comme nous dans des petits lieux, dans des styles de musique qui sont pas forcément TF1 et grand public. Il y a eu une qualité de choix vraiment musicale et pas business. C’est pour ça que je suis à fond moi, parce qu’il y a une vraie envie artistique.
Un mot pour la fin ?
Léonard : Vertu et charité. Clara : Douceur… et j’adore PNL ! Je sais pas pour quoi j’ai dit ça… Léonard : Euh… c’est un choix complètement personnel de Clara !
On vous avait prévenus pour les digressions !
Article publié sur le blog de l’événement, le 29 juin 2016.

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Rencontre avec Pratos
Pratos est un jeune trio éclectique qui délivre un rock instrumental addictif. On vous raconte notre rencontre avec Simon (guitare et saxophone), Thomas (batterie) et Samy (clavier).
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Simon : Par l’intermédiaire d’un ami, Philippe (ndlr : membre d’Enlarge Your Monster), qui répète dans le même local que nous. On a ensuite vu passer un appel à projet sur les réseaux sociaux et les réseaux professionnels pour BIM!. On a regardé par qui et comment c’était porté, et ce que ça pouvait nous procurer. Donc, on a répondu à cet appel… deux fois, par Sami et moi ! (rires). Après on a attendu, c’était le stress un peu et puis… on a été sélectionnés, wouhou !
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Simon : Parce que c’est un ami qui nous la recommandé et on suit les conseils des gens qu’on aime. Donc, il n’y avait aucune raison pour nous de ne pas y participer ! Samy : Plus sérieusement, c’est aussi parce que vous proposez de faire une captation live dans les concerts et c’est quelque chose qui n’est pas forcément abordable pour un jeune groupe naissant. Et c’est un sacré outil de com’ de pouvoir avoir un vrai live ! Surtout qu’avec Pratos, on met en avant le côté live du projet : on a pas d’ordi, on joue que sur du live. Il y avait donc cette cohérence là .
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Samy : A nous, ça peut nous permettre de gagner en visibilité. Vous avez réussis à fédérer 50 artistes et les publics de ces groupes se retrouvent dans BIM! donc tout le monde en profite. ça permet de gagner en notoriété. Simon : Et c’est aussi grâce aux partenaires qui sont engagés dans le projet, notamment Le Sondier, qu’on remercie. ça fait quelques années déjà qu’ils sont sur Lyon, et ça colle avec les ambitions des groupes émergents.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Thomas : C’est assez intéressant d’avoir tout le monde réuni dans le même panier. Et puis ça permet de montrer que ce n’est pas parce qu’on n’est pas un groupe « produit », qu’on ne peut pas exister autrement. Simon : C’est aussi bien qu’il n’y ai pas d’intermédiaire. C’est un circuit court, c’est cool, c’est de la musique sociale solidaire. C’est ça le futur ! Thomas : Ça montre aussi que c’est aux artistes de se bouger, que ça ne va pas nous tomber dans les bras.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Samy : Il y a vraiment de bons artistes dans les cinquante, qu’on appréciait et qu’on connaissait déjà avant, mais quand on les a vu dans la prog’ on a été surpris de retrouver certains noms. Thomas : C’est une sélection très qualitative ! Samy : C’est un projet nouveau qui a une belle ambition, moderne, avec l’utilisation des réseaux sociaux, la captation live, et cette vocation à fédérer. Donc, participez !
Article publié sur le blog de l’événement, le 24 juin 2016.
Rencontre avec Pitt Poule
Martin, c’est le batteur du groupe Pitt Poule, composé de Mc Vagabond (Chant, accordéon), Thibass (Basse), Zarino La Pompe (Guitare), et le Commandant Shepherd (Dj). On l’a rencontré ce matin, et il a des conseils pour vous !
