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Ce que jâaurais aimĂ© savoir (vraiment) avant de devenir mĂšre.
Tu tâattendais Ă du tout beau, tout rose ? On a "oubliĂ©" (parfois intentionnellement) de te parler des crevasses dĂšs les premiĂšres tĂ©tĂ©es (si tu veux allaiter), du baby blues carabinĂ©, ou encore du pĂ©rinĂ©e en mode flan au caramel. Bienvenue dans les coulisses de la maternitĂ© !
Mon but ici ? Pas de te faire flipper ou de te dĂ©goĂ»ter. Juste de dĂ©monter, avec tendresse et un peu dâhumour noir, les idĂ©aux de mamy Gertrude ou de Madame Dupont, celle du bout de la rue. Tu sais, celles qui disent : "Oh câest merveilleux ! Il nây a rien de plus beau que de porter la vie." ou encore "Tu verras, lâamour que tu ressentiras quand on posera bĂ©bĂ© sur ton ventre, câest indescriptible !"
Spoiler : lâamour ne suffit pas, et le sommeil, câest sacrĂ©.
Prenons les choses, point par point !
La charge mentale : Elle commence dĂšs que tu vois les 2 petites barres apparaitre, sur le test. Tu dois faire attention Ă ce que tu manges, bois et fais Ă chaque instant. Puis le reste de ta vie en mode zombie.
Le corps post-partum : Entre ton ventre en mode ballon d'anniversaire oublié derriÚre le meuble TV depuis bien trop longtemps ( je sais que tu as l'image, pas de quoi !), les saignements et les tranchées. Bah on est loin des pubs pour le "lait en poudre" avec Karen qui est souriante, pas un cerne à l'horizon !
L'allaitement (ou pas !) : Si tu es du cÎté boobs alors les crevasses, tu connais ! Les nichons en sang, les pros qui ne sont pas pros dans ce domaine bref, on est servi. Sans parler de la montée de lait, les pics de croissance et la désinformation à gogo ! Mais les biberons, c'est tout aussi chaotique au début : combien je mets de cuillÚre de préparation pour 90ml de lait, déjà ? (oui bon, tout le monde ne gÚre pas les maths, pas la peine de vous moquer !), biberons en plastique ou en verre ? Est-ce que je chauffe l'eau ou je lui donne à température ambiante ? Un vrai merdier...
Le baby blues : Et non, ce n'est pas juste pleurer devant un pub. C'est une chute d'hormones phénoménale et qui peut parfois mener à une dépression du post-partum. Il ne faut donc pas prendre ça à la légÚre et consulter un professionnel dÚs que vous en ressentez le besoin.
Le sommeil : Oui, vous savez ce truc qui fait qu'on se sent fraiche et dispose. Bah on oublie !
Bref, je vais m'arrĂȘter lĂ . Je vous l'ai dit, mon but n'est pas de vous dĂ©gouter ! Alors il y a Ă©videmment de bons cĂŽtĂ©s tels que : La premiĂšre tĂ©tĂ©e quand bĂ©bĂ© vient de naitre, la rencontre avec papa, le peau Ă peau, le sourire aux anges, leur odeur addictive tout comme leur peau touuuuute douce (ça me manque tant !).
Enfin voilĂ , lĂ oĂč je voulais en venir avec cet article, c'est que plutĂŽt que de mentir Ă sa prochaine (Ă son prochain, t'as compris roooh), ouvrons-nous, disons la vĂ©ritĂ© sur la maternitĂ©. Non pas pour effrayer mais pour ouvrir les consciences sur ce Ă quoi s'attendre, pour pouvoir s'entraider, se soutenir et partager ensemble notre vĂ©cu.
Si on se disait tout, vraiment tout, peut-ĂȘtre quâon se sentirait un peu moins paumĂ©es, un peu plus puissantes.
P.S : Si ton vĂ©cu ne ressemble pas à ça, tant mieux ! Tant que câest le tien, quâil est entendu et respectĂ©.
Nymphéa
Quand lâenvie dit oui mais que le corps dit "tu rĂȘves".
