EXTRAITS EN VRAC - avant de passer Ă autre chose (pour de vrai?)
Apparemment le 26 juin de lâan dernier fĂ»t celui oĂč la distribution « finale » de F(l)ammes, au moment du troisiĂšme tour qui câest dĂ©roulĂ© Ă Sevran. Franchement, je ne mâen rappelle plus du tout. Ca me fait lâeffet dâune pĂ©riode un peu obscure. Dans ma mĂ©moire il pleuvait Ă cette pĂ©riode, on Ă©tait Ă©puisĂ©es, les mines grises. Câest aussi dans ces eaux-lĂ quâon a fait la photo dans les buissons qui aurait fait le tour des théùtre visitĂ©s cette saison.Â
Cette semaine mon cerveau Ă©tait extrĂȘmement aride concernant lâĂ©criture du carnet de bord. Ce stress de la prĂ©paration de la parade a Ă©tĂ© assez Ă©prouvant. Franchement câest une fatigue nerveuse et vocale dâenchainer deux, trois heures dâaffilĂ© Ă faire les choses le mieux, et le plus vite possible.Â
Hier, il y avait la rĂ©union des compagnies au Théùtre des Halles. Tout ces comĂ©diens Ă lâair confiants, vieux roublards habituĂ©s et souriants. Je me suis sentie dĂ©passĂ©e par la situation. Je mâen suis voulue, de ne pas avoir stalk les metteurs en scĂšnes et comĂ©diens prĂ©sents. Jâavais lâimpression dâĂ©voluer en sociĂ©tĂ©, au milieux de parfaits inconnus dont jâĂ©tais supposĂ© connaitre les antĂ©cĂ©dents. Je pense que je me mets trop dâenjeux. Ils faut que je me dĂ©tendes et que jâarrĂȘtes de transpirer quand quelquâun nous demandes des flyers.Â
Notre parade a un bon flow, lâĂ©nergie est lĂ , mais au niveau des paroles, de la justesse, on est pas du tout prĂȘtes.Â
Le collage dâaffiche nâest pas encore autorisĂ©, parader nâest pas autorisĂ©. On crĂšve de chaud mais Ă lâombre on est bien. Le filage technique de ce matin Ă©tait minimal en terme dâeffort physique mais avec la chaleur, tout deviens Ă©puisant.Â
Demain, le dĂ©fi sera dâassister aux gĂ©nĂ©rales (gratuites) des autres spectacles du théùtre des Halles, quâon vas cĂŽtoyer tous le mois. Jâai hĂąte quâils deviennes nos amis. On a un peu parlĂ© avec des comĂ©diens, ils sont hyper cool.
Ma plus grande peur est quâon passe pour des jeune filles pas du tout comĂ©diennes qui sont bien mignonnes et qui ont bien eues de la chance. Jâai hĂąte que mes amies dĂ©barquent, je me sens lĂ©gĂšrement perdue. Peu de gens nous ressemblent ici, câest pas bien grave mais je me sens dĂ©crochĂ©e, mais dans le mauvais sens. En gĂ©nĂ©ral ça ne dĂ©range pas, dâĂȘtre comme ne tournĂ©e, hors de mes repĂšres Ă©motionnels mais lĂ , câest le fait de savoir que je reste tout le mois.Â
Jâaimerais bien rassembler mes idĂ©es, avoir une vue globale des piĂšces Ă voir, hiĂ©rarchiser lâamas de productions théùtrales quâil y a dans le big catalogue du off.Â
Pour lâinstant ça va, mĂȘme si je suis sur le fil de lâĂ©motivitĂ©e. Jouer me calme. Affaire Ă suivre.Â
VENDREDI 22 SEPTEMBRE 2K17 - Veille de premiĂšre de la saison
13h, Maison des Metallos. Lâensemble de la troupe, la chargĂ©e de production, la chargĂ©e de diffusion ainsi que le metteur en scĂšne sont rĂ©unis pour un rĂ©union de rentrĂ©e.Â
Lâambiance des retrouvailles est festive, plus apaisĂ©e quâavant.Â
On discute dâune Ă©ventuelle tournĂ©e en OcĂ©anie, qui aurait pour centre le CDN de La RĂ©union, que Ahmed Ă dirigĂ© il y a 10 ans environ.Â
On est tournĂ© Ă fond vers lâavenir, vers lâan prochain, qui pourrait exister si on en a envie.Â
Jâai Ă©tĂ© reçue au conservatoire du 14Ăšme. Jâai calculĂ©, je ne raterai que 4 mardi et deux lundis dans lâannĂ©e (si on ne vas en OcĂ©anie). Je me construit un semblant de vie hors F(l)ammes, pour pallier ma frustration de goĂ»ter Ă dâautres textes. Jâai pas envie de faire les choses contre F(l)ammes ou dans la peur de ne rien faire aprĂšs, mais avec, dans le mĂȘme sens.Â
Nous avons retravaillĂ© le texte, en cercle. Travailler dans le motif du conte, du raconter une histoire dans son plus simple appareil, avec une adresse trĂšs concrĂšte trĂšs fraĂźche, nouvelle, Ă certains moments. On se rappelle Ă quel point Maurine est Ă©mouvante, Anissa K est planante, et LaurĂšne est piquante.Â
Maurine nous a ensuite prĂ©parĂ© un super apĂ©ro dans sa maison digne dâun catalogue Maison du Monde. Son pain Ă lâail grillĂ© au fous Ă fait des Ă©mules! Jâen ai ingurgitĂ© autant que possible.