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
J’ai entendu parlé du BIM! via Le Sondier sur Facebook. Il y a un an ou deux, je m’étais intéressé de plus près au projet Le Sondier qui, a l’époque, avait été lancé en phase bêta et qui maintenant est complètement opérationnel.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Ça me permet de développer l’image autour du projet Pitt Poule. Et en plus, de faire connaissance avec des gens, développer un petit peu le réseau, ce qui est super important aussi pour nous, artistes.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Du réseau, ça il y a pas photo ! Et une belle visibilité. Le fait d’être dans un projet novateur, c’est plutôt très plaisant aujourd’hui. Et ça apporte du contact, des échanges, une transversalité entre les artistes, mais aussi avec le public. Ça permet aux gens de découvrir des nouvelles choses et pas seulement ce qu’ils connaissent, donc tout ça est bien plaisant !
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
C’est une des meilleure chose à faire. Aujourd’hui, on est dans une société où il faut remettre le public face à tout ces problèmes et à ses choix. C’est à lui de décider. Et l’artiste, pareil. C’est un peu lui la base de tout. Sans lui, la musique n’évolue pas, les boites et les lieux ne tournent pas… Donc, c’est bien de le remettre en plein centre de tout ça. Surtout que ça a un peu disparu ces dernières années.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Vas-y fonce ! Il reste dix jours ! Tu vas sur le Kiss Kiss Bank Bank, tu bourrines tout ! Tu soutiens ton artiste que tu kiffes parce qu’il y a pas le choix, et tu en profites pour découvrir plein d’autres artistes qui déboitent. Tu te dépêches, parce qu’il va vraiment falloir que ça trime là (rires) ! On a besoin de vous, et c’est loin d’être là juste pour ramener des sous. C’est vraiment tout un concept et une belle idée à pousser. Donc, vas-y fonce, aller !
Article publié sur le blog de l’événement, le 15 juin 2016.
Rencontre avec Jean-Baptiste de Memorial
Mémorial, c’est un projet un peu particulier, très poétique, où les deux membres fondateurs du groupe, Clément et Jean-Baptiste, évoquent leurs pérégrinations aux quatre coins du monde. Notre rencontre avec Jean-Baptiste a donc donné une interview parfois un peu décalée, mais riche et tout en douceur.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Sur Facebook, en fait. Ça a été partagé par des artistes qui ont participé et qui ont été sélectionnés, des groupes lyonnais que je connais un petit peu, ou on a des amis en commun, comme Tisiphone et Wild Wild Waves. Et aussi, par des gens du jury. Par exemple, Francis Richert, c’est quelqu’un que je connais depuis un moment, c’était mon prof à une époque. Les gens de la Feppra aussi, parce que j’ai eu un label à Lyon. Tout le monde s’est mis à en parler d’un coup, ça a été très partagé.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
On en a parlé avec Clément (ndlr : le deuxième membre fondateur du groupe Mémorial), et on n’est pas hypers friands des concours comme Inrocks Lab, Ricard SA Live… Même si on sait que c’est des passages obligés, aujourd’hui. Mais là , il y avait un truc où il n’y avait pas de final, de concours, où il faut appeler les gens à voter… On aimait bien l’idée que tous les gens qui sont pris, font un concert et qu’il est diffusé. Ça nous semblait assez sain, de faire quelque chose autour d’un partage musicale. Je pense qu’aujourd’hui le streaming, c’est un truc auquel on n’échappe pas. On a tous sur Internet un Soundcloud ou autre chose. Nous, en plus, on fait beaucoup de captations live. Ce projet est dédié au live, on ne va probablement pas l’enregistrer en studio, car ce serait très compliqué. Donc BIM! offrait un support de diffusion différent, qui nous intéressait. Et puis honnêtement, quand j’ai vu qui était dans le jury, c’est des gens que j’estime donc je me suis dis que le projet était chouette.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
C’est une diffusion, une communication supplémentaire et différente. Différente sur le support et supplémentaire parce que tout le monde a besoin de faire parler de ses projets. Là , il y a 50 groupes c’est énorme, et puis il y en a tellement d’autres. Autour du projet BIM!, il y aussi une communication donc pour nous c’est intéressant. Du coup, par rapport à notre projet, ça va aiguiser la curiosité des gens. Notre projet est difficilement présentable dans les réseaux officielles de la musique actuelle, qui ne sont pas restreints, mais assez cadrés. Pour nous, c’est aussi une manière de partager ce projet autrement.