"Tu veux t'envoyer en l'air ? Ok, mais d'abord il te faut un jour favorable, de l'imagination à gogo, de l'after care assuré mais SURTOUT que Mercure soit en phase avec la lune !"
Et oui, quand on a une maladie chronique avec douleurs et fatigue, ce n'est pas simple quand on veut une sexualitĂ© Ă©panouie et Ă©ventuellement qui sorte de l'ordinaire (rĂ©f Ă mon prĂ©cĂ©dent poste que je suis certaine, tu as dĂ©jĂ lu). Ăa devient rapidement un sport de haut niveau sauf que je n'ai pas un corps d'athlĂšte, pas d'abdos en bĂ©ton et puis il y a toujours ce foutu arbitre (mon corps) qui est lĂ , Ă brandir ses cartons rouges Ă tout bout de champ !
Ce n'est pas la libido qui manque, la pauvre est parfois coincée sous une pile de 100 kg de fatigue et autres symptÎmes chelous, donc bon : pas facile pour elle de se transformer en Hulk et de tout défoncer pour prendre ce qui lui fait plaisir !
Alors, on est parfois obligé de faire preuve d'ingéniosité, de se réinventer, imaginer des stratégies pour pouvoir prendre son pied, sans trop d'obstacles.
Suis-moi !
Dans la maladie chronique impactant la sexualitĂ© (entre autre), il y a des jours avec et des jours sans â comme tout un chacun â il faut donc s'y adapter du mieux que l'on peut. Je vais vous parler en tant que personne en couple cis "hĂ©tĂ©ro" parce que c'est ce qui me correspond, mais je vous invite Ă rĂ©flĂ©chir selon votre cas personnel, il n'y a ici aucun jugement ni aucune injonction.
Quand je suis sur le point d'avoir un rapport avec mon mari, nous CO-MMU-NI-CONS. Ăa peut paraitre Ă©vident ou bĂȘte, mais vraiment, je ne cesserais de vous le rĂ©pĂ©ter: c'est la base de tout ! Quand on commence Ă se rĂ©chauffer, se mettre en Ă©bullition, je le prĂ©viens de comment je me sens, de ce qui sera possible ou non en terme de positions par exemple (des idĂ©es arrivent, tâinquiĂšte pas !) et on s'adapte *claque des des doigts* une chose qu'on aime â ayez la rĂ©f, pitiĂ© â et ça n'en est que plus excitant et chaud parce que la notion de consentement prend ici tout son sens. Mon mari me demande en permanence si ça va, si je me sens bien et si j'aime ce que l'on fait et bon sang, ce que ça m'excite qu'il fasse tout ça. Parce que oui, le consentement c'est sexy et tendre, ce n'est certainement pas une option en mode LV2 au collĂšge ! De plus, nous ne considĂ©rons pas lâexistence des prĂ©liminaires. Je m'explique: nous pratiquons ce que le commun des mortels nomme "prĂ©liminaires" mais de notre point de vue, il s'agit surtout sexe non pĂ©nĂ©tratif. Et c'est tout bĂ©nĂ©f' quand on est foutu de travers comme moi, parce que de ce fait, on peut moduler en ne faisant "que" du sexe digital et/ou buccal ou alors ajouter aussi la pĂ©nĂ©tration classique. Je pense que c'est Ă©galement ce qui fait que l'on ne sâennuie jamais dans notre sexualitĂ©.
C'est maintenant que je vous parle des positions praticables, selon vos douleurs. Pour ma part, elles se situent surtout au niveau du bassin (ouais, elles sont hyper bien placées, hein !). Voici mon top 4 .
La cuillÚre: Idéal si vous peinez à mobiliser vos jambes/hanches, elle est toute douce et l'on peut sentir la chaleur de son partenaire dans son dos.
La levrette: Ătonnamment, elle est assez cool, pour le peu que votre partenaire et vous n'ayez pas une diffĂ©rence de taille trop importante. On peut par exemple prendre appui sur le dossier ou l'accoudoir du canapĂ©, c'est plus confortable. On adore !
Le lotus: Tous les deux assis, face à face, enlacés. Pour les jours pas trop compliqués.
