Comment choisir la correspondance ADN avec laquelle jâessaierai de trouver des ancĂȘtres communs
 Chaque matin, je regarde mes nouveaux matches (personnes avec qui jâai une correspondance ADN) sur le site de Family Tree DNA oĂč jâai fait mon test mais surtout sur My Heritage oĂč jâai ensuite tĂ©lĂ©chargĂ© mon fichier ADN et oĂč on trouve beaucoup plus de Français.
Je choisis une ou deux personnes en fonction des Ă©lĂ©ments que je peux dĂ©couvrir sur celles-ci. De plus, dans My Heritage, on peut sĂ©lectionner nos matches par pays (Dans My Heritage, jâai 8796 correspondances ADN dont 375 Français. Dans Family Tree, jâai maintenant 3121 matches, jâen avais 2840 le 15 fĂ©vrier dernier, mais seulement une vingtaine de noms français).
Je prends de prĂ©fĂ©rence quelquâun qui partage avec moi 0,5 ou 0,6% dâADN plutĂŽt que 0,2% (il mâest tout de mĂȘme arrivĂ© de trouver un couple dâancĂȘtres communs Ă la huitiĂšme gĂ©nĂ©ration avec quelquâun avec qui je nâai que 0,1% dâADN en commun).
Ensuite, je regarde surtout la longueur des segments partagĂ©s et je choisis plutĂŽt quelquâun qui a un segment dâau moins 15 centimorgans (cM). Il faut savoir que les segments que nous partageons ne viennent pas forcĂ©ment tout droit dâun ancĂȘtre ou dâun couple dâancĂȘtres mais ils peuvent ĂȘtre un assemblage de plusieurs origines. Dans ce cas, plus le segment est long, plus on a de chance dâen avoir une partie assez longue venant dâun couple dâancĂȘtres communs.
Lorsque le nom de la personne avec qui je matche a une consonance flamande, je me sens en terrain connu et jâai bon espoir de nous trouver un ancĂȘtre commun. Si elle a mis un dĂ©but dâarbre gĂ©nĂ©alogique sur le site, je trouve assez vite dans quelle direction chercher car jâai bien en tĂȘte les noms de mes ancĂȘtres. Je regrette toutefois que les matches (qui sont je rĂ©pĂšte les personnes avec qui jâai une correspondance ADN ) ne mettent pas plus dâindications sur leurs ancĂȘtres et sur les lieux oĂč ils ont vĂ©cu, que ce soit sous forme de liste ou dâarbre. Il y a aussi des confusions pour les femmes, entre leur nom dâĂ©pouse et celui de jeune-fille. Il faudrait adopter une rĂšgle universelle comme pour les listes Ă©lectorales en France, Ă savoir le nom de jeune-fille puis Ă©pouse suivi du nom du mari.
Une fois trouvĂ© un match avec lequel je suis susceptible de partager un couple dâancĂȘtres communs, je vais chercher sur GĂ©nĂ©anet des complĂ©ments dâinformations ou sur les sites des Archives DĂ©partementales du Nord ou du Pas de Calais. GĂ©nĂ©anet me permet souvent de visualiser des portions dâarbres gĂ©nĂ©alogiques qui me donnent des indications pour savoir dans quelle direction mâorienter afin de rechercher des ancĂȘtres communs.
 Je pensais connaßtre tous mes cousins
 Jâai fait dâimportantes recherches gĂ©nĂ©alogiques descendantes Ă partir des noms de mes quatre grands-parents mais en partant de trois Ă quatre gĂ©nĂ©rations au-dessus dâeux. Elles mâont amenĂ©e Ă trouver environ sept mille quatre cents cousins. Je pensais connaĂźtre tous mes cousins Ă la cinquiĂšme ou sixiĂšme gĂ©nĂ©ration, tout au moins de nom, mais ce nâest point le cas. Ainsi, en cherchant les descendants dâAlexis DEQUIDT (1802-1885) et de Reine AMMEUX (1814-1886), jâai trouvĂ© les descendants de leur fils Emile DEQUIDT, mon arriĂšre-grand-pĂšre mariĂ© Ă Adeline VITTU mais je nâai pas cherchĂ© tous les descendants des parents dâAdeline, Ă savoir Louis VITTU (1815-1863) et MĂ©lanie DEGRAVE (1813-1879).
GrĂące au test ADN, je viens de trouver plusieurs cousins du cĂŽtĂ© VITTU dont jâignorais totalement lâexistence.
