Allah-Las - On the road(ia) to the sun
Quelques étudiants farouches et sans peur se lancent dans le reporting de concert !
Si tu as loupĂ© le concert dâAllah-Las Ă la Rodia ce jeudi 19 fĂ©vrier, tu as certainement reculĂ© de trois cases dans ta quĂȘte du chill suprĂȘme.
Ăvidemment, on va essayer de te raconter la finesse et la dextĂ©ritĂ© avec lesquelles les 4 minis Beach Boys ont tentĂ© de surfer sur la plus haute des vagues.
Mais Ă©videmment, tu aurais dĂ» ĂȘtre lĂ .
Impossible de parler dâAllah-Las sans Ă©voquer le soleil californien, les bikinis et lâodeur des hot-dog fumants. Ce soir-lĂ , Allah-Las dĂ©cide de nous emmener avec eux, et nous, spectateurs impuissants, entrons dans la course lente mais belle du relĂąchement de soi.
Difficile dâĂ©chapper Ă la dĂ©ferlante dâinfluences musicales qui sâimpose aux oreilles les moins perspicaces : Animals, Yardbirds, Doors, et mĂȘme the Kinks.
Allah-Las font de leur musique un dĂ©rivĂ© amĂ©liorĂ© de certains couplets des annĂ©es rock, qui, bien quâaussi sauvages, sonnent parfois trop brutes de dĂ©coffrage.
Ici au contraire, Allah-Las prend soin, consciemment ou pas, dâarrondir les angles pour nous entrainer dans une mĂ©lodie pulpeuse mais jamais vulgaire.
Entre ombre et soleil, la musique des quatre Allah-las tamise lâĂ©clairage et encourage naturellement au dĂ©lassement cĂ©leste, celui qui rĂ©chauffe et colore les peaux parfumĂ©es Ă la fleur de monoĂŻ.
Le tour de France dâAllah-Las a dĂ©butĂ© ce jeudi 19 fĂ©vrier chez nous, Ă Besançon, et nous sommes ravis dâentendre des morceaux issus de leurs deux premiers albums, Allah-Las et Workship the sun.
Miles Michaud (chant), Pedrum Siadatian (guitare), Spencer Dunham (basse) et Matthew Correia (batterie) sont peut-ĂȘtre nĂ©s dans le sable des plages dorĂ©es par le soleil de Californie. Ce qui est sĂ»r, câest quâils travaillaient ensemble au mythique  Amoeba Music Ă Hollywood lorsquâils se sont rencontrĂ©s. Depuis, ils partagent leur passion commune pour la musique rĂ©tro, mĂȘme sâils se dĂ©fendent dâĂȘtre partisan de la mode vintage-hipster-passe moi le beurre.
Câest un concert profondĂ©ment gentil que nous ont offert Allah-Las ce jeudi, et câest aussi ce cĂŽtĂ© complaisant que lâon pourrait leur reprocher. MalgrĂ© le semblant dâinsolence que lâon entend parfois dans la voix de Miles Michaud, câest Ă peine si lâon discerne un peu de risque, de danger. Bien sĂ»r, cette maniĂšre de caresser leur guitare les place haut dans notre estime : rares sont les groupes de garage pop/surf en 2015 qui parviendront Ă attirer lâattention sans en faire des tonnes. Les Allah-Las restent cleans et Ă©lĂ©gants, en toute circonstance.
La soirĂ©e se terminera par leurs derniĂšres chansons qui nous Ă©voquent, Ă lâinstar de leur empreinte musicale, la fin dâun Ă©tĂ© entre copains : rassasiĂ© dâamour mais amer de devoir sâen aller.
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Des bottes de cowboy, 4 voix qui sâharmonisent Ă la perfection, il ne manquait plus que le soleil californien pour clĂŽturer ce concert dâAllah Las, plus que rĂ©ussi.
Le rythme dansant de la musique ferait presque croire que nous sommes sur la plage, tant les maracas de Matthew Correia (batterie) nous transportent.
Le dĂ©hanchĂ© de Miles Michaud (chanteur) est des plus entraĂźnant. Sa musique lâhabite de la tĂȘte au pied passant facilement de la guitare, Ă la batterie comme au micro. Il nous parle dans un anglais Ă lâaccent californien que seul ses camarades peuvent comprendre. Eux ne « parle pas trĂšs bien le français ». La musique, langage universel, nous permet d'Ă©changer.
Ils ont chacun leurs personnalitĂ©s, le guitariste Pedrum Siadatian est droit et concentrĂ©, le batteur Matthew Correia donne le rythme Ă ses acolytes et Spencer Dunham se lĂąche dans son coin, avec sa basse quâil ne quitte pas du dĂ©but Ă la fin.
Ces Beach Boys nous ont réchauffé le temps d'une soirée, pour notre plus grand bonheur.
Ă la fin on pouvait entendre dans la foule : "Câest le meilleur concert que jâai vu Ă la Rodia ! ».Le public, conquit, rappelle le groupe pour une derniĂšre chanson.Un dernier signe dans notre direction et se clĂŽt le spectacle.Nous nâavons pas finit dâentendre parler dans ces 4 garçons dans la vague. "