L'andromaque: Ă califourchon, face Ă votre partenaire, c'est vous qui gĂ©rez le rythme et la profondeur. Petite variante sympa et qui soulage les deux protagonistes --> monsieur assis en arriĂšre contre la tĂȘte de lit ou le dossier du canapĂ© (oui, on adore le canapĂ©).
Bien-sur vous ĂȘtes tout Ă fait en droit de faire des pauses, de dire stop, Ă n'importe quel moment du processus. Ce n'est pas un Ă©chec en soi, ni une fatalitĂ©. Ce n'est que partie remise et qui sait, la fois suivante sera peut-ĂȘtre explosive.
Pas besoin dâĂȘtre performant.e, dâavoir envie H24 ou de rayonner le dĂ©sir Ă chaque minute. On a le droit aussi d'ĂȘtre bien dans son pilou pilou, a lire un bon livre, avec un petit thĂ© bien chaud, sous un plaid. Ne pas avoir envie, n'est pas une fatalitĂ©, ce n'est pas linĂ©aire, la libido. C'est un peu les montagnes russes. Que l'on ait 20 ans ou 50 ans, il est toujours bon de le rappeler !
Finalement, tout ça, ça aide Ă ĂȘtre crĂ©atif.ve, Ă se rĂ©inventer. Il y aura de beaux jours et de moins beaux aussi mais ce n'est rien parce qu'au fond, on est soi-mĂȘme, on se respecte et on respecte l'autre. Et c'est quand mĂȘme bien ça, le plus important !
Et si aujourdâhui câest un plaid + une tisane⊠peut-ĂȘtre que demain, câest un orgasme et des crampes (les bonnes, cette fois).đ„
After care: Soin que l'on apporte Ă sa.on partenaire, aprĂšs une sĂ©ance de sexe â douce ou non (papouilles, discussion, j'ai aimĂ©, j'ai moins aimĂ© etc).
Nymphéa
Apprendre à se (re)découvrir sous les draps.
Comme annoncé dans le dernier post, on part dans une direction totalement différente⊠et Î combien excitante.
Avec mon mari, ça fait bientĂŽt 16 ans quâon est ensemble, dont 11 de mariage. Vous avez le droit de penser : âRoh lala, ils doivent se faire chier sexuellement, au bout dâautant de temps !â Eh bien laissez-moi vous raconter notre parcours dans ce domaine (sans entrer dans les dĂ©tails, bien sĂ»r â vous vous en doutez !).
Alors non, notre sexualitĂ© ne sâest pas affaiblie avec les annĂ©es. Nous ne sommes pas entrĂ©s dans une espĂšce de routine du genre "je te saute tous les mardis Ă 21h00". Ăa a plutĂŽt Ă©voluĂ©, en mĂȘme temps que nous, nos mentalitĂ©s et nos personnalitĂ©s. Nous avons mĂ»ri et grandi Ă bien des Ă©gards, et notre sexualitĂ© le reflĂšte Ă la perfection !
Au début de notre relation, nous étions plutÎt timides. Bah oui, mon mari était mon premier (et dernier) partenaire sexuel : il allait donc à mon rythme, selon mes envies et ma libido (celleux au fond de la salle qui viennent de dire que c'est une perle : je suis complÚtement d'accord avec vous !).
Pendant longtemps, nous sommes restĂ©s sur des basiques tels que le missionnaire, avec des "prĂ©liminaires" plutĂŽt longs (et donc une prĂ©paration du terrain adĂ©quate), pas de sexe oral ni pour lui, ni pour moi : jây Ă©tais farouchement opposĂ©e. Et puis, le temps passant, lâidĂ©e de la fellation mâa titillĂ©e de plus en plus. Alors, lors dâun film, je me suis lancĂ©e⊠et jâai adorĂ© â lui aussi.
