La lumière chauffe et colore
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La lumière chauffe et colore

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C'était joli ce matin. On ne dirait pas que le monde s'écroule.
Lumineuse tristesse.
100 billets !
Eh bien ! Ça aussi c'est remarquable !
(Et) c'est remarquable
Un livre ouvert déposé sur le toit d'un abris bus.
Un adulte qui s'arrête pour prendre un enfant dans ses bras puis reprennent leur course comme si de rien n'était.
Le jeune homme qui joue uniquement des airs mélancoliques sur le piano à disposition dans la galerie marchande.
Croiser un mouchoir en papier ensanglanté sur le retour, après que tu m'as demandé de te quitter.
Une pluie battante qui faisait chanter le zinc du toit.
Sous le pont, dans une zone dépourvue d'éclairage, j'ai traversé un passage de quelques mètres parsemé de milliers de paillettes.
Ressentir d'absurdes jets de cailloux qui rebondissent sur la matière glacée de ma doudoune. Le bruit des rebonds est agréable à l'oreille.
Avancer sur le pont, dans un couloir ensoleillé ; voir au loin la pluie dense s'étendre au-dessus de la seine, dans un cotonneux nuage gris.
Savoir s'identifier avec plus de facilité aux toupies des enfants, celles qui tournent très vite, vacillent, semblent chavirer puis repartent de plus belle en un jeu d'équilibre, taquinant la gravité, chancellent d'un mouvement léger, puis touchent parfois terre après une soudaine inclinaison ; plutôt qu'aux femmes de mon âge.
Arriver dans le bureau du psychanalyste, le laisser s'allonger sur le divan pour qu'il vous demande "je peux vous parler un peu de moi aujourd'hui ?".
Elle a deux ans et demi, elles jouent à la marchande ; elle dit à sa sœur de quatre ans "c'est quoi tu veux acheter, madame ?", la deuxième répond "des carottes, des paillettes et un peu de rire, s'il vous plaît".
Rigoureusement pas naturel
Des semaines sans hallucinations, des semaines déçues. Elles avaient disparu subitement. Le vide de ton absence revenant me déchiqueter, il se peut qu'une surprenante force de vie et de lutte se réveille, et génère ces quelques figures.
J'ai déjà contemplé au loin un enfant nain, se tenant sur une seule jambe, entre deux cheminées fumantes. Cet exercice acrobatique a duré. Entre trois et quinze minutes, je ne sais pas vraiment. La fumée voguant dans le vent, il a fini par s'en aller dans une étoffe nébuleuse. Si d'habitude mon univers projeté se compose de petits animaux, je sais maintenant que ma mue psychique change petit à petit cette peuplade imaginée. Je ne décompte que peu d'animaux réconfortants depuis des mois, si ce n'est quelques araignées visiteuses. Elles s'estompent très rapidement et ne sont d'aucun réconfort.
À la fin du mois d'octobre, je crois, j'ai le souvenir tout à fait net de ce Jacques Lacan. Je sortais acheter des haricots verts surgelés, depuis l'immeuble du travail, quand il est passé devant l'église d'en face. Jogging gris, lunettes sur le nez, surveste noire et moelleuse, il courait. Il courait au ralenti, d'une course tout à fait fluide mais parfaitement lente. Je n'invente pas tout : un vieux monsieur se tenait à la place de ce Jacques Lacan. Tu es là quand ? Mais ce n'était pas Jacques Lacan, vraiment. Tu es là quand j'ai besoin ?… J'ai ri, très discrètement dehors, à gorge déployée dedans.
Et le huit novembre.
Ou plutôt, quelques jours après. Après que tu as dit : « Ça ne me convient plus, je veux que tu t'en ailles ».
~ Je veux que tu t'en ailles. Je veux que tu t'en ailles ~
J'ai passé un temps démesurément long à regarder par mes fenêtres. Chacune des fenêtres. Il est possible qu'un nouveau TOC soit en train de s'installer, semblable à celui du confinement. Regarder par les fenêtres. Tu passes, tu passes, tu passes encore, tu observes. Tous les détails qui changent, d'une minute à l'autre, des heures aux autres, des nuages aux autres. Tu changes de fenêtre, jolie meurtrière, et tu contemples. A priori, tu attends quelques choses mais elles ne viennent pas : il faut donc continuer à toujours plus l'attendre. Attendris-moi.