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Au niveau où on est, surtout dans la musique indépendante, la plupart des artistes ont tous, à un moment donné, créer un label, ou une association. Ça me parait tellement normal aujourd’hui que tout le monde fasse ça, que c’est bien que les événements de diffusion se fassent aussi avec les artistes. D’ailleurs, je pense que les artistes doivent devenir producteurs, car c’est à nous de défendre notre musique, comme nous le voulons, autrement, malgré les contraintes. Mais ce n’est jamais simple. De toute façon, le fait de s’appuyer sur les artistes, ça existe déjà . Donc, si certaines structures le font de manière plus officielle et organisée, je trouve ça bien parce que ça rapproche les artistes et les gens qui ont le savoir-faire. Et si on le fait, autant le faire avec vous, c’est mieux ! (rires)
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Dans notre projet, il y a un vrai rapport au texte, à la poésie et au voyage. C’est vraiment un récit très poétique. Ça raconte un monde qui n’existe pas : ce sont les cendres du XXe siècle. Qu’est ce qui fait qu’aujourd’hui les grandes illusions du XXe siècle n’existent plus et qu’on se retrouve, comme souvent, dans un début de siècle un peu obscur, nous, jeunes générations. Le projet, c’est ça : refaire un tour du monde pour se demander ce qu’il en reste, ce qu’on a perdu… Sur le plan musical, c’est une expérience. Déjà , c’est long. Moi, j’aime les choses qui se passent dans la longueur. Et puis, il y a 10 musiciens, donc c’est très vivant. Ça pourrait paraître chiant comme ça, de se dire qu’il y a un mec qui va parler pendant 2h40 (rires) ! Mais c’est très vivant parce qu’il y a un côté très rock’n’roll, et il y a un instrumentarium très riche avec guitare, basse batterie, des synthés, des flûtes, des violoncelles. C’est beaucoup d’énergies différentes et c’est très cinématographique, en suivant un fil rouge. C’est à la fois très sombre et très joyeux ! Je sais que je suis peut-être à côté de la question… mais je parle de ce que je fais, j’espère que ça donnera envie en tout cas ! (sourire) Voilà , je sais pas quoi dire d’autre : je n’ai pas de slogan ! (rires)
Pas de slogan peut-être, mais nous, ça nous a donné envie de suivre le récit de leur périple aux quatre coins du monde. Alors, un soir d’automne, pendant le BIM!, on s’installera dans notre canapé pour écouter ce récit musical très original.
Article publié sur le blog de l’événement, le 14 juin 2016.
Rencontre avec Charlotte & Magon
Ça ne se voit peut-être pas immédiatement mais nous vous présentons aujourd’hui notre toute première interview bilingue, français-anglais, avec Charlotte & Magon. Et oui ! Si vous en doutiez, BIM! est un événement international ! Et on n’est pas peu fiers. Mais comme on est sympa avec vous, on a tout traduit.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Charlotte : Alors c’est moi qui est vu traîner l’information sur sur le net. Où ? Je ne me souviens plus du tout… J’ai vu de loin ce que c’était et je nous ai inscrit. J’ai aussi vu le site web, que j’ai trouvé très bien fait. Ça avait l’air sérieux, il ne fallait pas forcément faire voter le public pour être sélectionné. L’équipe du jury me paraissait très intéressante aussi, professionnelle… Après comment, je ne me souviens plus… Sur le net !