Ă lâĂ©poque, j'avais des a priori sur certains aspects de la sexualitĂ©. Par exemple : la levrette ? CâĂ©tait pour le porno, les âfilles facilesâ. Et si toi aussi tu tâes dĂ©jĂ dit que certaines positions Ă©taient rĂ©servĂ©es aux films X ou aux âfilles facilesâ, sache que tu nâes pas seule. On a toutes des idĂ©es reçues Ă dĂ©construire, Ă notre rythme. Rien nâest figĂ©, tout peut Ă©voluer. MĂȘme (et surtout) ton plaisir.
En dehors de ça, je nâosais pas exprimer mes pensĂ©es, mes ressentis â et avec du recul, ce nâest pas gĂ©nial. Pour autant, jâĂ©tais plutĂŽt bien informĂ©e, mĂȘme sans avoir eu de vie sexuelle auparavant. Jâai Ă©tĂ© majoritairement Ă©levĂ©e par ma mĂšre, entourĂ©e de ses amies pas du tout coincĂ©es, et je pense que ça mâa aidĂ©e Ă ĂȘtre aussi ouverte dâesprit, de maniĂšre globale.
Vous vous demandez sans doute ce qui a fait que nous avons Ă©voluĂ© ? Eh bien, câest simple : la confiance totale sâest installĂ©e entre nous. La communication, petit Ă petit, nous a permis de nous ouvrir quant Ă nos envies, nos dĂ©sirs et nos fantasmes. Mon mari est un homme qui nâa vraiment aucun souci de virilitĂ© toxique, ce qui nous a facilitĂ© les choses, Ă©videmment â et je mesure toute ma chance. Il a su dĂ©construire lâidĂ©e selon laquelle je ne me trouvais pas digne dâĂȘtre aimĂ©e ou dĂ©sirĂ©e. Et croyez-moi, ça fait 99 % du boulot !
Aujourdâhui, nous sommes tellement Ă lâaise ensemble, Ă bien des niveaux, que nous nous Ă©clatons dans notre sexualitĂ©. Nous avons dĂ©couvert les sextoys, les kinks, mais aussi le sexe oral des deux cĂŽtĂ©s. On ne finit pas dâĂ©voluer, de discuter, de partager nos crush cĂ©lĂšbres⊠En bref, nous sommes Ă©panouis sexuellement, sentimentalement, et dans une harmonie que peu de personnes comprennent. HonnĂȘtement, on sâen fiche : on vit dans notre bulle et on se suffit Ă nous-mĂȘmes !
En conclusion :
Ne partez pas du principe que la sexualitĂ© est figĂ©e. MĂȘme aprĂšs 16 ans, tout peut Ă©voluer si la communication et la confiance sont lĂ . Je vous souhaite du plaisir â sous la couette⊠et partout ailleurs.
Nymphéa
kinks : Désir ou pratique sexuelle considérée comme inhabituelle, souvent liée à des jeux de rÎle, à des fantasmes ou à des pratiques spécifiques, telles que le BDSM (bondage, domination, soumission, masochisme).
Maman et porteuse de handicaps invisibles
Quand jâai eu mes enfants, je savais que la maternitĂ© apporterait son lot de dĂ©fis. Mais jâavais dĂ©jĂ un entraĂźnement intensif : cinq ans avant la naissance de ma premiĂšre fille, la fibromyalgie avait fait irruption dans ma vie.
Sâen est suivi un vĂ©ritable parcours du combattant. Comme cette pathologie est invisible sur les examens mĂ©dicaux (IRM, scanner, radio, scintigraphieâŠ), on mâa rapidement collĂ© une Ă©tiquette : Ă 15/16 ans, jâĂ©tais soi-disant une "menteuse" qui cherchait juste Ă Ă©viter lâĂ©cole. Autant dire que ma confiance envers le corps mĂ©dical a plongĂ© plus bas que terre⊠et quâelle nâa jamais vraiment refait surface.
Ătre maman avec un handicap invisible : un dĂ©fi quotidien
Devenir mĂšre avec un handicap invisible, câest affronter des dĂ©fis bien particuliers. Le regard des autres quand je sors avec mes bĂ©quilles. LâincomprĂ©hension face Ă ma fille aĂźnĂ©e qui doit manquer lâĂ©cole parce que je suis incapable de marcher. Mais surtout, ces moments oĂč je me retrouve Ă ramper au sol pour lui prĂ©parer tant bien que mal son repas⊠sous ses yeux.
