Bon, voilĂ , hier jâai dit que jâallais poster un test dâĂ©criture, et bien le voici. Câest possible quâil y ai des fautes dâorthographes, mais surtout, il est possible que je mâexprime simplement MAL sur le sujet. Je ne suis pas Agenre, ou Bigenre, et je ne connais personne personnellement qui le soit (enfin, si, je connais une seule personne comme ça, mais je nâai plus de contact rĂ©gulier avec elle, donc bon)
Enfin bref ! tout ça pour dire quâil y a peut-ĂȘtre des choses maladroites. Deplus, cela se passe dans lâunivers que jâai créé pour mon roman (Malekya Ă©tait le personnage principale dâune ancienne histoire, je me sert dâelle dans cette extrait) Il y a de grandes chances que vous ne compreniez pas tout, posez moi des questions si vous voulez, y a pas de soucis. Mais je recherche surtout ici lâavis des personnes concernĂ©es par le sujet. Jâaimerai pouvoir aborder beaucoup de sujet dans mon roman, dans lâidĂ©e des genres, mais je ne sais pas vraiment comment le faire, donc jâai fait un test. Et quel meilleur endroit que tumblr pour trouver un public ?
Bref, ne perdons pas de temps, voici lâĂ©crit !
     Câest le bruit assourdissant dâun marteau contre une enclume qui la rĂ©veilla en sursaut. Malekya aurais dĂ» savoir quâĂȘtre hĂ©bergĂ© par un forgeron allait de pair avec les bruits de la forge. Grommelant, elle se leva en secouant ses cheveux bruns dans le vain espoir dâen enlever les plis de son sommeil lourd.
     Finalement bien rĂ©veillĂ©e, la jeune femme repris ses habits chatoyant en regrettant presque quâils ne la couvrent pas plus. Ses vĂȘtements Ă©taient utiles dans le dĂ©sert, mais au-delĂ de la barriĂšre de montagne dans le sud, le temps Ă©tait bien plus frais. Il faudrait quâelle sâĂ©quipe plus pour aller rencontrer les maitres du froid quâĂ©taient les sudistes.
     RĂ©cupĂ©rant ses affaires un peu Ă©parpillĂ©es dans la chambre dâamis, la jeune femme sortie de la piĂšce puis descendit lâescalier qui menait au rez-de-chaussĂ©e. Le soleil nâĂ©tait levĂ© que depuis quelques heures, mais la maison semblait dĂ©jĂ en Ă©bullition. Une odeur de pain chaud sâĂ©chappait de la cuisine dans laquelle rĂ©sonnait une chanson lĂ©gĂšre.
     Lorsque Yanof, le forgeron, lâavais accueilli hier dans la soirĂ©e, il Ă©tait seul. Malekya nâavait pu que deviner Ă la taille de la maison quâune famille habitait ici. Probablement pas trĂšs nombreuse, mais une famille tout de mĂȘme. La brune supposait donc, en entrant dans la petite cuisine, rencontrer lâĂ©pouse de son hĂŽte. Elle fut donc surprise de tomber sur une personne surprenante.
     « Ah, bonjour ! Vous devez ĂȘtre Malekya, mon pĂšre mâa prĂ©venu que vous aviez passĂ© la nuit chez nous. »
     MalgrĂ© le sourire rayonnant et la farine qui lui arrivait jusquâau visage, la jeune femme fut incapable de rĂ©pondre Ă ce salut cordial et jovial. Elle ne savait pas comment identifier cette personne.  QuâĂ©tait-ce ? MĂȘme dans ses propres pensĂ©es, Malekya se trouvait violente. Mais la question se posait vraiment, elle ne savait pas si cette personne Ă©tait un homme ou une femme.