Et donc, quelques jours après. Il fallait bien brouiller les larmes qui brouillaient les yeux. Épais brouillage, molle sidération. À force de suivre le vol des oiseaux, la ligne d'horizon et les traînées des avions, mon regard s'est arrêté sur le balcon d'en face. C'est ici même que j'ai découvert cette silhouette, en partie dissimulée par un solide garde-corps en fer forgé. Je la devine assise sur une boîte, devant le rebord d'une porte-fenêtre. Ses frêles genoux se touchent et sont remontés à courte distance de son visage, ses pieds éloignés l'un de l'autre afin d'apporter un peu de stabilité. Elle semble se tenir la tête, peut-être qu'elle fume patiemment sa cigarette, ramassée sur elle-même. Elle n'a plus bougé depuis la mi-novembre. Récemment, l'arrivée d'une neige retapissant la ville m'a fait craindre de la voir disparaître, ou l'altération de sa robe noire légère des années 30, mais tout a tenu bon. La fonte des neiges de janvier, la tempête qui aura suivi, et les guerres qui s'annoncent n'ont encore rien changé dans sa tenue.
C'est durant une nuit claire de décembre que, réveillée par le son de la tristesse, je suis sortie de mon lit, allée machinalement vers la fenêtre, et me suis demandée sans y réfléchir : « mais où est Charlotte Eston ? Ah, ici. », surprise par ma propre surprise. Ma jolie et mélancolique hallucination avait maintenant un nom. Nous vivons face à face. Depuis presque deux mois, je ne sais plus si je la regarde attendre, ou si elle me regarde attendre de tes nouvelles. Qui est la projection de l'autre ? Avons-nous même une utilité, un rôle ?
Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, assise dans le froid, clope, écoute le raffut du boulevard. Elle n'a même pas un bouquin. Cela ne l'empêche peut-être pas de composer un peu de poésie quand elle imagine ce que tu deviens. Je suppose qu'elle imagine ce qu'elle déclamerait si tu revenais, parce que moi, je ne peux pas. Ton absence est déjà la pire des présences alors j'ai promis de ne rien écrire à ton sujet, alors on ne m'y prendra pas, alors non je ne vais pas faire ça, ce choix un peu douloureux qui me piquerait les yeux. Il faut oublier, tout peut s'oublier, tu sais. Moi, pas.
Je pense qu'elle devise sur la couleur des ciels du soir, sur les stalactites qu'elle a vues fondre sur ma fenêtre ; des rumeurs sur les voisins qui passent ; l'impact carbone de l'activité aérienne ; la chute de la fréquentation aviaire ; la mode d'hiver ; la préparation des élections municipales… À un moment, elle a pu avoir cet élan poétique qui dirait :
« Sans toi c'est les oiseaux sans le ciel les poumons sans l'oxygène les vagues sans l'écume la pluie sans l'odeur de la terre mouillée le soleil sans son rayonnement le feu sans son crépitement Sans toi c'est rigoureusement pas naturel ».
…
Elle aurait pu, mais je ne l'écouterais pas. Je vais lui chercher un cendrier d'ailleurs.
Je redoute un peu qu'elle reparte un jour à d'autres activités. Qui pourrais-je regarder si Charlotte Eston s'en va ? Est-ce que tu seras revenu ? Tu voudras toujours que je m'en aille ? Quelle nature aura repris ses droits ?
Ce soir, il y a bien quelques étoiles, mais la lune a perdu sa rondeur et Charlotte Eston, son projecteur fétiche. Il ne reste que moi et les hallu. Charlotte Eston reprendra vie auprès du soleil, demain, elle.

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Mais ce soir...