Philippe G. a 1,5% dâADN en commun avec moi avec six segments rĂ©partis sur les chromosomes 1, 4, 8 et 22 (on peut avoir plusieurs segments sur le mĂȘme chromosome Ă des endroits diffĂ©rents). Le plus long segment que nous partageons fait 35,3 cM. On peut donc penser que nous sommes dâassez proches parents. Et, en effet, nos ancĂȘtres communs se trouvent Ă la cinquiĂšme gĂ©nĂ©ration. Il sâagit prĂ©cisĂ©ment du couple Louis VITTU- MĂ©lanie DEGRAVE. Nous sommes donc des arriĂšre-petits-cousins.
Etienne W. est aussi un descendant du mĂȘme couple dâancĂȘtres mais avec une gĂ©nĂ©ration de plus pour lui. Câest la maman dâEtienne qui est mon arriĂšre-petite-cousine. Il est donc normal que nous nâayons que 0,6% dâADN en commun, ce qui est dĂ©jĂ bien. Nous avons en commun quatre segments sur les chromosomes 1, 4, 20 et 22 dont le plus long est de 12,9 cM.
Philippe G. et Etienne W. ont entre eux une parentĂ© plus proche quâavec moi puisquâils descendent tous deux du fils du couple VITTU-DEGRAVE, Henri VITTU (1847-1923) mariĂ© Ă JosĂ©phine PLUQUIN (1857-1944). La mĂšre dâEtienne est la petite-cousine de Philippe. La gĂ©nĂ©tique le prĂ©cise Ă©galement car ils ont 2,6% dâADN en commun. Se connaissent-ils ? Je lâignore car ils nâont pas rĂ©pondu Ă mes messages.
En comparant les segments dâADN que nous avons en commun, Philippe, Etienne et moi, nous voyons que nous partageons tous les trois un petit segment de 5,6 cM sur le chromosome 1 et un autre de 12,9 cM sur le chromosome 4.
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments que nous avons en commun Philippe G., Etienne W. et moi (en rose ce que Philippe et moi avons en commun, en noisette ce quâEtienne partage avec moi)
Une autre descendante de la famille VITTU est Marie D. avec qui jâai beaucoup Ă©changĂ©, un dimanche soir, afin de retrouver nos ancĂȘtres communs. Je venais dâavoir les rĂ©sultats de mon test et elle figurait parmi le peu de Français de Family Tree DNA. Je la retrouve Ă©galement sur My Heritage oĂč elle a migrĂ© son fichier ADN. Il faut remonter dâune gĂ©nĂ©ration au-dessus du couple VITTU-DEGRAVE pour trouver notre couple dâancĂȘtres communs. Il sâagit du couple AndrĂ© VITTU (1765-1840)-Marie Anne HAVET (1770-1832). Je partage 0,3% dâADN avec Marie rĂ©parti sur deux segments dont le plus long est de 17,9 cM.
GrĂące aux correspondances partagĂ©es sur My Heritage, je vois que Marie D. et moi, avons aussi une parentĂ© commune avec Annie B. (0,2%), AmĂ©lie B. (0,2%) et Maxime B. (0,2%). Je nâai pas encore cherchĂ© quel Ă©tait leur lien de parentĂ© avec moi mais on peut parier quâils ont des VITTU ou des DEGRAVE ou des HAVET dans leurs ancĂȘtres.
Quâavons-nous en commun tous les quatre qui descendons tous du couple VITTU-HAVETÂ ? Ce que Marie partage avec moi, elle ne lâa pas en commun avec Philippe et Etienne.Â
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments que nous avons en commun Philippe G., Etienne W, Marie D. et moi (Marie partage avec moi un segment en jaune sur le chromosome 4 mais il nâest pas situĂ© au mĂȘme endroit que celui que nous avons en commun Philippe, Etienne et moi)
On voit donc que ce nâest pas parce quâon descend du mĂȘme couple dâancĂȘtres quâon a les mĂȘmes segments dâADN.
 Les descendants du couple Alexis DEQUIDT-Reine AMMEUX
 Jâai retrouvĂ© sur My Heritage deux cousins dont je connaissais lâexistence et le lien qui nous unit. Il sâagit de MĂ©lanie B-J. avec laquelle jâai en commun 1,3% dâADN rĂ©parti en cinq segments sur les chromosomes 4, 8, 10, 17 et 20. Le plus long de nos segments communs fait 30,1 cM. Le pĂšre de MĂ©lanie est mon arriĂšre-petit-cousin. Par contre, je nâai que 0,2% dâADN en commun avec Jean-Philippe I. rĂ©parti en deux segments sur les chromosomes 4 et 14 et le segment le plus long a une valeur de seulement 9,4 cM. Et pourtant le pĂšre de Jean-Philippe est aussi mon arriĂšre-petit-cousin. Jâai du mal Ă mâexpliquer pourquoi jâai si peu de similitudes avec Jean-Philippe et que je matche beaucoup plus avec MĂ©lanie. Ils sont pourtant au mĂȘme niveau sur lâarbre gĂ©nĂ©alogique. Le hasard de la gĂ©nĂ©tique a sans doute fait que MĂ©lanie et ses ancĂȘtres directs ont reçu davantage du couple DEQUIDT-AMMEUX que Jean-Philippe. Sur My Heritage, Jean-Philippe Ă©tait classĂ© dans la catĂ©gorie « faible niveau de confiance » et pourtant il a bien un lien de parentĂ© avec moi.
