Vrac de semaine (pas de relecture)
. Mercredi 6 sept Reprise de l'asso, c'est physique et (ah ah) je n'ai pas les Ă©paules - c'est ce que dit la droite. Trois heures de tri efficace, je suis contente de moi, de nous, mon corps lui n'en peut plus et tombe en morceaux. Sieste de deux heures, oxygĂšne tout l'aprĂšs-midi, j'ai une tĂȘte Ă©pouvantable. Vague lecture de Et Nietzsche a pleurĂ©, depuis quand je ne lis plus un livre qui m'intĂ©resse en une seule journĂ©e ?!
Lecture du ChatSauvage qui va se prendre sa baffe, c'est un fait avéré. Mais pas aujourd'hui, je n'ai pas l'énergie pour que la baffe soit bien reçue, pertinente, efficace.
Repas de quatre heures (quatre heures, punaise). Les voix Ă©taient trop fortes, les parfums envahissants, je n'aime pas qu'on me pose des questions, tellement Ă©puisĂ©e je suis tombĂ©e sur mon lit â mais j'ai rĂ©ussi Ă faire le 366 rĂ©el en l'arrachant un peu, Ă 23 h 36. Pourtant piĂšge il y a eu, le repas d'abord, l'invitation lancĂ©e ensuite "Bon, on fait la rĂ©union chez toi samedi ?" impossible Ă contourner sans vexer la tablĂ©e. Samedi je reçois donc les rares membres de l'asso qui se dĂ©placeront (heureusement, nous sommes une trentaine sinon). C'est la semaine de la sociabilitĂ©.
. Jeudi 7 Ăcriture du mail-baffe. Tellement bien reçu, il m'a dit "merci" et "je rĂ©ponds plus tard". Je cherche encore pourquoi le merci.
Me suis contentée de dormir tout l'aprÚs-midi, puis d'enfin terminer ce livre que j'ai vraiment adoré.
Lecture et #366 (choix de) Ce soir j'ai terminĂ© la lecture de Et Nietzsche a pleurĂ©, de Irvin D. Yalom, oĂč il Ă©tait justement â Ă©videmment â question du choix (entre autre philosophie et psychanalyse). J'y ai retrouvĂ© Nietzsche, la mĂȘme "musique" que dans ses Ă©crits, j'y ai ressenti la dĂ©couverte de soi pour soi, j'y ai entendu l'acceptation (et le refus) de ne connaĂźtre qu'une infime partie de soi-mĂȘme. Moins apprĂ©ciĂ© le choix de l'auteur, d'un retour sur ses pas (mais que pouvait-il faire d'autre dans un roman ancrĂ© dans l'Histoire).
Je me demande si avec un traitement (antidĂ©presseur et autres pilules), Nietzsche aurait pu Ă©crire son Ćuvre - quand je vois sur moi, comme les mĂ©docs ont fait taire ma tĂȘte, je doute.
. Vendredi 8 Hier j'ai comatĂ© toute la journĂ©e, puis terminĂ© le livre de Irvin Yalom â je remets sur le haut de la pile les Ćuvres de Nietzsche, que j'avais entamĂ© l'annĂ©e derniĂšre â et peut-ĂȘtre j'aurais dĂ» continuer aujourd'hui. Le repos. Mais je me sentais assez bien, c'est toujours l'erreur que je fais. Ceci dit, je n'aurais pas fait ma dĂ©couverte depuis le canapĂ©, je ne regrette rien.
Partie pour m'occuper du fumier rapportĂ© il y a deux jours dĂ©jĂ par l'ado et son grand-pĂšre, le tas n'a finalement pas mouftĂ©. DĂšs la premiĂšre brassĂ©e, au moment de dĂ©poser ce que je tenais dans les mains, je suis tombĂ©e sur une crotte d'un animal sauvage, et trĂšs certainement d'un renard. Nous voilĂ avec un renard sur le terrain ^^ Hier soir-nuit justement, je signalais des bruits suspects, que j'ai aussitĂŽt mis sur le dos d'un hĂ©risson qui traine effectivement dans les parages â de lui aussi, nous avons retrouvĂ© les crottes il y a quelques semaines. L'Ă©tonnant, c'est que nous n'avons qu'un terrain de 200mÂČ, une fois retirĂ© la maison, et pas encore de poulailler pour l'attirer. Je dirais bien qu'il est grillagĂ©, mais comme tout bon grillage qui se respecte, celui-ci est faiblard Ă beaucoup d'endroits et un tas de bestioles rentre avec facilitĂ© â j'ai dĂ» m'y attaquer un jour qu'un gros chien, adorable certes, a dĂ©cidĂ© de visiter le jardin. Renard donc, trĂšs haute possibilitĂ©. La fouine â suggestion de mon beau-pĂšre â a Ă©tĂ© Ă©liminĂ©e directement, les crottes sont plus petites, plus fines, des sortes de longs boudins, rien Ă voir. J'aurais Ă©tĂ© en forĂȘt, j'aurais Ă©tĂ© formelle sur le renard. Dans mon jardin je suis davantage frileuse⊠(mais qu'est-ce qui l'a fait venir ?) je peux en tout cas affirmer qu'il a particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© nos figues ^^
D'ailleurs, les figues ramassées il y a quelque temps sont enfin sÚches, je viens de les mettre dans un grand bocal bien hermétique.
Et donc, le fumier. Il est toujours en tas dans le passage, tas dans lequel s'ébat joyeusement la minette. J'allais m'y remettre lorsque mon beau-pÚre m'a demandé si je voulais des graines de mùche. Si je préfÚre largement la roquette, j'aime aussi beaucoup cette salade⊠j'ai donc préparé la terre, retiré le précédent fumier, 11ans y a étalé les graines, j'ai saupoudré un peu de terreau-compost de l'année derniÚre puis arrosé.
Le fumier ? Il faisait trop chaud et je n'en pouvais dĂ©jĂ plusâŠ
. Samedi 9 La veille, l'annulation soudaine de la rĂ©union de ce matin m'a remplie de joie au petit matin : plus personne Ă recevoir, mĂ©nage fait finalement pour nous â une bonne chose, c'Ă©tait Ă faire. J'avais oubliĂ© un premier engagement, le forum des associations avec ma belle-mĂšre, pour les activitĂ©s des enfants. Forum qui fut Ă©puisant et sur deux villes, mais instructif : je vais essayer de reprendre le Tai Chi.
Appel de ma grand-mĂšre, angoissĂ©e par le tremblement de terre au Maroc. "Mais vous allez bien, vous ?" rĂ©pĂ©tĂ© mille fois. J'habite en France, oui mamie nous allons bien, nousâŠ
. Dimanche 10 Une envolĂ©e de discussions avec la mĂ©diathĂ©caire qui m'a remontĂ©e le moral â abĂźmĂ© par la douleur â et un livre plus tard, je peux accepter l'idĂ©e de ne pas ĂȘtre venue juste pour les enfants, et ça fait du bien une sortie aussi pour soi.
La douleur au bras me rend folle. La chaleur de la bouillotte aide l'Ă©paule (elle se dĂ©boĂźte), mais sur le coude j'ai besoin de froid (tendinite). Je ne peux plus rien tenir, pas mĂȘme le tĂ©lĂ©phone ou la fourchette. Quatre mois que ça dure pour l'Ă©paule, trois semaines pour le coude. Joie.
















