Hay que investir en su vida. Tienes que trabajar. Tienes que discubrir. Tienes que hacer lo que quieres. Tienes que buscar algo porque tu trabajas a lo largo.
Hay que hacer màs, siempre màs.
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Je suis retournée au Canada sans rien, ni projet ni argent ni envie.
Merci, premièrement, de m’avoir accueillie.
Mon année à Berlin a été mouvementée émotionnellement parlant. Je suis partie sans but précis, mais avec un désir intense de voir et vivre autre chose. J’ai fui aussi. Fuis toutes les responsabilités qui m’attendes depuis toujours et depuis la fin de mon bac. Être la soeur, la fille, la diplômée en traduction. Comme si tout ce qui avait constitué ma vie avant mon départ pour Berlin, ne valait rien.
Là-bas, je me suis rendue compte que toi, papa et Sylvie comptiez en maudit. Mais quand je suis revenue, je me suis mise à ne pas “feeler” très vite. Vous aviez tous “grandi” et vos vies avaient été comme rapprochée par mon départ (c’est ce que je sentais) et maintenant je me sentais rejet, par mon propre choix, en plus. Je me détestais. Puis, j’ai compris que j’avais tout faux, depuis Berlin, depuis mon retour au Québec; j’avais tout faux.
C’est pas vrai que j’avais fui, seulement j’avais fait ce que je voulais vraiment pour la première fois de ma vie. Pour une raison bizarre, j’avais dû quitter très loin pour me sentir enfin libre de faire ce que je veux.
Je le voulais depuis vraiment longtemps. Pas parce que je ne vous aimais pas ou ne vous appréciais pas, mais juste parce que je ne me suis jamais vraiment sentie chez moi ici. Je me rends compte aujourd’hui que ça eu beaucoup à voir avec mon égo. Durant toutes ces années, tellement de fois, j’ai eu peur de déranger, de blesser, de trop prendre de place, de m’exposer comme j’étais vraiment, parce que mon égo ne me le permettait pas. Et rajoute à ça une peur immense du rejet; une peur omniprésente et sans fin, et voilà, je me sentais emprisonnée. Ce que j’ai compris par la suite c’est que cette prison était en fait matérialisée que par ma pensée. Ma pensée unique, la mienne et que moi seule pouvait décider et avait le pouvoir de démolir cette prison, d’y mettre feu, de la détruire à jamais.
NOUS SOMMES LES SEULS, LES SEULS ET UNIQUES PERSONNES QUI NOUS METTENT DES BARRIÈRES, NOUS DÉMORALISENT, NOUS EMPÊCHENT D’ÊTRE QUI NOUS SOMMES VRAIMENT.
Par les croyances que nous inculque la société, nos parents, nos amis, nos professeurs, nous arrivons à penser que nous sommes comme nous sommes qu’une petite partie du monde nous est réservée que cet univers que nous connaissons est le seul accessible pour nous, mais non. Voilà, nous pouvons et nous avons la force d’accomplir TOUT absolument TOUT ce que nous voulons vraiment. C’est si beau de s’en rendre compte enfin.
Ma détresse n’a jamais rien eu à voir avec vous ou comment vous me traitiez. Vous avez toujours été présents et compréhensifs et aimants.
Et maintenant, je suis de nouveau loin de vous, mais enfin, je comprends comment je peux me défaire de mon égo, m’évader de ma prison et devenir qui je veux. Et j’ai une chance d’enfin comprendre, enfin prendre être responsable de ma personne, de ma vie.
Si je t’écris cela aujourd’hui, c’est pour que tu saches que tu peux aussi faire tout ce que tu veux. Que rien ni personne ne te retienne jamais de faire ce que tu veux, mais en toute conscience. C’est-à-dire, en prenant conscience de ton potentiel et en travaillant avec et non, contre.
Je t’aime tellement et je veux que tu te rendes compte de combien la vie est magnifique et que même si parfois elle est difficile, c’est toi qui choisis à la fin de la rendre plus belle en prenant conscience du pouvoir entier que tu as sur elle.
Je t’aime, écoute-toi et fais ce que tu aimes.