La fibromyalgie : un combat de chaque jour
Vous avez sûrement déjà entendu parler de la fibromyalgie, notamment grùce aux réseaux sociaux. Mais chaque personne la vit différemment, alors laissez-moi vous parler de mes propres symptÎmes.
Tout a commencĂ© avec des douleurs au niveau du bassin (spoiler alert : elles ne mâont jamais quittĂ©e). Puis, petit Ă petit, la douleur sâest propagĂ©e, brĂ»lant et tirant dans chaque articulation, chaque muscle de mon corps. Comme si ça ne suffisait pas, la fatigue Ă©crasante sâest ajoutĂ©e Ă la liste⊠accompagnĂ©e de son insĂ©parable compagne : lâinsomnie.
Un soutien précieux, mais une compréhension difficile à obtenir
Quand j'ai rencontrĂ© mon mari, je l'ai immĂ©diatement mis au parfum : je finirai en fauteuil roulant, tu t'en sens capable ? Et depuis maintenant 15 ans, il est mon soutien indĂ©fectible. Il mâaide avec les enfants, il a pris le relais quand je ne pouvais pas porter mes bĂ©bĂ©s, prĂ©parer un biberon ou simplement gĂ©rer le quotidien. Il a mĂȘme dĂ» sâabsenter du travail plus de fois que je ne peux mâen souvenir.
Mais ĂȘtre soutenue, câest une chose⊠ĂȘtre comprise, câen est une autre. Et ça, câest presque impossible.
Les jugements ont Ă©tĂ© nombreux : "elle ne travaille pas, elle est fainĂ©ante", "elle n'est mĂȘme pas capable de tenir sa maison correctement". Bonjour les clichĂ©s sur la "bonne mĂšre au foyer"⊠Pendant longtemps, ça mâa blessĂ©e, dâautant plus que mĂȘme ma propre mĂšre ne croyait pas Ă ma douleur au dĂ©but. Mais avec le temps, jâai fini par renforcer mon mental et apprendre Ă ignorer les remarques, les regards en coin et les jugements.
Quand la fibromyalgie ne vient pas seuleâŠ
Depuis 20 ans, la fibromyalgie sâest fait des amies pour le moins peu frĂ©quentables : le reflux gastro-Ćsophagien, le syndrome du cĂŽlon irritable, la dĂ©pression et enfin lâadĂ©nomyose (qui, heureusement, ne me concerne plus depuis mon hystĂ©rectomie).
Jâai testĂ© de nombreux traitements, sans jamais trouver de vraie solution miracle. Alors, pour tenir, je me change les idĂ©es autant que possible : pĂątisserie (mĂȘme si mes proches disent que ça me met plus en colĂšre quâautre chose), lecture, Ă©criture et musique. Mais mon vĂ©ritable refuge, câest chez moi, blottie dans les bras de lâhomme incroyable qui mâa donnĂ© trois merveilleux enfants.
Et concrĂštement, comment je fais au quotidien ?
Jâai dĂ» arrĂȘter de conduire. Mon mari mâaide Ă me dĂ©placer, que ce soit Ă la maison ou Ă lâextĂ©rieur. Je mâappuie sur mes bĂ©quilles et, quand câest nĂ©cessaire, sur un fauteuil roulant.
Bref, vous lâaurez compris : vivre avec la maladie, câest un combat propre Ă chacun.e. Ce nâest facile pour personne et sâapitoyer sur soi-mĂȘme nâaide pas vraiment. Alors, quand le moral est dans les chaussettes, on fait au mieux avec ce quâon a pour remonter la pente et garder le sourire !
Merci de m'avoir lue, on se retrouve vite !
Nymphéa
P.S : Pour les prochains articles, je vous rassure, ça va ĂȘtre plus joyeux et certainement plus olĂ© olĂ© !

