MPC, itâs easy as 1-2-3
C'EST COOL, âC'EST QUOI ?
La MPC (pour "Music Production Center"), a Ă©tĂ© créée par un gars nommĂ© Roger Linn et une boĂźte nommĂ©e Akai Ă la toute fin des annĂ©es 80. Pour faire simple, c'est une machine pour faire de la musique. On peut la jouer avec les pads et les banques de sons intĂ©grĂ©s, l'organiser et l'enregistrer avec le sĂ©quenceur et crĂ©er d'autres sons (les ayants-droits disent âvolerâ) en utilisant l'Ă©chantilloneur ("sampler" dans la langue des amĂ©riques, âsampleurâ dans la langue des amĂ©riques de la France).
Une vidéo valant 1000 mots, en voici une trÚs bien de Vox qui présente la machine via un de ses plus fameux hérauts, JayDee aka J-Dilla, musicien de génie décédé en 2006 qui a fait du beatmaking un art à part entiÚre (revenez aprÚs, faites pas les batards) :
En tant qu'amateur de hip-hop depuis quelques années, la MPC est un engin qu'on croise forcément à un moment ou à un autre quand on s'intéresse à la production musicale.
Comme beaucoup à l'époque j'étais plutÎt intéressé par les emcees et les DJ qui composaient la partie visible du hip-hop, le beatmaker étant pour moi -à ce moment, je précise- plus proche de l'électricien que du musicien. D'ailleurs, le rap étant un peu un accident, les personnes à la prod étaient souvent des musiciens rompus à d'autres styles qui se retrouvaient en stud' à bricoler avec des gens plus jeunes et découvraient un nouveau monde et une énergie folle. C'était pas des "gars du mouvement" comme on disait à l'époque, donc on les calculait pas des masses. Ouais, je sais, on (je) était con.
L'arrivĂ©e de la MPC a simplifiĂ© et rationalisĂ© la prod en regroupant boite Ă rythme, sĂ©quenceur et sampleur dans le mĂȘme boitier et a fini par devenir un Ă©lĂ©ment symbolique du rap au mĂȘme titre qu'une guitare Fender ou un ampli Marshall pour le rock. Et le bouche Ă oreille Ă©tant la force de ces nĂ©o-griots, elle sâest logiquement retrouvĂ©e dans des textes ici et lĂ :
âAll I see is blinking lights, track boads and fat mics,
950s, SP12s, MP60sâ
Disait AG du groupe new-yorkais Showbiz & AG sur âNext Levelâ
"J'vis d'haine et d'eau fraiche, d'illicite et d'péché,mon seul taf, j'rappe sur SP-12, MPC"
Chantait Booba au début du siÚcle dans "Pas l'Temps Pour Les Regrets".
"ArrĂȘte ton style, c'est dĂ©modĂ© j'suis l'rappeur de l'an 2000, J'ai 2 systĂšmes PC sur une MPC 2000 taille XL"
rappait Langue de Chat sur "Les Plus Class".
A noter que contrairement à la config de Booba plutÎt orientée efficacité et redondance, la marque des grands sysadmins (la SP-12 est aussi une boite à rythme/sampleur), j'ai toujours pas compris comment LDC a pu caler 2 PC sur une MPC 2000, XL ou pas. Un mystÚre de notre temps.
La MPC a beau ĂȘtre un symbole connu et identifiable du hip-hop, peu de gens ont eu l'occasion d'en approcher une s'ils ne traĂźnaient pas en studio. Ăa ne s'achetait pas en grande surface comme une guitare, câĂ©tait impossible de deviner comment on sâen sert juste en posant les mains dessus et surtout, surtout, ça coĂ»tait une couille. Perso j'ai vu ma premiĂšre MPC de prĂšs vers 2004 quand le pote avec qui je faisais du son s'est achetĂ© une MPC 1000. Comme il faisait les beats dans son coin et que c'Ă©tait un mec Ă la limite de l'obsessionnel avec son matos, j'ai assez peu vu la machine en fonctionnement, toujours camouflĂ©e sous un chiffon pour Ă©viter que la poussiĂšre ne se dĂ©pose sur les pads, nos sessions Ă©tant consacrĂ©es Ă la pose de voix et aux arrangements plutĂŽt qu'au beatmaking.
