Day 149 - Day 156
Soupir un peu nostalgique et surtout, toujours aussi émerveillé quand je regarde ces photos.
Ah, le ciel bleu du Yunnan... La lumiÚre éclatante qui transperce les nuages, et va s'écraser sur les champs verdoyants et sur les paysans qui s'y activent.
Vision paradisiaque. Quelqu'un m'a dit qu'il n'avait jamais vu un ciel aussi bleu en Chine. Et bien, moi non plus.Â
Commencer ce voyage par Dali a mis la barre trĂšs haut niveau paysage grandiose et typique. Par la suite, en voyageant dans d'autres pays d'Asie, l'authenticitĂ©, la culture chinoise, et mĂȘme la barriĂšre de la langue, m'ont beaucoup manquĂ©.Â
La vieille ville de Dali est trĂšs touristique, mais c'est un tourisme presque agrĂ©able, quelque peu diffĂ©rent de celui des Montagnes Jaunes ou des montagnes d'Avatar (Zhangjiajie). Non, ici, c'est plus calme, plus joli, plus reposant, et plus bobo. Quelques Occidentaux ou Chinois branchĂ©s ont ouvert un nombre incalculable de bars, cafĂ©s ou restos. Ca pourrait ĂȘtre Ă©touffant, mais il suffit de louer un scooter ou un vĂ©lo, de se diriger vers le lac Erhai, et voilĂ , on arrive au paradis.
Le lac est grandiose et les couleurs sont Ă©clatantes. On passe par de petits villages, on prend le soleil, on observe les gens se baigner, et quand tout autour de nous est si beau qu'on n'y croit plus, on s'arrĂȘte, on se pose, et on regarde.
Nous sommes restĂ©es Ă l'auberge Jade Emu, un peu au pif pour nous, mais apparemment trĂšs connue des backpackers. Pas cher du tout, rooftop au top (c'est le cas de le dire), personnel adorable, chambres nickel, lieu magnifique mĂȘme si lĂ©gĂšrement excentrĂ© (j'ai mis environ 2h Ă la trouver, en me perdant dans la ville, sous un soleil de plomb et avec deux sacs qui me bousillaient les Ă©paules, mais ça, c'est une autre histoire), etc, etc.
DeuxiÚme étape : les Gorges du Saut du Tigre.
Le temps nous manquant (et/ou étant légÚrement flemmardes), nous avons commencé la marche à partir de la Tina's Guesthouse. Temps radieux et chaleur de plomb.
Les gorges sont somptueuses, et la marche, plus éprouvante que nous ne le pensions. Mille mercis au couple de Chinois qui nous a gentiment offert des petits gateaux, et qui a soigné mon bobo.
De là , j'ai quitté Juliette et continué seule vers Shangri-La.
Shangri-La... ce nom fait rĂȘver. Nombre de lĂ©gendes existent, et la ville, auparavant appelĂ©e Zhongdian, n'a changĂ© de nom que rĂ©cemment pour attirer davantage de touristes.
Tout de mĂȘme, ça fait son petit effet.
Et, justement, des touristes, je n'en ai pas beaucoup croisĂ©s. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce que fin juin, la saison ne battait pas encore son plein, mais en tout cas, ce fut une agrĂ©able surprise.
Le trajet en bus fut somptueux et ne pouvait présager que des bonnes choses pour la suite. Les paysages tibétains (nous approchant de la frontiÚre), composés de grandes plaines et montagnes trÚs vertes, différaient de tout ce que j'avais pu jusque là en Chine. Et quand je suis arrivée, sous un ciel éclatant, et accueillies par la musique des danseurs dans la vieille ville... j'étais ailleurs, et comblée. L'altitude, les montagnes, les gens, la lumiÚre... je ne sais pas ce que c'était, mais j'étais véritablement dépaysée.
Les ruines de Shangri-La, qui a brûlé il y a quelques années de cela. On m'avait déconseillé d'y aller pour cette raison, mais j'ai trouvé que, couplé aux chants des moines, ça ne faisait qu'ajouter au charme de l'endroit.
