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Avec les conflits en Ukraine et en Iran, je suis de plus en plus lâusage militaire de lâIA.
Face à la pénurie de personnel qualifié, le Parlement suisse vient d'approuver la réintégration d'anciens militaires dans l'armée. Une mesur
Je relis mes notes et elles me paraissent dâune nettetĂ© presque suspecte, comme si leur cohĂ©rence tenait davantage Ă leur forme quâĂ ce quâelles dĂ©crivent rĂ©ellement. Tout y est pourtant : les dates, les heures, les captures, les extraits, une continuitĂ© mĂ©thodique qui devrait suffire Ă produire un objet stable. Au dĂ©but, câĂ©tait simple. Il y avait un individu, un pĂ©rimĂštre, une activitĂ© identifiable. Je pouvais tracer des lignes, Ă©tablir des frĂ©quences, mesurer des intensitĂ©s, situer des interactions. Je savais oĂč regarder, et surtout pourquoi. Cela suffisait.

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Des drones suspects survolent des infrastructures critiques en Argovie, des espions russes et chinois sont interceptés sur sol suisse et les
TĂŽt ce matin au bureau, jâai lu les derniers mouves du Fugitif. Ils mettaient en scĂšne une chaĂźne de rĂ©actions Ă la suite dâune rencontre entre Robert, un diplomate chinois, et Bras Long, le coach dâAlex Li Ă Nexus Pro. Ce scĂ©nario nâest pas rĂ©aliste: jamais je nâaurais pris, seule, lâinitiative de transmettre la photographie Ă la station de la CIA. Le jeu dâAlex Li, bien quâintĂ©ressant intellectuellement, ne constitue pas une « menace pour la sĂ©curitĂ© nationale ». De plus, une rencontre isolĂ©e avec un diplomate chinois ne signifie rien en soi. Cela ne correspond Ă aucun « pattern ». Pour la rencontre de cet aprĂšs-midi avec la cantonale, jâhĂ©sitais Ă en parler, car je ne pense pas que le cas dâAlex Li corresponde aux cas que traite lâUPRAD. Tant que lâUnitĂ© commune CSR-ORP ne fait remonter aucun signalement, le SRC ne pourra ĂȘtre accusĂ© de nĂ©gligence. Cependant, me disant cela, le fait que le jeu fasse exister la possibilitĂ© dâune enquĂȘte ne me laissait pas totalement tranquilleâŠ
Préemption
Le problĂšme avec Le Fugitif, pensai-je, rĂ©sidait dans lâimpossibilitĂ© de le qualifier vĂ©ritablement. De ce fait, plus le jeu sâenrichit et se dĂ©veloppe et plus il risque de constituer une archive, Ă savoir lâun des premiers ARG suisses, ce qui risquait Ă terme de dĂ©stabiliser le regard portĂ© sur le pays.
La photographie ne mâa pas frappĂ©e tout de suite.

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đđ đŠđđđąđ§, đđ„đđ§đ đđđđđ« đÌđđđąđ đđ±đđ«đÌđŠđđŠđđ§đ đđđ§đđźđ. đđ đđđ«đŻđąđđ đđŻđđąđ đ©đ«đąđŹ đđšđ§đŹđđąđđ§đđ đȘđźâđđ„đđ± đđą, đȘđźđ đ„đđŹ đđźđđšđ«đąđđÌđŹ đąđŠđđ đąđ§đđ„đđŹ đŻđđźđđšđąđŹđđŹ đđŻđđąđđ§đ đ©đ«đąđŹ đ©đšđźđ« đźđ§ « đĄđźđ«đ„đźđđđ«đ„đźÂ », đÌđđđąđ đđ§ đđ«đđąđ§ đđ đđ«đÌđđ« đźđ§ đŹđđ«đŻđąđđ đđ đ«đđ§đŹđđąđ đ§đđŠđđ§đ đ©đđ«đđ„đ„đÌđ„đ: đ„âđđ đđ§đđ đđđ. đđšđŠđŠđ đđđ„đ đŹđ đđÌđ«đšđźđ„đđąđ đđđ§đŹ đ„đ đđđđ«đ đâđźđ§đ đđąđđđąđšđ§, đ„đđŹ đđźđđšđ«đąđđÌđŹ đđÌđđÌđ«đđ„đđŹ đ§âđđŻđđąđđ§đ đ„đÌđ đđ„đđŠđđ§đ đđźđđźđ§đ đ©đ«đąđŹđ, đđąđđ§ đȘđźâđđ„đ„đđŹ đšđđŹđđ«đŻđđąđđ§đ đ„đ đŹđąđđźđđđąđšđ§ đđ đđ«đÌđŹ đ©đ«đÌđŹ. đđ đ©đ„đźđŹ, đ„âđđ đđ§đ đđź đđđ đŹđđŻđđąđ đȘđźđ đ„đ đŹđđĄđąđłđšđđ§đđ„đČđŹđđ đđźđđš-đđÌđđ„đđ«đÌ đÌđđđąđ đđ§ đđ«đđąđ§ đđ đđšđ€đđ§đąđŹđđ« đ„âđđ đđ§đđ đđđ đđ đȘđźđ, đđ đđ đđđąđ, đŹđšđ§ đđźđ đÌđđđąđ đđ đ©đ«đšđđźđąđ«đ đźđ§ đđđđđŹđđ«đ đđđŹ đŠđđ«đ đđŹ.