Pour ne rien arranger, les DAW, terme qui dĂ©signe Ă lâorigine des stations de travail dĂ©diĂ©es au son et qui au fil du temps a changĂ© pour dĂ©signer les logiciels utilisĂ©s comme Cubase, Logic et autres Pro Tools, avaient le vent en poupe. Les ordis remplaçaient petit Ă petit les machines dĂ©diĂ©es, limitĂ©es par leurs banques de sons rĂ©duites et leurs lecteurs de disquettes du passĂ©.
Alors j'ai bien essayé de tripoter la MPC 1000 entre 2 sessions, mais allumer la bécane et se caler devant son écran sans avoir potassé la notice ne débouchait logiquement sur rien de glorieux. Je regardais cet écran LCD et je captais RIEN :
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J'avais l'impression de voir la smartwatch fixĂ©e sur le bras du Predator, lĂ , avec ses symboles incomprĂ©hensibles qui font des bruits aigus et menaçants. Parce que comme on le verra plus bas, l'esprit MPC c'Ă©tait aussi une façon d'apprĂ©hender la crĂ©ation musicale avec son jargon et son workflow bien spĂ©cifiques ainsi que le fonctionnement mĂȘme dâun Ă©cran.
4K ? Pff pourquoi faire frer ? Avec 2 lignes de 20 caractĂšres en monochrome je te refais 36 Chambers mec !
Impossible de capter le truc en se posant vite fait devant, et Ă 1000, 1500 ou 2000 EUR le ticket dâentrĂ©e, ça faisait cher lâessai. Du coup en 2007 je suis rentrĂ© dans la team proloyolo et je me suis achetĂ© une MPD 24 de chez Akai.
Câest presque pareil sauf quâen fait ça nâa rien Ă voir. Câest une surface de contrĂŽle donc un appareil quâon branche en USB Ă un PC/Mac et qui permet de Controller un DAW en utilisant les pads et les potards plutĂŽt que la souris :Â
Y'a 16 pads au "touchĂ© MPC", ça gĂšre la vĂ©locitĂ© et y a quelques boutons et... ça sâarrĂȘte lĂ . Pour sâen servir, faut obligatoirement un ordinateur avec tous les softs qui vont bien, les bons plugins, les banques de sons installĂ©es etc etc
Et surtout, ça ne permet pas de repenser la façon de faire du son, c'est "juste" un clavier USB glorifié comme on dit.
J'ai ressenti la lourdeur de ces machins un an plus tard, quand j'ai remplacĂ© mon MacBook de 2006 par la version alu de 2008 et que jâai dĂ» rĂ©installer tous les softs. En y repensant, je crois que je n'ai jamais rĂ©ussi Ă totalement retrouver le mĂȘme feeling que ce que j'avais sur la machine prĂ©cĂ©dente, je sais pas, il devait y avoir un plugin Logic Pro particulier ou des paramĂštres diffĂ©rents Ă©parpillĂ©s un peu partout mais je ne me suis jamais rĂ©acclimatĂ©. Pendant ce temps, le marchĂ© des MPC (ou assimilĂ©es) autonomes n'Ă©tait pas en super forme, Akai se contentant mollement d'ajouter des lecteurs CD-ROM ou de carte Compact Flash sans changer la philosophie de ses machines ni le prix de vente, Ă l'image de cette MPC 2500 de 2006 :
Je sais pas combien elle coĂ»tait, mais la blague en vogue câĂ©tait de dire que la rĂ©fĂ©rence du modĂšle indiquait le prix.