Les danses traditionnelles, sur la place de la vieille ville. Je me suis assise seule, et j'ai observé les mouvements, les costumes, les couleurs. J'ai essayé d'absorber tout ce qui était possible d'absorber.
J'Ă©tais loin, loin, trĂšs loin de tout, c'Ă©tait magique.Â
Excursion en vélo jusqu'au grand monastÚre tibétain de Songzanlin, puis jusqu'au lac Napa. Les montées étaient rudes, surtout avec l'altitude, et en fin de journée je me suis retrouvée rouge écrevisse, souffrante et cramée, dû au soleil qui a pointé le bout de son nez en milieu d'aprÚs-midi.
Mais ça valait le coup !Â
Le monastĂšre est accessible gratuitement en gravissant la colline et en entrant par les cĂŽtĂ©s du temples (sinon, environ 110 kuai, soit environ 13⏠- aoutch). Il Ă©tait vide et paisible. Les vues sur les montagnes environnantes Ă©taient grandioses.Â
Et voilĂ , le lac Napa, le fameux ! En Ă©tĂ©, il est assĂ©chĂ©, donc c'est une immense plaine. La description ne fait pas rĂȘver, et moi-mĂȘme, je n'Ă©tais pas particuliĂšrement emballĂ©e, mais au final, j'y ai passĂ© un bon bout de temps, Ă marcher, Ă regarder, Ă me dire que je n'en revenais pas d'ĂȘtre dans un endroit si beau, etc. En automne et en hiver, le lac redevient lac - j'ai vu quelques photos, ça a l'air tout aussi magnifique, dans un genre complĂštement diffĂ©rent, forcĂ©ment.
LĂ , j'avais l'impression d'ĂȘtre au fin fond de la Mongolie. Je me demandais ce que je faisais lĂ , seule.
Le marché de Shangri-La. La partie moins touristique est certes moins charmante, mais tout aussi plaisante. Et puis les marchés un peu crados m'attirent toujours autant.
Vue du bus de Shangri-La Ă Lijiang.
Je crois que ce que j'adore, finalement, ce sont les trajets. Les paysages, les voyageurs, tout ça laisse rĂȘveur.
Lijiang, ou du moins sa vieille ville, m'a laissée de marbre. Certes, c'est trÚs joli, avec ses maisons typiques et ses rues pavées, mais il y avait TELLEMENT de touristes. Et puis il pleuvait TELLEMENT. Toutefois, je recommande vivement l'auberge Garden Inn.
Je m'y suis promenĂ©e, dĂ©pitĂ©e, sous la pluie. On m'avait gentiment offert un parapluie lĂ©opard tellement je faisais pitiĂ©. Et puis j'ai pris un train de nuit jusqu'Ă Kunming.Â
Kunming s'est rĂ©vĂ©lĂ©e ĂȘtre plus ou moins ce que j'attendais de Kunming. Une grande ville, des rues commerçantes dĂ©bordantes de monde, des petits marchĂ©s... sympathique et agrĂ©able pour une journĂ©e (et apparemment assez rĂ©putĂ© pour sa vie nocturne, mais j'avoue ne pas vraiment en avoir profitĂ©), mais il Ă©tait temps de passer Ă autre chose.
Le lendemain, je m'envolais pour Bangkok.
Il était temps de dire au revoir à la Chine, du moins pour quelques temps. La Chine, si spéciale, si magique, si magnifique. Je n'ai pas retrouvé en Thaïlande et en Birmanie ce qui m'avait tant plu dans un voyage comme celui-là . Comme dit précédemment, il manquait un petit quelque chose. Donc j'ai dit "à bientÎt" au Yunnan, je l'ai remercié de m'avoir montré tant de beauté, et lui ai avoué qu'elle m'avait conquise, et que j'en étais un peu amoureuse.
Pour conclure assez rapidement niveau pratique, je recommande vivement de visiter Dali, Shangri-La, les Gorges du saut du tigre, Kunming éventuellement pour une journée ou deux, mais pas Lijiang. Le cÎté trop touristique m'a vraiment refroidie.