Il y a dans cette expression â intelligence avec lâennemi â quelque chose dâarchaĂŻque.
Un vestige de guerre froide que personne ici nâose prononcer Ă voix haute, comme une formule interdite qui, si elle Ă©tait dite, transformerait aussitĂŽt le pays lui-mĂȘme en champ de bataille symbolique.
Car enfin, pour quâil y ait ennemi, encore faut-il le dĂ©signer. Et câest bien lĂ lâimpasse.
Nommer la Chine ainsi, ce serait renoncer au vieux mythe de la neutralitĂ©, reconnaĂźtre que la Suisse nâest plus un observateur mais un joueur â quâelle a choisi son camp.
Et cela, aucun ministre ne le dira, aucun rapport ne lâĂ©crira.
Pourtant, ce quâAlex met en lumiĂšre, câest justement ce refoulĂ© : la neutralitĂ© comme fiction de confort.
Sa Pax Sinica, Ă lui, nâest pas un ralliement. Câest une hypothĂšse. Une ligne de fuite conceptuelle.
Mais dans le langage du renseignement, il nây a pas de place pour les hypothĂšses : il nây a que des intentions.
Je le sais : un texte comme le sien circule entre les bureaux, on lâannote, on le psychologise, on tente dây lire des signes.
Mais plus je le lis, plus je me dis que la question nâest pas : Alex a-t-il de lâintelligence avec lâennemi ?
La question, câest : et si câĂ©tait lâĂtat lui-mĂȘme qui avait perdu toute intelligence avec le monde ?
Parce que ce quâil dĂ©crit â cette hystĂ©rĂšse institutionnelle, cette crispation dâun Ătat sur son ancienne morale â, je la vois, moi, chaque jour, jusque dans nos propres directives.
Nos protocoles de veille sont conçus pour un monde linéaire, stable, hiérarchisé.
Mais la réalité est devenue diagonale, liquide, transversale.
Et Alex, au fond, incarne cette mutation. Il nâobĂ©it pas aux rĂšgles non parce quâil les mĂ©prise, mais parce quâil en a dĂ©jĂ perçu la fin.
Lâaccuser reviendrait Ă sanctionner celui qui perçoit plus vite.
Et si lâintelligence â la vraie â consistait justement Ă dialoguer avec ce quâon appelle encore, par rĂ©flexe, lâennemi ?
Je ferme le dossier. Il reste là , sur mon bureau, avec son odeur de café et de papier humide.
Et je me surprends Ă penser : peut-ĂȘtre que lâĂtat que je sers est lui aussi devenu un fugitif, cherchant Ă Ă©chapper Ă sa propre obsolescence.
Je ne sais pas ce que jâattendais, en regardant cette manifestation encore une fois. Peut-ĂȘtre un signe. Peut-ĂȘtre une faille. Mais ce que jâai vu, câĂ©tait de la fatigue. Pas celle des visages â celle du geste. Un drapeau agitĂ© sans rythme. Un poing levĂ© sans violence. Comme si mĂȘme les corps ne croyaient plus Ă ce quâils faisaient.
Maëlys a dit, en enlevant ses chaussures :
â Cinq cent trente interpellations. Dont quatre cent vingt-trois hors canton. Câest beaucoup, non ?
Je nâai pas rĂ©pondu tout de suite. Le chiffre me semblait abstrait. Ce qui comptait, câĂ©tait lâĂ©paisseur de cette foule. Sa lenteur. Ce nâĂ©tait pas une manifestation, câĂ©tait un paysage. Jâai pensĂ© : il nây a plus de message, seulement une prĂ©sence saturĂ©e.
Anton a levĂ© les yeux. Il sâest contentĂ© de dire :
â Câest une bulle. Comme toutes les autres. Ăa gonfle, puis ça crĂšve.
Je crois que jâai souri. Pas par accord. Par lassitude. Il disait ça Ă chaque fois. Il rĂ©pĂ©tait que les choses passaient. Comme si lâĂtat avait un Ă©piderme auto-rĂ©gĂ©nĂ©rant.