Dans le mĂȘme temps, d'autres acteurs comme Native Instruments ont dĂ©barquĂ© sur le marchĂ© des surfaces de contrĂŽle avec un oeil neuf, des Ă©crans couleur et surtout DES PADS AUX COULEURS CHAMARREES, câĂ©tait la MASCHINE :
Du coup entre 2008 et 2013 chez Akai, c'est le dĂ©sert. Aucune machine ne sort. Les DAW sont Ă la fĂȘte avec Reason ou Ableton Live qui dĂ©boulent, Fruity Loops devient FL Studio, tout le monde fait des beats avec la dĂ©mo de Hip-Hop e-Jay sur des PC de chez Carrefour et la MPC tombe un peu en dĂ©suĂ©tude. De mon cĂŽtĂ©, j'ai bazardĂ© mon dernier Mac en 2012 et j'ai une flemme INTENSE d'installer tout mon bordel sur le PC que je me suis montĂ© pour jouer. Alors je me suis rabattu sur iOS, terre de tous les possibles.
Je jette mon dĂ©volu sur lâexcellent Beatmaker de chez Intua (dont la version 3 est sortie il y a quelques mois) et, surprise, mĂȘme Akai se positionne sur le marchĂ© avec Ă la fois du soft et du hard.
CÎté soft,l'app iMPC sort sur iPhone et iPad :
Skeuomorphisme / 20, je sais plus si Scott Forstall Ă©tait encore chez Apple Ă ce moment lĂ mais il aurait applaudi des deux mains devant cette rĂ©plique Ă lâĂ©chelle 1 de la rĂ©alitĂ©. Akai s'est contentĂ© de coller une MPC Ă l'Ă©cran, on perd pas mal de place et de lisibilitĂ© mais j'imagine que les habituĂ©s s'y retrouvent.Â
CÎté hardware, Akai a sorti LE TRUC qui m'a intrigué longuement tout en étant assez dur à trouver : la MPC Fly.
Il s'agit d'un boitier dans lequel on insĂšre un iPad et qui comprend 16 pads physiques, les boutons de transport, le Note Repeat et tout :
Je me dis ça y est, Akai a compris ! Mais Akai reste Akai et a oubliĂ© un truc concernant le marchĂ© des tablettes : IL N'EST PAS FIGĂ. C'est un marchĂ© grand public, pas professionnel, les machines changent de form-factor d'une annĂ©e sur l'autre. Du coup la MPC Fly est uniquement compatible avec l'iPad 2 de 2011 et Akai n'a jamais mis Ă jour le produit, que ce soit pour prendre en compte l'iPad mini ou les iPad suivants voire la tĂ©trachiĂ©e de tablettes sous Android qui ont dĂ©boulĂ© entre-temps. Bon en ayant matĂ© quelques reviews, il est aussi possible qu'Akai n'ait pas poussĂ© plus loin parce que le produit n'a pas Ă©tĂ© super bien reçu, les principales critiques concernant la relative fragilitĂ© de l'ensemble. Un iPad c'est assez lourd et les MPC sont faites pour qu'on bourrine les pads donc le truc n'est pas vraiment super stable.
J'avais donc perdu tout espoir et bricolais des trucs avec Beatmaker et ses suites en me disant que le monde avait changé et que, comme le disait Darwin (et Mobb Deep), il fallait s'adapter pour survivre. Ou passer à autre chose.
Et puis la MPC Touch est sortie en 2016 pour 500 EUR :
J'étais en joie...
Mais à nouveau c'était -juste- une surface de contrÎle USB, totalement inutile sans PC.
Donc j'étais dég.
Et puis la MPC Live est sortie en 2017 :Â
C'est comme la MPC Touch mais en standalone : vous l'allumez, vous faites de la musique, vous l'éteignez. Elle ne nécessite donc pas d'ordinateur mais conserve l'identité des MPC "à l'ancienne" avec les 16 pads, le Note Repeat, le Time Correct et la façon de traiter le signal propre aux machines d'Akai.
Et, luxe ultime, si on veut s'en servir pour piloter un DAW, bah on peut aussi, il suffit de la brancher sur un PC, comme la MPC Touch.
ENFIN. La machine de mes rĂȘves. L'hĂ©ritage de la MPC, les sucreries modernes en plus comme un  écran multitouch lisible et des pads RGB qui proposent une farandole de couleurs chatoyantes qui flattent la rĂ©tine du travailleur sonore. Le tout fonctionnant aussi sur batterie pour pouvoir faire du son dans son canap', la machine sur les genoux.