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Charlotte : J’inscris Charlotte & Magon à certains tremplins mais pas tous. Et c’est toujours intéressant car on est un groupe en émergence et on a toujours besoin de ce genre d’événements. J’ai trouvé que c’était assez original, futuriste et que ça pouvait permettre à beaucoup de nos fans de pouvoir nous écouter de loin. Parce qu’on a une fan-database en Israël et puis ailleurs en France, j’ai trouvé ça intéressant… Le fait aussi de présenter ça comme un festival, un festival un peu virtuel, j’ai trouvé l’idée un peu futuriste et bizarrement communautaire… Ça se passe de partout. Il y a un espèce “d’être ensemble”, partout. Ça m’a plu…
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Charlotte : Déjà , il y a l’idée de plusieurs acteurs qui sont entrain de “faire” l’événement. Il n’y a pas simplement le groupe. Il y a le groupe et la salle, et un espèce de média. Et aussi une équipe de vidéastes… Ah non pardon ! (rires) Il y a cette idée que tu fais un événement avec beaucoup de partenaires qui travaillent. C’est le meilleur moyen pour toucher le maximum de personnes possibles parce que l’info et l’art se relayent plus. Donc, il y a déjà ça qui était intéressant d’un point de vue strictement personnel pour notre développement. Et aussi, comme je l’ai déjà dit, juste de permettre à plein de gens qui ne peuvent pas forcément venir nous voir en concert. Ou même des gens qui ont leurs gamins, et qui peuvent nous écouter depuis leur salon, avec leurs enfants. Tu veux dire quelque chose ? Magon : Non, non non. Je suis d’accord… Charlotte : (rires) Magon est d’accord.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Charlotte : Par rapport au crowdfunding, donc… C’est un système économique qui va de soi, de plus en plus. Et là , le crowdfunding ça permet aux gens d’acheter leur prévente en gros, donc ça revient au même. Et puis aussi si les partenaires, on va dire plus “académiques” du festival BIM!, veulent donner des deniers pour faire vivre la chose, je trouve ça très important. Après pour les fans et les gens qui suivent les groupes, c’est juste acheter leur prévente et puis s’ils veulent donner un peu plus pour soutenir le projet, allons-y !
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Magon : J’ai pas vraiment compris la question… Charlotte (ndlr : traductrice officielle de BIM!) : What would you say to people to participate, to fans … ? Magon (ndlr : qui a tenu à nous faire sa réponse en français) : Simplement, de notre point de vue, ils peuvent écouter notre musique, donc je vais les inviter à ça. C’est aussi simple. Et comme ils vont l’écouter, ils vont découvrir d’autres supers groupes. Charlotte : Les artistes qui ont été sélectionnés dans BIM!, tu sens vraiment que c’est des artistes qui frémissent en ce moment. Pour les fans, c’est super intéressant de voir qu’il y a un festival avec tous les artistes émergents qui arrivent. Qu’ils peuvent vraiment avoir, sans se déplacer, le sentiment d’être EN concert. Genre, ils ont une jambe cassé, ils sont à l’hôpital, ils peuvent y être ! (rires)
Réunir le public français et israéliens : c’est aussi ça, BIM!.
Article publié sur le blog de l’événement, le 3 juin 2016.
Rencontre avec Carl de Chromatik
C’est à la terrasse de l’Atlantique, à côté du brouhaha de la gare Montparnasse que nous avions rendez-vous avec Carl. Carl, c’est le guitariste et fondateur de Chromatik, le groupe parisien entre jazz, funk et hip hop, qui font groover toute l’équipe de BIM! au bureau.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Alors BIM! ! (rires) Un jour sur Facebook, je suis tout simplement tombé sur le logo, et j’ai trouvé ça cool. J’ai regardé un peu et le projet m’a intéressé. J’ai vu qu’on pouvait s’inscrire pour être sélectionné pour le projet BIM! donc je nous ai inscrit, pour voir.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Le projet me parlait bien. Je trouvais que l’idée de retransmettre des concerts en live, c’était plutôt intéressant et que ça pouvait viser un public un peu plus large. Et être diffusé dans la France entière, c’est vraiment intéressant, je trouve. Pouvoir être écouter quand tu joues à Paris, alors que les autres sont… à Marseille !