Je devrais te dire, O. : oui je suis toujours prise entre deux moments fiévreux, la douleur de la sinusite qui lancine, ... mais si je suis rentrée plus tôt, c'est que je suis de nouveau trop triste pour oublier à quel point je suis triste. Les quelques silences me donnent envie d'être remplis de sanglots et de questionnantes ruminations. Il me manque, et son absence avale tout l'espace vital dont je pourrais avoir besoin.
Désolée pour la soirée.
En avent la musique
Cher BL,
C'est encore pour vous dire merci ; merci pour votre accueil, et les rires compatendris. A moi de vous laisser partir cette semaine. "Une petite quinzaine", vous dîtes.
Une petite quinzaine, vous savez comme c'est long. La période défaite, refait inexorablement un nouveau monde pour un an. Je vous remercie d'avoir emporté la musique avec vous. Ma musique placée entre vos mains, entre vos oreilles pour "une petite quinzaine" sera fort bien écoutée. Je ne sais pas si vous dîtes tout le temps la vérité : êtes-vous vraiment de passage dans les œuvres que je vous propose ?
La question restera posée, je n'ai aucun moyen d'y répondre. Mais... Savez-vous ce que je sens ? J'entends bien dans vos rires, j'entends bien dans les messages inattendus, et dans les mains tendues. Ravie de sublimer avec vous. C'est plutôt joli, cette transformation du lien. Trois ans et une étoffe solide, colorée, chaude, robuste. Tout ceci est devenu solide comme la soie. Délicat et sensible à la lumière.
La petite quinzaine passera, passera son temps. Je penserai à vous, je crois. "Vous avez le droit de vivre légèrement". Parfois, je dois néanmoins essayer de m'y appliquer.
Bien à vous. Je vous souhaite une bonne écoute d'Amen Dunes.
c
A vous dirais-je
Cher BL,
Parfois, j'ai peur d'être avalée par notre lien alors, comme pour éviter la digestion de celui-ci, et la séparation, peut-être que je dois me préparer et vous en parler.
Il m'arrive de ressentir que je n'ai pas assez de mots pour vous chuchoter à quel point, pour moi, vous êtes. L'histoire débute en 2022, en octobre, le 8. Il aura fallu nager environ un an, vers et contre vous. Vous paraissiez si stricte. Votre voix portait moins, vos mots me paraissaient moins jolis, et le jeu entre votre désinvolture et votre sophistication tentait à chaque fois de me noyer. Savez-vous le personnage de théâtre que vous êtes ? Votre vie intérieure, ses rôles, ses contradictions un peu réprimées donnent à voir votre sensibilité.
Et quelle force de sensibilité ! Après un an de guerre discrète - j'ignore si elle était menée contre moi ou contre vous - je suis touchée de vous retrouver à chaque séance. L'éducation à la liberté me semble enfin porter ses fruits, les fruits qui sucrent le quotidien. Je ne fais qu'aimer, continuellement, et vous l'acceptez, continuellement. Vous piquez parfois "vous voulez qu'on vous aime, hein ? Mais oui, on vous aime, chère Caro, jolie typographie". Je lutte, ou peut-être que je résiste, aussi. Devant vous, quelquefois un peu pour vous, vous êtes le seul à l'apprécier et l'accompagner. Tous les jours, tout le temps, par tous les temps.
Je pars en vacances de fêtes de fin d'années, accrochée à vous et vos phrases philo-poétiques, je vous emmène comme je peux pour être intérieurement dorlotée. Je vole les odeurs de la salle d'attente, je vole le bruit des sièges que je range à chacune de mes entrées au cabinet, je vole l'odeur des lieux, les poussières sur le divan et peut-être un livre disposé là. Je vole vos cheveux émancipés, les crayons de couleurs bien rangés, les coussins mal alignés. Je vole et je garde les sensations de quelques "hugs" tombés à point nommé, donnés là sans me toucher ; j'emporte les chansons freudonnées ou écoutées, les silences douloureux et les bruits de digestion inopinés, les mouchoirs trop rêches et le bruit des stores. Je conserve précieusement les dialogues assis par terre, vous allongé, moi courbaturée mais penchée vers vous. Je ne ressens pas la chaleur d'un feu de camp, mais je devine très bien en vous la lumière camarade qui émane, celle qui vient délasser les douleurs. Il n'y a pas de loneliness quand vous rassurez. Ce réconfort est une trace matérielle sur ma vie psychique. J'ose un peu vous remercier de me grandir : quand l'autre met la barre de relation haut, il devient presque impossible de s'abaisser. L'affection porte bien son nom. Je me sens affectivement touchée, mes affects sont à vous car je sais que vous savez les laisser aller, il n'est point de lien qui capture. Le partage fait du bien quand je sais que vous ne ferez rien de ce fil entre nous.