Je l'ai observĂ©e, j'ai lu des reviews, regardĂ© des vidĂ©os dont celle-ci oĂč le producteur 20syl (Hocus Pocus, C2C, Allta) refait un son de A Ă Z avec la bĂ©cane :
Evidemment, une vie Ă attendre donne des rĂ©flexes de survie Ă©lĂ©mentaires :Â
Mais pourquoi jâachĂšterais ça ? Est-ce qu'elle sera amortie un jour ? Je ne compte pas faire carriĂšre, n'est-ce pas un poil overkill ? Et si je ne sais pas m'en servir ?Â
Toutes ces questions plutĂŽt lĂ©gitimes ont Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©es une fois un filtre spĂ©cial de ma composition appliquĂ© sur cette rĂ©flexion. Ce filtre s'appelle leÂ
BATS LES COUILLES, ON NE VIT QU'UNE FOIS.
(DEUX SI T'ES JAMES BOND)
Je regarde ces machines avec envie depuis 1994, 24 ans d'attente avant de passer Ă l'achat c'est plutĂŽt safe comme temps de rĂ©flexion et ça ne sera surpassĂ© que par Star Citizen donc banco. J'ai donc claquĂ© ma Webedia money sans regret, je serais prĂ©sent sur la jvtv jusquâen 2028.
OK MAIS... CâEST COOL ALORS OU QUOI ?Â
Mon avis aprÚs 2 semaines d'utilisation réguliÚre c'est que c'est EXACTEMENT ce que je recherchais. Je sais pas trop comment décrire la sensation mais je vais essayer de verbaliser le truc :
En bon geekster de la musique j'ai tendance Ă intellectualiser un max la crĂ©a : "Pourquoi cette caisse claire Ă ce moment prĂ©cis ?", "Whoa le sample de violon qui monte pile sur le kick", "GĂ©nial ce break avec la respiration avant de changer de direction", âMais quâest-ce que câest que cette merde de zumba coupĂ©e Ă la chiasse ?â. Et ce quel que soit le morceau, quel que soit le rappeur. C'est pour cette raison que je peux parler pendant 8 heures des instrus de PNL alors que mĂȘme eux n'ont pas passĂ© autant de temps Ă les gratter sur Youtube sans dĂ©clarer. Et c'est aussi pour ça que je peux réécouter 30 fois lâoutro de âTony Hawkâ dâIsha ou celle de âJen Selterâ de Joke alors que le texte en lui-mĂȘme est une purge.Â
Avec la MPC (Live mais j'imagine que c'est le mĂȘme feeling pour toutes les machines), la crĂ©a est viscĂ©rale: on travaille au feeling, sans se prendre la tĂȘte sur l'enveloppe d'un son, tout en sachant que la machine se charge de corriger les imperfections si on le souhaite. RĂ©sultat, en trĂšs peu de temps on peut sortir un truc qui se tient.
Quand j'utilisais un DAW, je passais parfois plus de temps Ă crĂ©er le projet qu'Ă crĂ©er le contenu. Il m'arrivait de dĂ©gager la session sans avoir rien enregistrĂ© ou en ne gardant rien. Avec la MPC, au moment d'Ă©teindre la machine, que vous validiez ou pas la sauvegarde vous avez dĂ©jĂ devant vous un truc qui tourne proprement sur au moins 4 mesures. C'est peut-ĂȘtre tout pourri, mais ça tourne.
Et pour moi ça change tout.
C'est pas juste une question de fonctionnalités, tous les DAW intÚgrent les features des MPC depuis longtemps, c'est une question de temps nécessaire pour avoir un truc écoutable qui se réduit à quasiment rien.
Le workflow d'Akai est simplissime une fois qu'on l'a intégré : on travaille sur des tranches ("séquences") de taille variable (généralement 4 mesures).
Chaque séquence intÚgre un nombre n de pistes.
Chaque piste comprend un programme.
Chaque programme est un instrument ou un sample
Une fois une séquence complÚte, on passe à la suivante. A la fin on se retrouve avec plusieurs séquences qu'on ordonne comme on veut pour faire une chanson.