SAMEDI 23 SEPTEMBRE 2K17 - PremiĂšre de la saison
Le théùtre est Ă 14 minutes de voiture de chez moi, mais Ă une heure vingt trois minutes en transports en commun. Jâen suis Ă trente heure de conduite, and winter is comin.Â
La logistique de transfert hotel/theatre Ă raison de notre bonne humeur, jusquâĂ ce quâon arrive au plateau pour le calage technique. Je suis Ă©tonnĂ©e avec quelle facilitĂ©e on retrouve nos marque, et comme ca ne me saoule toujours pas. Je profite de mon entrĂ©e au plateau trente minutes aprĂšs le dĂ©but pour travailler mes textes perso, sans aucun scrupules. Le trac arrive au moment T, gĂ©nĂ©ralement dix minutes avant mon entrĂ©e. Avant, jâai en tĂȘte des pensĂ©es purement pratiques, qui concerne bien souvent un Ă©ventuel passage aux toilettes.Â
Jâai oubliĂ© comment faire mon entrĂ©e. Â
Aujourdâhui câest spĂ©cial, nous jouons dans le cadre dâune prĂ©sentation de saison. Nous avons appris hier que les gens seront dĂ©jĂ dans la salle Ă Ă©couter une prĂ©sentation de saison Ă lâEspace 93, du coup. Le spectacle est gratuit pour le public, du coup il vas falloir vraiment aller les chercher pour ne pas perdre leur attention.
CâĂ©tait extrĂȘmement drĂŽle et extrĂȘmement douloureux. Tout Ă bien commencĂ© pourtant.Â
Lâattente de la fin de cette prĂ©sentation de saison qui nâen finissait pas nous a refroidies.Â
Ensuite on a fait les folles derriĂšre le rideau fermĂ©, qui câest ouvert dâun coup et nous a fait dĂ©tailler comme des rats. Le rĂ©troprojecteur Ă buggĂ© pendant le tout dĂ©but du spectacle, ajoutant Ă notre hilaritĂ©. Ca devait ĂȘtre trĂšs dur pour Ludivine, qui se roulait au sol de rire en coulisse, puis la seconde dâaprĂšs entrait sur scĂšne. Le karatĂ©ka pas eu lâeffet de puissance escomptĂ©: jâai faillit tomber et Anissa K a marchĂ© sur le pied de LaurĂšne.Â
Notez que le sol trĂšs dur nous Ă fligguĂ© chevilles et rotules.Â
Mais le clou du spectacle Ă©tait quand mĂȘme ce bel acte de solidaritĂ© des filles derriĂšre moi quand jâai eue une extinction de vois pendant le chant final. Un cauchemar duquel je ne pouvais fuir, mais que jâai pris avec le smile (rĂ©flexe).Â
Nous nous sommes donc Ă©chauffĂ©s dans lâombre dâune prĂ©sentation de saison. On reprends lâannĂ©e avec une grand claque qui nous a bien rĂ©veillĂ©, et mis en Ă©vidence les points Ă bosser.Â
AUBERVILLIER _ DERNIERES EN REGION PARISIENNE
Apres le bord plateau je prends mes affairesÂ
Jâattrape des gens a lâaccueil de lâembarcadĂšre et on vas tous dans le grand théùtreÂ
Je pose mes affaires sur le fauteuil a roulette a la billetterie en parlant avec Tara et RoxaneÂ
Je discute avec un tas de gens au pot, sans ma sacoche il me sembleÂ
Ma sacoche est soit a la billetterie ou soit sur la chaise a coté de ma bouffe chinoise pendant que je regarde le monsieur du bar enrouler les verines dans de film alimentaire
Laurene me dit quâelle vas chercher ses affaires, dix minutes plus tard je fais comme elleÂ
On vas dans la voiture de Chirine, on arrive Ă lâhotel oĂč on se pose Ă lâaccueil en attendant de faire le check in
Je vais dans ma chambre, parle longtemps avec Laurene avant de mâendormir devant lâĂ©pisode cinq de la saison une de Friends
Je me reveille, rassemble mes affaires et descends au petit dĂ©jeuner, puis monte a lâaccueil pour attendre les filles et aller au theatreÂ
On prends le bus, les verines gourmandes dâhier Ă la main
ArrivĂ©e au théùtre, je mâinstalle et me rends compte que je nâai plus ma sacoche
Rien a lâhotel apparemmentÂ
le siĂšge oĂč jâai posĂ© ma bouffe chinoiseÂ
Les RP qui peut-ĂȘtre savent oĂč jâai posĂ© ma sacocheÂ