Hier, vous êtes venu vous asseoir à quarante centimètres de moi, sur le divan, las. Pendant quelques instants, j'étais la camarade. Cela peut être inquiétant de devenir la camarade du psy, et pourtant, c'est la réparation de mon rapport à l'autre qui doit s'épanouir. C'est votre victoire pour l'instant, je travaille à la faire mienne. Elle sera bien assise, pas si loin de vous, pleine de satisfaction et de sérénité. Je suis désolée que vous soyez pris dans cette lassitude. Ce n'est pas mon rôle de la prendre avec moi, mais sachez que je la berce avec vous. Elle est là, nous sommes là, nos poésies s'écoutent et se répondent.
Être seule avec vous, dans ma tête et mon cœur, pour le temps de ces rituels familiaux, si absurdes maintenant, n'est pas le moindre des cadeaux.
Bien à vous
Désillucination
Parfois des lapins qui trottent
Certains mots qui dénotent
L'hiver est froid, les nerfs en pelote,
Des étoiles de mer qui s'accrochent,
Un Jacques Lacan en survêtement, qui courait si lentement,
Un dinosaure sur un toit-terrasse,
Plein d'araignées à repousser,
Quelquefois des ombres qui venaient en nombre,
Et un jour, il a dit "je veux que tu t'en ailles", je veux qu'il m'en aille.
Aïe. J'ai couru en marchant, étouffé de respirer,
Quand il avait mon cœur, il l'avait déplié.
Je suis assise depuis.
Les lapins dénotent,
Jacques Lacan s'accroche,
Les mots en pelote, froid d'hiver, je nous détricote.
Tom the model, Beth Gibbons
Etrange coïncidence...
How can I forget your tender smile Moments that I have shared with you Our hearts may break But they're on their way And there's nothing I can do Oohh… So do what you're gotta do And don't misunderstand me You know you don't ever have to worry 'bout me I'd do it again I can understand that it can't be Guess it's hard as you were meant for me But I can't hide my own despair I guess I never will Oohh… So do what you're gotta do And don't misunderstand me You know you don't ever have to worry 'bout me I'd do it again So tired of life No fairy-tale So hold your fire 'cause I need you Oohh… Just do what you're gotta do And don't misunderstand me You know you don't ever have to worry 'bout me I'd do it again Do what you're gotta do And don't misunderstand me You keep going over every word that we've said But you don't have to worry About me

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Se tenir par la main
En amoureux
En balade
Au cinéma
Aux mariages
Pendant les accouchements
Pour traverser la rue
Pour les petits bobos et les grandes peurs
En sautant dans les vagues
A l’hôpital
Aux enterrements
(30 jours pour écrire - jour 15 - 15/08/25)
Euphoripation
Dévorante découverte décevante récidivante
Le 10 août sans un doute de sa vie il m'a out
Et puis de mon puits depuis ça je ne puis sangloter donc je fuis
je fuis je fuis je fuis
Je fus sa fille je fuis sa fille il a fuit je m'égosille
oH fée orpheline opaline dégelée chaleur à tout fendre
à tout rompre
De ma vie de répandre reprends-toi je m'épanche
Tant de joie avant que je flanche.
Liberté liberté liberté j'écris ton nom
Dans les cris dans les tréfonds
Dans les livrets de famille, les livrets de ta fille, évaporée.s.
Délivré de ta fille, accrochée par un fil, manqué par un fils
Tort tue ré. Plic !
