#challenge2 Vil petit obstacle !
Pour ĂŞtre tout Ă fait honnĂŞte, il y a autre chose qui m'a empĂŞchĂ© de rĂ©aliser un nouveau challenge avec toute l'Ă©nergie qu'il mĂ©ritait. Autre chose que la loque en moi. Cette monstrueuse chose s'appelle "un-job-d'Ă©tĂ©". Je ne l'ai pas, mais justement je suis Ă sa recherche, Ă la recherche d'un-job-d'Ă©tĂ©, et c'est assez terrifiant.Â
Cette chose, cette mission, ce but que je me donne, me donne envie de vomir, d'imploser ou d'exploser, me donne des envies de meurtre puis de suicide...
... me donne envie de GUEULER. Trouver un job d'été c'est le parcours du combattant, c'est se mettre à la recherche du Saint Graal, c'est se battre pour pouvoir nettoyer des chiottes, se battre pour se faire gueuler dessus comme du poisson pourri, pour ensuite avoir l'ultime plaisir, la récompense de gagner des cacahuètes. C'est accepter de se déplacer et de faire 1h00 de transport en commun dans une boîte à sardine qui pue la transpiration et le roquefort, pour SERVIR ce roi, le client.
BontĂ© divine, descends du ciel ! Qui accepterait de se faire traĂ®ner dans la boue, qui accepterait un tel asservissement ?Â
Moi, j'ai accepté de me faire enrôler dans cette roue dégueulasse, dans ce broyeur incontrôlable. Je veux de la thune. J'ai l'énergie pour distribuer des flyers, faire l'hôtesse de caisse (c'est tellement plus classe), la concierge, et d'entendre les blagues racistes et misogynes de mes collègues.
Et même si j'ai l'énergie, je ne trouve pas, et j'ai l'indécente prétention de penser que ce n'est pas de ma faute, c'est celle des autres.
En recherchant un-job-d'été, j'ai découvert qu'il fallait avoir bac +5 et être trilingue pour servir du café. J'ai découvert qu'il fallait 6 mois d'expérience dans la restauration pour être plongeur. Et j'ai découvert qu'il fallait vendre son âme au diable dans des lettres de motivation vantant les qualités d'une entreprise jusqu'alors inconnue et assurer une vocation démesurée dans le domaine de la restauration, pour bosser dans un fast food.
Je pleure des larmes de sang, je me roule par terre et je me plains.
Et je n'ai qu'un regret, il me manque l'Ă©quipe de choc pour mener Ă bien cette mission impossible.Â
Vous l'aurez compris, j'ai un peu la tĂŞte ailleurs. Mais c'est dit, je commence sĂ©rieusement le challenge n°2 demain.Â