Coucou les ptits chou à la crème.
Une fois n’est pas coutume je vais vous parler de mon travail.
Je suis employée dans un énorme hôpital, un centre de lutte contre le cancer.
Tous les jours je vois des gens malades se battre, tous les jours je traite des dossiers de personnes qui pourraient être mes parents, ma meilleure amie mon voisin ou ma grand-mère. J’essaye de ne pas y penser, de ne voir que des numéros…
Jusqu’au jour où je suis tombée sur des personnes que je connaissais, comme ça dans un couloir. Un choc. On ne sait jamais quoi dire dans ces moments et pire je me suis sentie démunie face à leur désespoir et à leurs questions.
Au fur et à mesure que les gens ont appris ce que je faisais, les langues se sont déliées, et j’ai ainsi su que la maman d’une de mes meilleure amie a été opérée ici suite à un cancer du sein, que le collègue de mon père s’est fait greffer dans mon centre, qu’une connaissance a été traité par mon chef.
Alors je ne vais pas vous faire un laïus, aujourd’hui débute Octobre Rose, vous connaissez peut-être ou du moins vous en avez entendu parler.
Octobre Rose permet de sensibiliser principalement les femmes au dépistage du cancer du sein. Sachez que nous sommes toutes concernées, 1 femme sur 10 en est atteinte. Ça peut être vous, moi, votre mère, votre sœur, votre filleule, votre amie.
Parlez-en autour de vous, faites-vous dépister (c’est gratuit passé un certain âge) même si c’est désagréable, car oui ce cancer se soigne bien, on peut faire quelque chose.
Le dépistage permet de prendre en charge des cancers débutants. Or, plus un cancer du sein est détecté tôt, mieux il se soigne, avec des traitements moins lourds et moins de séquelles. Un cancer du sein pris en charge à un stade précoce, s’il est de petite taille, est guéri dans 9 cas sur 10.
Les filles je compte sur vous, les garçons aussi, vous avez le droit d’en parler et de soutenir toutes les femmes que vous connaissez.
Et j’en profite pour faire passer un second message : il n’y a pas que le cancer du sein, il y en a des tas malheureusement alors faites vous dépister, parlez en à votre médecin, il ne faut pas que ce soit un sujet tabou.