Ses yeux verts
Je me rappelle de lui.Â
De ses grand yeux verts, de son teint blanc, de sa peau douce, de sa voix profonde, de son odeur.
J’ai envie de le sentir près de moi, de frotter mon nez contre le sien, de rire, d’embrasser tendrement sa joue. Toucher ave les bouts de mes doits son front et dessiner son visage tendrement.Â
Il est tellement loin. Cette mer et des milliers de kilomètres qui nous sĂ©parent n’ont jamais rien changĂ© Ă mes sentiments, ni mĂŞme son indiffĂ©rence tellement froide.Â
J’entends le bruit de la pluie sur le sol. Chaque goute martèle mon désarrois. Elle laisse place au vent qui siffle en se faufilant entre les immeubles.
J’attends ses sms, il est lĂ , il est connectĂ©. Il doit utiliser son temps Ă des choses plus importantes. Qui suis-je pour lui rĂ©clamer?Â
Je sais qu’il n’écrira pas.Â
Je suis en paix car c’était mon choix de laisser aller quelqu’un qui ne me donne pas de son temps. Je suis une option et non une prioritĂ©. Mon coeur est bon, j’ai Ă©tĂ© patience et comprĂ©hensive, je le sais, malgrĂ© tout, je ne trouve aucun rĂ©confort.Â
Le problème n’est pas lui, le problème c’est moi… Le problème est mon fou romantisme et ma naĂŻvetĂ©. Mon problème est d’accepter si peu quand je sais que je peux avoir plus et meilleur. Il m’offre quelque chose mais c’est MON Choix de l’accepter, je ne peux donc pas le blâmer de mes mauvais choix.Â
J’ai voulu croire Ă cet amour inconditionnel et puis la question s’est posĂ©: jusqu’à quel point est-ce de l’amour ou du masochisme?Â
Si je connaissais Ă l’avance l’issue de cette tragĂ©die, je pense que je prendrais le mĂŞme chemin, encore une fois, et une autre, et encore une autre.. car l’avoir vĂ©cu, a valu la peine. Les larmes qui ont coulĂ© m’ont appris Ă apprĂ©cier les rires.Â
Les palmiers que jamais on verra, nos pas sur le sable qui ne seront jamais dessinĂ©s et les enfants que nous ne verrons jamais naĂ®tre, tout ça me manquera car jamais avant j’avais eu envie de tout ceci.Â
Peut-ĂŞtre j’avais peur de le laisser entrer, que ma vulnĂ©rabilitĂ© soit utilisĂ© entre ses mains pour me garder comme un enfant contre sa poitrine.Â
Ă€ vrai dire aujourd’hui qu’il me serre contre lui, qu’il me possède toute entière, ne me dĂ©rangerait pas, j’en ai besoin.Â
Je veux revenir Ă ces temps oĂą je croyais ĂŞtre la plus belle femme au monde pour lui et qu’il pensait que je ne bougerai pas. Quand il souriait Ă son rĂ©veil et me regardait dormir tel un ange que je ne suis pas.Â
J’aimerai lui dire qu’il n’y a pas grande chose dont j’ai besoin.. Ă part tout son ĂŞtre et tout son existence.Â
Malheureusement l’être humain a besoin de plus que juste un peu d’amour.Â