â Non, ai-je dit. Ce nâest pas une bulle. Câest une condensation. Une vapeur qui devient visible.
MaĂ«lys mâa regardĂ©e comme on regarde quelquâun qui commence Ă se laisser absorber par le terrain.
â Tu veux dire quoi ? Que ça va continuer ?
â Je veux dire que ça ne demande plus rien. Ce nâest pas une demande politique. Câest un symptĂŽme atmosphĂ©rique. Une fiĂšvre collective.
Ils nâont rien rĂ©pondu. Je crois que ça les gĂȘnait. Le mot fiĂšvre, surtout. Trop biologique. Trop incontrĂŽlable.
Jâai ajoutĂ© â mais peut-ĂȘtre plus pour moi que pour eux :
â Ils ne cherchent pas Ă ĂȘtre Ă©coutĂ©s. Ils cherchent Ă ĂȘtre vus. Ă laisser une empreinte. Ă se savoir enregistrĂ©s.
Et jâai pensĂ© Ă Alex Li. Lui aussi faisait ça. Mais Ă lâenvers. Lui, il laissait des traces pour quâon les suive â pas pour quâon les efface. Il ouvrait des portes. Eux les fracassaient. Pourtant, câĂ©tait la mĂȘme logique. CrĂ©er une discontinuitĂ©.
Anton a marmonné :
â On ne va quand mĂȘme pas comparer des anarchistes masquĂ©s Ă un performeur crypto-anarchiste.
Je nâai pas rĂ©pondu. Il ne comprenait pas. Il croyait encore Ă la sĂ©paration entre le monde rĂ©el et le jeu.
Dans un des rapports sur la manif, jâavais surlignĂ© cette phrase :
« Il nây a plus de cause. Il nây a que des intensitĂ©s. »
Ăa mâĂ©tait restĂ©. Je mâĂ©tais dit : câest ça, peut-ĂȘtre, la vraie radicalisation. Le passage de la revendication Ă la tension pure.
Maëlys a murmuré :
â On nâa pas les bons outils. Pas pour ça. Pas pour ce genre de truc.
Je crois quâelle avait raison. Nos logiciels prĂ©voient des affiliations, des hiĂ©rarchies, des narrateurs. Mais ici, rien de tout ça. Juste un bruit de fond qui devenait surface.
Je me suis levée.
â Tu pars dĂ©jĂ ? a demandĂ© Anton.
â Oui. Il faut que je mâĂ©loigne un peu. Que je pense.
Et jâai pensĂ© : Ă quoi bon encore classer, surveiller, archiver, si le langage lui-mĂȘme sâeffondreâŻ? Si mĂȘme la rĂ©volte devient une forme sans significationâŻ?
Dans lâascenseur, je me suis regardĂ©e dans le miroir. Jâavais lâair calme. Trop. Je me suis demandĂ© : est-ce que câest ça, perdre le contact avec le rĂ©el ? Ătre encore capable dâanalyser⊠mais ne plus rien ressentir.
Et pourtant, je ressentais.
Quelque chose.
Un vertige.
Peut-ĂȘtre le dĂ©but dâun autre langage.
Ce matin, sur mon bureau, une note interne au SRC. Rien dâinhabituel â et pourtant, en la lisant, jâai senti un lĂ©ger malaise.
Le document parlait dâAlex Li. Encore lui.
On y rĂ©pĂ©tait les mĂȘmes constats : « critique systĂ©mique », « absence de seuil juridique », « risque dâeffet Streisand ». Mais ce qui frappait entre les lignes, câĂ©tait la frustration institutionnelle.
Le ton était froid, bureaucratique, mais je reconnaissais la crispation derriÚre chaque formule :
⹠« indĂ©nonçabilitĂ© » sonnait comme un aveu dâimpuissance,
⹠« vulnĂ©rabilitĂ© structurelle de lâĂtat » laissait deviner une peur sourde,
⹠« surveillance discrĂšte recommandĂ©e » revenait Ă dire : nous nâavons pas de prise.
Je me suis surprise Ă sourire.
Le Fugitif avait rĂ©ussi Ă transformer le quotidien en arme douce : un cafĂ©, un train, une marche dans une rue de Lausanne devenaient des gestes politiques. LâĂtat le voyait, mais ne pouvait rien faire.
Chaque tentative de rĂ©action se refermerait comme un nĆud coulant sur ses propres services.
Alors jâai refermĂ© la note.
Et je me suis dit : peut-ĂȘtre que je commence Ă comprendre pourquoi il fascine.