     Un bandeau brun cachait une partie de ses cheveux - probablement autant pour les protĂ©ger de la farine de la pĂąte Ă pain qui trĂŽnait sur la table que pour protĂ©ger la pĂąte elle-mĂȘme â mais on pouvait discerner quelques mĂšches courtes rousses, presque rouges. Ses yeux en amandes, caractĂ©ristique de la rĂ©gion, Ă©taient vairons, lâun dorĂ©, lâautre vert. Son visage Ă©tait rond, tout en courbe gracieuse, et contrastait grandement avec son nez aquilin, peut-ĂȘtre dĂ» Ă une fracture. Ses oreilles Ă©taient lĂ©gĂšrement dĂ©collĂ©es, et peut-ĂȘtre plus grandes que la normale.
     « Bonjour » finit tout de mĂȘme pas rĂ©pondre la fille du dĂ©sert. « QuâĂȘtes-vous ? »
     Ce nâĂ©tait absolument pas la question quâelle voulait poser, un malheureux lapsus qui la fit rougir comme une pivoine, ce qui devait trĂšs mal sâassocier Ă sa peau noire. Elle plaqua ses mains sur son visage, complĂštement honteuse, avant de balbutier des excuses.
     « Je suis vraiment dĂ©solĂ©e, ce nâest pas ce que je voulais dire. Je voulais seulement savoir comment vous vous appeliez. »
     Elle patienta quelques secondes en fixant le sol avant de relever son regard, croisant celui enjoué de cette bien étrange personne.
     « Au moins, on ne peut pas faire plus clair comme question ! se mit-elle Ă rire. Et bien, tout dâabord, je mâappelle Tilma, mais mes amis mâappellent Til. Et pour rĂ©pondre Ă lâautre question, je ne suis ni un homme, ni une femme. Ou bien peut-ĂȘtre les deux ? Qui sait ? »
     Cela nâaida absolument pas Malekya, qui fut encore plus perdue. Mais Til vit bien sa totale incomprĂ©hension, et apporta quelques Ă©claircissements.
     « Pour ĂȘtre plus claire, je suis agenre. Le genre nâĂ©tant pas le sexe ou lâappareil gĂ©nital qui nous est associer Ă la naissance, mais plus une reconnaissance personnelle de lâidentitĂ©. Physiquement parlant, je ne vous dirais pas ce que je suis, car seuls mes parents le savent, et lâoubli. Mais jâai créé ma propre identitĂ© genrĂ©e, et je ne suis ni un homme, ni une femme. Pour parler de moi, vous devez donc utilisez un autre pronom que les habituels âilâ et âelleâ et ce pronom est âielâ. Est-ce plus claire dĂ©sormais ?
     - Disons que câest moins flou, mais que je comprends le principe. Nous ne connaissons pas ce genre de choses dans le dĂ©sert - sans mauvais jeu de mot.
     - Je ne crois pas que ça vienne de la rĂ©gion, mais de la personne. Ceci dit, nous sommes deux ou trois Ă ĂȘtre comme ça dans le village. Ou tout du moins, nous sommes deux ou trois Ă en parler et Ă le clamer comme notre identitĂ©. Je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas vraiment la façon dont ils se perçoivent eux-mĂȘmes.
     - Tout ça ne mâa pas lâair simple Ă rĂ©aliser je suppose. Merci de mâavoir appris ça en tout cas. »
     Til acquiesça avec un sourire. Cette discussion-lĂ semblait terminĂ©e, et iel enchaina en lui proposant une tranche de pain chaude en guise de petit dĂ©jeuner. Malekya accepta avec plaisir, heureuse dâavoir appris encore une fois de nouvelle chose sur son propre monde quâelle ne connaissait finalement pas si bien que ça. Ce voyage avait vĂ©ritablement Ă©tĂ© une superbe idĂ©e.
(Jâaurais aimĂ© le mettre en âcachĂ©â parce que câest long, mais je sais pas faire, donc voilĂ )
Si vous pouviez reblogger avec votre avis pour que je puisse vous répondre (parce que je sais pas non plus répondre a un commentaire (oui, je sais, je suis nulle)) ce serai SU-PER.