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Violences obstĂ©tricales : ce que nos corps nâoublient pas
Je pourrais commencer cet article en vous racontant ce que jâai vĂ©cu en salle de naissance (entre autre). Mais ce que jâai compris depuis, câest que je ne suis pas un cas isolĂ©. Et câest bien ça, le problĂšme. On pense que câest « normal », que « câest comme ça ». Mais non. Ăa sâappelle des violences obstĂ©tricales. Et ça arrive beaucoup plus souvent quâon ne le croit.
Alors c'est quoi, concrĂštement ?
Ce nâest pas juste les cas extrĂȘmes quâon voit dans les mĂ©dias.
Ăa peut ĂȘtre une phrase, un geste, une dĂ©cision prise sans ton consentement.
Parfois, câest douloureux. Toujours, câest violent.
A titre personnel, j'ai vécu une épisiotomie non consentie. J'ai vu le gynécologue attraper les ciseaux, c'était mon deuxiÚme accouchement, alors je savais ce que c'était. J'ai clairement dit: "non, non, non, pas d'épisiotomie !!" mais c'était trop tard, j'ai entendu le COUIC de ma peau meurtrie.
Lors de mon troisiÚme et dernier accouchement, j'ai eu droit au décollement des membranes, sans mon accord - évidemment - c'est d'une violence physique et psychologique comme jamais je n'en avais vécu. Et puis, avec le temps on se rend compte que nous ne sommes pas seules a avoir subit ce genre de choses plus violentes les unes que les autres. Nous ne sommes finalement que de simple corps, que certains se permettent d'abuser sous prétexte que nous sommes vulnérables et craintives pour certaines...
Pourquoi on laisse passer : "câest normal", "câest pour ton bien", "tu vas oublier aprĂšs".
Le consentement, mĂȘme en salle dâaccouchement, ce nâest pas optionnel.
Ce que je veux dire aujourdâhui, ce nâest pas "regardez comme jâai souffert". Câest regardez comme on souffre en silence, toutes. Et si on arrĂȘtait de se taire ? Parce quâun accouchement, une consultation, câest censĂ© ĂȘtre un passage, pas un traumatisme. On ne devrait pas avoir Ă guĂ©rir de ce qui Ă©tait censĂ© nous accompagner, pas nous briser.
Alors oui, il est temps quâon en parle. Quâon mette des mots sur ce quâon a trop longtemps minimisĂ©. Parce que nos corps nâoublient pas. Et nos voix non plus.
Toi aussi, tu as vĂ©cu des violences obstĂ©tricales ? NâhĂ©site pas Ă partager ton tĂ©moignage dans les commentaires. Ici, ta voix compte et on te lira avec toute lâattention que tu mĂ©rites.
Nymphéa
Ăduquer au respect dans un monde qui lâa oubliĂ©
Quel monde laissons-nous Ă nos enfants ?
Soyons clairs : je ne ferai pas de cet espace un endroit tout lisse, tout doux, tout rose. Le monde ne lâest pas.
Je suis mĂšre. Et forcĂ©ment, il y a des sujets qui me touchent en plein cĆur. Lâavenir de mes enfants, bien sĂ»r⊠mais celui de mes filles, encore plus.
Comment ne pas ĂȘtre inquiĂšte ? Chaque annĂ©e, les chiffres explosent : fĂ©minicides, violences sexuelles et sexistes, agressions⊠Le constat est glaçant.
Petite, jâai grandi dans un climat malsain. Dâabord avec mes parents, puis avec ma mĂšre et son compagnon de lâĂ©poque. Les disputes â parfois violentes â mâont marquĂ©e au fer rouge. Ăa laisse des traces.
Et aujourdâhui, que voit-on ? Un climat politique dĂ©lĂ©tĂšre. La peur grandissante de perdre des droits que lâon pensait acquis. Trump et ses clones montrent la voie Ă suivre⊠à reculer. Pendant ce temps, la menace dâune guerre gronde.