Ă suivreâŠ
Au bureau, lâambiance Ă©tait maussade. Car le personnel avait la tĂȘte sous lâeau et le service manquait de moyens. Ce climat gĂ©nĂ©ral faisait partie des problĂšmes structurels de lâĂtat qui, Ă©tonnamment, manquait de moyens pour des raisons de restriction budgĂ©taire. Ce nâest pas que la Suisse manquait de liquiditĂ©s, mais câest que le frein Ă lâendettement interdisait aux autoritĂ©s de dĂ©passer un seuil, ce qui plaçait nos institutions sous stress. Et, en tant que simple employĂ©e, jâen Ă©tais parmi les premiĂšres Ă en faire les frais: heures supplĂ©mentaires, pressions hiĂ©rarchiques, ordres contradictoires, insomnies, etc. On apprenait par la presse que le Service allait mal, mais notre hiĂ©rarchie disait que tout allait bienâŠ
Ă suivreâŠ

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En vue de mon entretien hebdomadaire avec la cantonale, je je jetai un coup dâĆil Ă sa position: Alex Li sâĂ©tait aujourdâhui posĂ© Ă la Riponne. Certainement avait-il prĂ©vu de lire et de faire des mouves.
Jâavais entendu que hier, il y eut un « fait divers » Ă Lausanne susceptible de mâintĂ©resser: une bagarre eut lieu dans les locaux du GSB entre un homme blond maĂźtrisant lâart du combat rapprochĂ© et deux autres hommes qui sâĂ©chappĂšrent avant que la patrouille nâarrive. Trois personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es, dont une a dĂ» partir aux urgences⊠à vĂ©rifier avec la cantonaleâŠ
Ă suivreâŠ
Note confidentielle
Auteur : Elena Weber, analyste SRC
Objet : Ăvaluation du dispositif Le Fugitif
Classification : Restreint â diffusion interne uniquement
âž»
Contexte :
Depuis plusieurs mois, lâindividu Alex Li dĂ©veloppe un jeu hybride intitulĂ© Le Fugitif. Ce dispositif, Ă la fois artistique, ludique et numĂ©rique, mobilise un collectif instable de participants en Suisse romande et se prolonge sur diverses plateformes (Discord, Tumblr, NFTs). Lâobjet est difficile Ă qualifier juridiquement : ni association structurĂ©e au sens classique, ni entreprise commerciale, ni cellule militante.
âž»
Analyse :
1. Redoutable par brouillage
Le Fugitif ne se laisse pas saisir. En refusant la distinction nette entre fiction et rĂ©alitĂ©, il neutralise tout effort de catĂ©gorisation. Vouloir le dĂ©finir comme âjeuâ revient Ă en nier la portĂ©e politique ; le qualifier dââexpĂ©rience politiqueâ revient Ă en nier la dimension artistique. Ce double-bind fragilise nos instruments dâĂ©valuation.
2. Indénonçable
Aucun Ă©lĂ©ment ne permet dâincriminer Alex Li sur le plan lĂ©gal. Les BRX (Brixcoins) circulent comme monnaie interne du jeu, mais leur usage reste symbolique. Les NFTs sont archivĂ©s comme Ćuvres artistiques. Ses interventions publiques ne franchissent pas les seuils dâillĂ©galitĂ©. Toute tentative de poursuite activerait un effet Streisand, en mettant en avant prĂ©cisĂ©ment ce quâil cherche Ă montrer : lâexclusion socio-Ă©conomique et la fragilitĂ© de lâĂtat-providence.
3. Antifragilité du dispositif
Le Fugitif se renforce par lâadversitĂ©. Les critiques, mĂȘme institutionnelles, sont immĂ©diatement intĂ©grĂ©es dans la narration comme preuves de persĂ©cution. Chaque attaque devient archive, chaque archive devient artefact. Ce mĂ©canisme confĂšre Ă lâensemble une rĂ©sistance paradoxale : le jeu se nourrit de nos propres rĂ©actions.
4. Danger symbolique
Plus quâune menace directe, Le Fugitif constitue un nĆud de signification : il attire des individus marginalisĂ©s, fatiguĂ©s ou dĂ©sillusionnĂ©s par le systĂšme. Il offre une mythologie alternative, oĂč la fuite devient valeur et oĂč le refus du travail salariĂ© se stylise en geste esthĂ©tique. Câest moins un groupe Ă surveiller quâun imaginaire Ă cartographier.
âž»
Conclusion :
Le Fugitif est redoutable non par ses actes, mais par son insaisissabilitĂ©. Il Ă©chappe aux cadres de prĂ©vention de la radicalisation tout en mettant en scĂšne un contre-pouvoir poĂ©tique. En ce sens, il ne menace pas la sĂ©curitĂ© nationale directement, mais il trouble lâĂ©conomie symbolique sur laquelle repose lâautoritĂ© de lâĂtat.
Recommandation :
Surveillance discrÚte, sans intervention frontale. Toute mesure répressive risquerait de renforcer sa légitimité auprÚs de son public.
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