Il faut savoir écrire émancipée, il faut savourer ce qu'on a retrouvé égaré
la joie les nerfs les tressauts et la nausée.
buoyant, 2025, oil on canvas, 90 x 120 cm
Tu ne marches pas, tu flottes.
"Et n'oubliez pas de...
... marcher, pendant les vacances ! Cela vous aidera forcément."
Oui mais, chère psy, ne savez-vous donc pas que lorsque je marche, c'est moins la ville qui défile, que la vie ? C'est errer au milieu des autres et de l'autre que je ne suis pas, des malheureux, des faux heureux, des familles et des complétudes, des pressés au travail, des flânants dans l'air, etc. Alors oui, je fais des pas, je marche au pas, mais dans ma vie, je ne marche pas.
Mes chaussures n'inscrivent rien dans le bitume, ce n'est pas faute de repasser parfois plusieurs fois au même endroit, mais je ne fais qu'affleurer. Est-ce que je touche d'ailleurs le sol ? Quel paradoxe que ce pas lourd et cette sensation de flottement...
La vie défile, la vie déroule, la vie s'en va loin devant, je la talonne, mais jamais ne m'en saisis. Le temps parfois nuageux, le temps parfois à découvert, l'air au souffle qui chauffe, l'air au souffle qui rafraîchit, et rien ne bouge.
J'attends mon bus.
Sortie de table
Tristesse roborative,
on ne devrait pas en faire tout un fromage.
C'est un gros, un fromage, surtout si l'on compte les trous.
L'air est lourd.

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Si vous saviez, vous me ririez au nez.
"J'ai souvent trop donné Ils me rient tous au nez Quand je les traite d'ingrats Ils disent qu'ils m'avaient pas sonnée Pourtant, j'suis juste passionnelle Au point d'en perdre sommeil Si j't'aime et que ça va pas Sans demander, je te passe mon aide Mais comme moi, personne n'aime Toi non plus, rien de personnel Tes messages donnent hyper sommeil Donc j'ai le plaid et le bon sommier Pourtant, j'suis juste passionnelle Au point d'en perdre sommeil Si j't'aime et que ça va pas Sans demander, je te passe mon aide Pourtant, j'suis juste passionnelle Au point d'en perdre sommeil Si j't'aime et que ça va pas Sans demander, je te passe mon aide Les super vilains l'sont pour une raison Moi, j'suis une garce née, un peu trop garçonnée Méchante à cause de la pression qui me monte au nez Trop gentille, tous me frappent C'est moi qu'ai tendu le putain de bâtonnet Stationne devant mon cœur, évite de sonner Les problèmes m'ont déjà fait perdre sommeil Mon cœur est resté seul plusieurs longues semaines Pourtant, j'ai pleuré, personne m'a tendu sa main Mais comme moi, personne n'aime Toi non plus rien de personnel Tes messages donnent hyper sommeil Donc j'ai le plaid et le bon sommier Pourtant, j'suis juste passionnelle Au point d'en perdre sommeil Si j't'aime et que ça va pas Sans demander, je te passe mon aide Pourtant, j'suis juste passionnelle Au point d'en perdre sommeil Si j't'aime et que ça va pas Sans demander, je te passe mon aide"
-- Théodora 💕
After hours - The Velvet Underground
If you close the door, the night could last forever Leave the sunshine out and say hello to never All the people are dancing, and they're having such fun I wish it could happen to me But if you close the door I'd never have to see the day again If you close the door, the night could last forever Leave the wineglass out and drink a toast to never Oh, someday, I know someone will look into my eyes And say, "Hello, you're my very special one" But if you close the door I'd never have to see the day again Dark party bars, shiny Cadillac cars And the people on subways and trains Looking gray in the rain as they stand disarrayed Oh, but people look well in the dark And if you close the door, the night could last forever Leave the sunshine out and say hello to never All the people are dancing, and they're having such fun I wish it could happen to me 'Cause if you close the door I'd never have to see the day again I'd never have to see the day again, once more I'd never have to see the day again