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
La possibilité de pouvoir écouter un concert quand vous ne pouvez pas vous y rendre. En direct ou en replay. C’est ça, surtout que ça va pouvoir apporter. Et puis ça permet de viser un public plus large aussi, autre que le sien.
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Je pense que c’est comme un partenariat, puisque c’est en quelque sorte ça. Je trouve ça cool qu’on soit tous baignés dans une aventure commune, pour la réussite d’une start-up. C’est plutôt bien. Parce que même nous, on est des start-ups au final. On est des jeunes groupes, on se bat tous pour réussir quelque part. Et BIM! ! (rires)
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Tout simplement, qu’on a tous envie que ce projet réussisse. Que c’est un beau projet parce que sur le long terme ça peut vraiment être intéressant de pouvoir écouter des concerts en direct sans pouvoir y être, ou en replay. Pour quelqu’un, s’il aime ta musique ou la musique en général, ça peut être intéressant pour lui de pouvoir écouter plusieurs groupes, plusieurs musiques différentes, dans la France entière, sans bouger. C’est un bon concept.
Article publié sur le blog de l’événement, le 7 juin 2016.

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Rencontre avec Julien Copelli, booker de Tupan et Khoe-wa Dub System
On a décidé de varier les plaisirs… Cette fois, c’était autour d’une bière, qu’on a rencontré Justin Copelli, le bookeur et manager des groupes Tupan, Khoe-wa Dub System et aussi représentant, pour l’occasion, du groupe Ladybug And The Wolf.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
J’en ai entendu parler par la FEPPRA (ndlr : Fédération des Editeurs et Producteurs Phonographiques en Rhône‑Alpes), et les relais qu’ils ont fait sur internet et par mail.
Pourquoi avoir choisi d’y faire participer tes groupes ?
J’ai trouvé le projet intéressant, et actuel surtout, d’aller explorer des pistes sur le numérique, qui allient le live et l’Internet. C’est une approche pas forcément facile à développer, et qui peut demander des moyens.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu qu’il peut apporter aux groupes, et apporter au public ?
Le fait que ce soit innovant et dans l’ère du temps, je trouve ça intéressant pour des groupes qui sont en développement. De participer à ce genre d’événements, ça peut leur apporter de la visibilité, et ce n’est pas négligeable. J’ai mis en avant les groupes qu’on essaye de développer, parce que peut leur servir de vitrine. Le fait qu’ils soient sélectionnés par un comité de programmation aussi, ça leur permet d’être entourés de bons groupes et ça les rends visibles.
Tu le sais, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que penses-tu de ce choix ? Qu’est-ce que ça t’inspire ?
Ce qui est cool c’est de faire prendre conscience au public qu’ils font partie de l’économie de la musique, de les intégrer dedans, c’est important. Il se dise “Je suis prêt à mettre à l’avance un peu de sous sachant que je vais trouver quelque chose derrière.”
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Qu’est-ce tu dirais à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Je leur dirai que c’est une plateforme qui sélectionne des groupes jeunes, mais en développement et qui ont de l’avenir, sélectionnés par un jury. C’est une bonne façon pour découvrir des jeunes groupes en devenir.
Article publié sur le blog de l’événement, le 4 juin 2016.