Mes enfants savent la chance quâils ont dâĂȘtre nĂ©s ici, dans un pays oĂč les femmes peuvent Ă©tudier, travailler, choisir de se marier â ou pas â dâavoir des enfants â ou pas â et oĂč elles ne risquent pas dâĂȘtre mutilĂ©es dĂšs lâenfance. Mais ouvrons les yeux : ce nâest que la partie Ă©mergĂ©e de lâiceberg. Combien dâenfants, aujourdâhui encore, vivent lâenfer ? Combien sont abusĂ©s, violentĂ©s, mariĂ©s de force, mutilĂ©s au nom de traditions dâun autre temps ?
Câest pour ça que je me bats. Câest pour ça que jâĂ©lĂšve mes filles â mais aussi et surtout mon fils â dans le respect de lâautre. Parce que peu importe quâon soit femme, homme, homo, hĂ©tĂ©ro, trans, noir, blanc⊠on mĂ©rite tous le respect. On devrait tous avoir les mĂȘmes droits. Point.
Merci de mâavoir lue.
Nymphéa
Ătre mĂšre⊠et regretter : mon tĂ©moignage sans filtre
Oui, je sais, je commence fort ! Mais honnĂȘtement, câest un sujet encore tabou de nos jours⊠et ça ne devrait pas.
Ătre mĂšre, ça peut ĂȘtre merveilleux, la plus belle chose au monde ou encore la meilleure expĂ©rience de votre vie. Seulement, vous avez aussi le droit de ne pas voir les choses comme ça. Vos enfants, vous les aimez, vous les avez voulus du plus profond de votre cĆur⊠MAIS avec le temps, vous vous rendez compte que le rĂŽle de mĂšre, ce nâest vraiment pas pour vous. Vous Ă©touffez. Eh bien, vous savez quoi ? Je vous comprends. Bien sĂ»r, ce ne sera pas le cas de la plupart des gens Ă qui vous en parlerez (si vous osez). Vous risquez de vous heurter au jugement de votre grand-mĂšre : « Mais rends-toi compte ma chĂ©rie, tu regrettes dâavoir eu tes enfants, câest horrible ! », ou dâun inconnu sur les rĂ©seaux : « Mais des meufs comme ça, elles ne devraient mĂȘme pas pouvoir ĂȘtre mĂšres, câest honteux ! » Vous avez saisi, lâun comme lâautre comprend totalement de travers. Essaie dâexpliquer Ă Jean-Dylan que ce nâest pas du tout ce quâil croit et tu te prendras une nouvelle dose de remarques dĂ©sobligeantes dans la face⊠enfin, dans lâĂ©cran plutĂŽt !
Dans ce premier article, je veux vous partager mon expĂ©rience, mon ressenti. Si ça peut vous faire culpabiliser un peu moins, câest tout bĂ©nĂ©fâ !
Vous ĂȘtes prĂȘts ? Câest parti !!
Tout dâabord, je pense quâil est nĂ©cessaire que vous sachiez que depuis toute petite (bien que je ne sois pas bien grande de nos jours, hein !), je me voyais maman de 4 enfants, heureuse, souriante et surtout « bienveillante ». Ouais, vous me voyez venir, non ? La rĂ©alitĂ© fut toute autre quand jâai eu ma premiĂšre fille en 2010. DĂ©jĂ , Ă sa naissance, je nâai eu ni coup de foudre pour elle ni mĂȘme une larmichette. Il mâa fallu Ă©normĂ©ment de temps pour oser en parler librement mais toujours en ajoutant (avant ou aprĂšs) « Attention, je ne dis pas que je ne lâaime pas, bien au contraire ! » pour Ă©viter au maximum le quiproquo⊠qui parfois, Ă©tait lĂ malgrĂ© tout.
Dâailleurs, je pense que le dĂ©but de notre relation a Ă©tĂ© complexe Ă cause de ça. Elle ne voulait jamais ĂȘtre dans mes bras, sâagitait et pleurait dĂšs que je la portais. Jâai foirĂ© mon allaitement au bout de trois jours⊠Bref, une vĂ©ritable angoisse ! Jâai bien Ă©videmment fait un petit burn-out qui, sincĂšrement, ne mâa jamais vraiment quittĂ©e pendant des annĂ©es. Le quotidien nâĂ©tait pas Ă©vident : nous Ă©tions en conflit permanent, elle avait des difficultĂ©s Ă sâexprimer, elle hurlait Ă©normĂ©ment.