En gros on fonctionne bloc par bloc puis à la fin on les combine comme on veut pendant la durée qu'on veut. Enfantin.
Sur un DAW, on est souvent tentĂ© d'aller trifouiller les effets avant mĂȘme d'avoir une ossature de morceau avec la possibilitĂ© de se paumer en route et de perdre de vue ce pourquoi on a lancĂ© le soft en premier lieu. Alors attention, si des zicos me lisent et sont horrifiĂ©s par la direction que prend ce papier, je ne dis pas que les DAW sont pourris, loin de lĂ . Ăa dĂ©pend des affinitĂ©s et de la façon de bosser de chacun. Câest comme aller Ă la fac, certains adorent. Moi je me suis fait chier grave. Mais jâai appris le diabolo. LĂ câest pareil, pour mon utilisation je prĂ©fĂšre 1000x une machine autonome avec un choix un peu restreint (niveau contenu yâa quand mĂȘme masse de trucs intĂ©grĂ©s Ă la MPC Live) quâun DAW qui contient tout lâunivers mais oĂč je vais installer compulsivement plugin piratĂ© sur plugin piratĂ© (oui parce que bien souvent, la licence on la paye pas, on va pas se mentir, hein)
Pour simplifier, j'ai Ă©prouvĂ© le mĂȘme sentiment de facilitĂ© devant la MPC que quand j'ai utilisĂ© Garageband sur macOS pour la premiĂšre fois. Sauf qu'avec Garageband, les limitations arrivent au bout de 10 secondes ("RAAH LE SOFT NE ME LAISSE PAS FAIRE CE QUE JE VEUX") tandis qu'avec la MPC c'est l'inverse, plus on avance, plus les limites s'Ă©loignent, c'est assez grisant.
L'autre atout des MPC, c'est le sampler qui permet d'enregistrer un son et de le dĂ©couper comme on veut pour s'en servir dans un projet. Cette partie profite de lâĂ©cran tactile bien plus lisible que les versions antĂ©rieures. On peut charger un sample depuis une clĂ© USB, brancher une platine vinyle ou brancher la MPC Ă un PC et enregistrer comme un sale depuis Youtube. Une fois le morceau dans la machine, on l'ouvre avec l'Ă©diteur de sample et on le dĂ©coupe comme on veut en tapant les pads Ă la volĂ©e (<3). La machine assignera automatiquement la tranche audio au pad (avec Ă©videmment possibilitĂ© d'affiner la sĂ©lection par la suite), une fois les pads assignĂ©s, on sauvegarde l'ensemble en tant que programme, on le cale dans notre sĂ©quence et c'est parti.
Là encore, le temps entre la découverte du sample et son utilisation est réduit au minimum du coup on ne se perd plus en détails techniques et on produit direct.
Je ne me suis pas fixĂ© dâobjectif de productivitĂ© ou quoi, mais au final pour chaque session dâenviron 1 heure sur la bĂ©cane, je sors en moyenne avec 2 projets de beats qui tournent correctement. Je ne dis pas que tout est finalisĂ©, y a pas dâeffets, pas de mix ou autres, mais ça tourne et ça reste audible.Â
Exemple avec ce beat fait samedi dernier :
Vous l'avez compris, j'ai l'appareil depuis moins de 3 semaines et je regrette de ne pas avoir franchi le pas plus tĂŽt. Alors c'est sĂ»r, pas loin de 1200 EUR pour faire de la musique dans son canapĂ©, c'est ULTRA cher. Mais cette fois le prix s'accompagne d'une tranquillitĂ© d'esprit totale qui permet de se concentrer sur l'essentiel. Si le nomadisme ne vous branche pas plus que ça, il reste possible de s'orienter sur la MPC Touch qui proposera les mĂȘmes fonctionnalitĂ©s pour moins de la moitiĂ© du prix, moyennant une connexion permanente Ă un PC/Mac.Â
En tout cas pour lâinstant je suis conquis, et comme mon pote Run avant moi, je me suis surpris Ă placer moi aussi un chiffon pour protĂ©ger les pads de la poussiĂšre <3