Je nâai que trĂšs peu de photo de ma 2eme grossesse. Elle nâa pas Ă©tĂ© comme je lâavais imaginĂ©..
Jâai eu ma premiĂšre Ă©chographie environ 3 mois aprĂšs avoir fait mon test de grossesse, et lĂ , surprise ! Il nây avait pas 1 mais 2 bĂ©bĂ©s qui sâĂ©taient nichĂ©s au creux de moi. Le type de grossesse a Ă©tĂ© dĂ©fini Ă ce moment lĂ ainsi que le type de suivi. Monochoriale biamniotique (autrement dit 1 placenta, 2 poches). Echographie tous les 15 jours, avec des mĂ©decins.Â
Je suis restĂ©e abasourdie par cette nouvelle. Et par le chamboulement que cela allait amener, mais jâĂ©tais bien loin de la rĂ©alitĂ© !
Jâai donc commencĂ© mon suivi rĂ©gulier. Au bout de quelques semaines, un problĂšme est dĂ©tectĂ© au niveau dâun cordon ombilical, les Ă©changes se font mal, jâaurais donc des Ă©chographies toutes les semaine (jusquâĂ la fin pratiquement). A ce moment, je continuais Ă aller travailler, mais cela ne sâarrangeant pas, dĂ©cision est prise de me mettre en arrĂȘt de travail Ă 4 mois et demi de grossesse avec un maximum de repos. Avec Julia qui venait dâavoir 2 ans, le repos Ă©tait loin dâĂȘtre total !
Puis Ă un Ă©niĂšme contrĂŽle, le mĂ©decin mâannonce que les Ă©changes dans le cordon se font correctement. Je sens un immense soulagement ! Puis il vĂ©rifie que mon col nâa pas bougĂ©, et lĂ , câest la chute libre. Mon col sâest beaucoup trop raccourci par rapport au dernier contrĂŽle, je me retrouve donc en MAP (menace dâaccouchement prĂ©maturĂ©). Je rentre malgrĂ© tout chez moi (aprĂšs nĂ©gociations) avec des monitorings Ă faire Ă domicile 2 fois par semaine.
15 jours plus tard, nouveau rebondissement, je ne suis plus en MAP, mais une de mes filles manque de liquide amniotique et souffre dâun retard de croissance intra-utĂ©rin (RCIU). Cette fois, je nâĂ©chappe pas Ă lâhospitalisation, et ce jusquâĂ la fin de ma grossesse. Nous devons donc nous organiser en urgence pour la garde de Julia car chĂ©ri continue de travailler..
Je suis donc transfĂ©rĂ©e dans lâunitĂ© SIG (surveillance intensive de grossesse) en semi-urgence, je suis alors Ă 31 SA de grossesse. On mâexplique que jâaurais des monitorings 3 fois par jour, avant chaque repas pour me laisser Ă jeun, au cas ou il faudrait pratiquer la cĂ©sarienne. Les monitorings montrent que je contracte rĂ©guliĂšrement, mais je ne ressens pas les contractions.
Mon mari et ma famille amĂšnent Julia tous les jours pour que lâon puisse se voir, et chaque sĂ©paration est un dĂ©chirement. Nous qui nâavons jamais Ă©tĂ© sĂ©parĂ©es, ça a Ă©tĂ© trĂšs difficile Ă vivre pour nous deux.
A une Ă©chographie de contrĂŽle, une de mes filles nâa plus du tout de liquide dans sa poche, et la 2eme commence Ă©galement Ă en perdre. Quelques jours aprĂšs, on mâannonce que la cĂ©sarienne sera pratiquĂ©e dans la journĂ©e. Câest un lundi, je suis Ă 33+5 SA. Jâappelle chĂ©ri, qui me rejoint aussitĂŽt.
Je me prĂ©pare pour le bloc, et commence lâattente dans la chambre.