Rencontre avec Black Lily’s
Ce matin, on a rendez-vous avec Camille et Robin, la fratrie de Black Lilys. On n’est pas trop bien réveillés, eux non plus, et pourtant ils arrivent quand même à nous dire plein de trucs intéressants. Trop forts, ces Black Lilys, et vraiment très sympas…
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Robin : Par Philippe, d’Enlarge Your Monster. Ça faisait quelques temps qu’il nous en parlait. Camille : Il nous a dit que c’était un événement intéressant pour les groupes émergents, et aussi par rapport à là où on était à Lyon. Il nous a dit qu’il y avait plein de groupes qu’on connaissait qui participaient et qu’on avait des chances d’être sélectionnés. Du coup, on s’est dit que ça valait le coup.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Robin : Je trouve ça intéressant comme principe, on a jamais fait ça, avec le public qui participe comme ça… C’est assez original. Normalement, on n’est pas fermé sur ces choses là , mais les événements où il faut faire participer le public, on en a fait beaucoup. Camille : Oui, on avait peur de fatiguer un peu les gens. Robin : Alors que là , c’est vraiment physique. C’est pas un like sur Facebook. C’est un concept plus poussé. Camille : C’est plus vivant. Robin : Et aussi pour le rayonnement : le fait qu’il y ait plein de groupes qui participent, c’est beaucoup plus intéressant.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Camille : En ce moment, par exemple, on a moins de dates à Lyon parce qu’on tourne dans d’autres villes. Donc c’est intéressant de pouvoir dire à notre public lyonnais, qui est notre premier public, qu’ils vont pouvoir suivre nos concerts en direct. Ça va aussi permettre de créer un réseau avec les autres groupes participants qui font parti du même milieu indé. C’est super agréable de penser que les gens vont pouvoir découvrir un artiste, et puis un autre, etc. Aujourd’hui c’est comme ça que ça marche… Du coup, il y a la possibilité de pouvoir capter le public d’un autre artiste et je trouve que c’est une bonne idée. Et même si c’est la première saison, je pense que le concept de l’événement va être facile à comprendre par le public.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Robin : Justement, c’est ce qu’on disait, c’est original, nouveau et on est toujours friands de choses nouvelles. Dans le milieu artistique, tu fais beaucoup de choses nouvelles. Nous, on essaye beaucoup de choses, on fait des concerts en hôpitaux par exemple. Et du coup, c’est un nouveau truc qu’on a pas encore essayé. Camille : Je pense que les gens ont besoin d’être acteurs, et les artistes essayent aussi d’être plus proches de leur public. Aujourd’hui, les gens publient une vidéo d’eux au petit matin et partagent leur vie sur Instagram. Alors qu’avant, tu choisissais quand est-ce que tu sortais ta photo, ton album… Maintenant, les gens ont besoin d’être dans le quotidien. D’ailleurs, pour les campagnes de financement, on le voit : il y a des gens qui ne connaissent pas du tout les groupes et qui participent, parce qu’aujourd’hui, ils ont ce besoin de participer à cette aventure. Donc BIM!, c’est le moyen pour découvrir des groupes et avec l’application, de pouvoir participer au projet. Surtout avec les groupes émergents, on le voit. Notre public est hyper-motivé pour diffuser du Black Lilys et … faire de la com’ pour nous quoi (rires) ! Donc, je pense que ça va les intéresser.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Camille : Je leur dirai que l’application est gratuite, que pour 10 euros tu peux voir une multitude de concerts, et en étant chez soi. Il y en a parfois qui ont la flemme de se déplacer, donc là , au moins, ça permet d’être tranquilou. Et puis, ça permet de découvrir pleins d’autres groupes et de participer à cette aventure de l’émergence. Je leur dirai aussi que chaque concert est unique et du coup, de pouvoir découvrir l’artiste à une autre date, même si on l’a déjà vu, ça permet d’avoir les surprises du live. Et sachant qu’on a le boîtier, je ne sais pas si on fera pas des petites surprises… (rires)
Je sais pas vous, mais nous, on a hâte de les Ă©couter pour BIM!.Â
Article publié sur le blog de l’événement, le 3 juin 2016.