Ăa a Ă©voluĂ© vers ses un an et demi, environ, quand jâai appris que jâĂ©tais de nouveau enceinte. Cette grossesse nâĂ©tait absolument pas dĂ©sirĂ©e et câĂ©tait une catastrophe pour moi. Mais avec mon mari, on sâest dit que « ça se passerait mieux avec bĂ©bĂ© 2 ». QUE NENNI !
Quand notre seconde fille est venue au monde, lâexpĂ©rience nâa pas Ă©tĂ© la mĂȘme. Jâai tout de suite eu les larmes aux yeux quand je lâai eue sur moi, cette fameuse vague dont jâavais tant entendu parler⊠je lâai enfin ressentie. Mais quelques jours aprĂšs, le burn-out et lâĂ©chec de mon 2á” allaitement Ă©taient de retour, pour me jouer de mauvais tours !
Les 9 premiers mois de vie de cette deuxiĂšme petite fille furent bien calmes et gĂ©niaux Ă vivre. Et puis, elle a commencĂ© Ă avoir un comportement inquiĂ©tant , dit comme ça, ça semble exagĂ©ré⊠et pourtant, aprĂšs plusieurs consultations, tous les mĂ©decins nous ont dit que ce nâĂ©tait rien de grave.
JusquâĂ ses 2 ans, Ă peu prĂšs, elle refusait de dormir (ni dans son lit, ni Ă brasâŠ) jusquâĂ 3h du matin, oui oui, tous les soirs ! CâĂ©tait compliquĂ©, vraiment. Ăa sâest calmĂ© par la suite â si lâon peut dire. Elle sâendormait seule dans son lit, mais rĂ©guliĂšrement la nuit, elle se balançait en dormant. AprĂšs des recherches de ma part, il sâavĂšre quâelle est hypersensible sur plusieurs plans et que le fait de se balancer la rassurait Ă©normĂ©ment. Actuellement, les nuits se passent tout Ă fait normalement, par contre, les explosions dâĂ©motions sont plus que quotidiennes et câest trĂšs dur Ă gĂ©rer, pour elle comme pour nous.
Et puis, en 2017, nous avons eu un petit garçon. Pour lui, jâai rĂ©ussi mon allaitement : je suis devenue une experte dans ce domaine ! Lui, il a un caractĂšre bien (biiiien) trempĂ© mais rien dâalarmant Ă signaler en dehors de ça.
Pour autant, mon rĂȘve de 4 enfants ne se rĂ©alisera jamais. Jâai pris la dĂ©cision (un peu avant le &er anniversaire de mon fils) de me faire ligaturer les trompes (ça sera le sujet dâun prochain article).
« Et depuis alors ? » me direz-vous. Eh bien⊠Nos 3 enfants sont sur piles Ă©lectriques, nâobĂ©issent pas, sont extrĂȘmement bruyants et se chamaillent en permanence. Mais je les aime du plus profond de mon ĂȘtre. Je persiste Ă penser que le rĂŽle de mĂšre nâĂ©tait pas fait pour moi : jâadore dormir, me coucher hyper tard et surtout⊠le calme. On est sur un 100 % dâobjectifs non atteints, haha !
Mais clairement, je ne regrette pas dâavoir eu mes enfants. Sans eux, je ne serais pas la femme que je suis aujourdâhui. Ils mâont apportĂ© tellement⊠Et puis, il faut avouer aussi que je suis accro Ă leurs odeurs ! Donc bon, sâils nâĂ©taient plus lĂ du jour au lendemain, je serais dans la mouise totale (la drogue, toussa toussa).
En rĂ©sumĂ© : vous nâĂȘtes pas seules, votre ressenti est tout Ă fait NORMAL.
Simplement, les gens (mamans, papas, tonton Jacky et Mme Dupont, la voisine sans enfants) nâosent tout simplement pas en parler ouvertement.
Alors si vous le souhaitez, lùchez-vous dans les commentaires ci-dessous. Je vous lirai, vous comprendrai et vous répondrai...
Nymphéa