Quâavons-nous en commun tous les trois qui descendons tous du couple DEQUIDT-AMMEUX ? MĂ©lanie, Jean-Philippe et moi, avons un petit bout de segment dâun peu moins de 7 cM en commun sur le chromosome 4 mais qui nâest pas au mĂȘme endroit que le segment des descendants du couple VITTU-DEGRAVE.
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que nous avons en commun MĂ©lanie B-J.., Jean-Philippe I. et moi sur le chromosome 4 (les segments que MĂ©lanie partage avec moi sont en rose et ceux que jâai en commun avec Jean-Philippe sont en noisette)
Une autre personne, Monique D. ou V. (si on prend son nom de jeune-fille) figure dans mon ouvrage sur les descendants dâAlexis DEQUIDT et de Reine AMMEUX bien que nâĂ©tant pas une descendante directe de ce couple. Sa mĂšre est nĂ©e dâun premier mariage de Jacques KIERS. Elle avait six ans lorsque sa maman Reinilde DESCHILDER est dĂ©cĂ©dĂ©e. Elle a Ă©tĂ© Ă©levĂ©e par Madeleine DEQUIDT, la deuxiĂšme Ă©pouse de Jacques KIERS, qui lâa considĂ©rĂ©e comme sa fille au mĂȘme titre que les six enfants qui suivront. Il faut remonter jusquâĂ Jean BAUDENS (1682-1754) pour nous trouver un ancĂȘtre commun du cĂŽtĂ© de mon pĂšre. Jean BAUDENS a eu quatre Ă©pouses et quinze enfants. Je descends du premier enfant de la premiĂšre Ă©pouse tandis que Monique est la descendante de la premiĂšre fille de la quatriĂšme Ă©pouse qui occupe le dixiĂšme rang dans lâensemble de la fratrie. Nous avons aussi en commun un couple contemporain Ă Jean BAUDENS mais, cette fois, du cĂŽtĂ© de ma mĂšre. Il sâagit de Charles DEHAENE (1670-1739) mariĂ© Ă Joanna MARTEIN (1675-1707). Jâai, en tout, neuf ancĂȘtres lointains en commun, avec Monique, ce qui nous donne une quantitĂ© dâADN non nĂ©gligeable en commun (0,2%  rĂ©parti sur deux segments dont le plus grand est de seulement 8,2 cM). Dans le match de Monique et moi, il est difficile de dĂ©terminer quel ancĂȘtre nous a donnĂ© quel segment dâADN.
 Les descendants de la famille DEGRAVE
Nous avons vu que Philippe G. avait en commun avec moi le couple Louis VITTU-MĂ©lanie DEGRAVE. Et Jean-Philippe I. partage avec moi le couple Alexis DEQUIDT-Reine AMMEUX qui nâont en principe rien en commun si ce nâest que leurs enfants respectifs se sont mariĂ©s ensemble. Il sâagit de mes arriĂšre-grands-parents Emile DEQUIDT et Adeline VITTU.
NĂ©anmoins, Philippe G. et le pĂšre de Jean-Philippe I. ont un couple dâancĂȘtres en commun Ă la huitiĂšme gĂ©nĂ©ration, Simon DEGRAVE (1689-1739) et Marie Jeanne DEVOS (1701-1743). Cette parentĂ© se fait par les VITTU puis par les DEGRAVE, pour Philippe tandis que pour le pĂšre de Jean-Philippe, elle trouve son origine par  les DEQUIDT puis par les DEGRAVE.
Un autre cousin, Jean-Marie D. matche avec moi et avec Jean-Philippe I. Il partage seulement 0,1% dâADN avec moi composĂ© dâun tout petit segment de 8,6 cM situĂ© sur le chromosome 10. Son fils Luc D. a exactement le mĂȘme segment du chromosome 10 en commun avec moi mais il est lĂ©gĂšrement plus petit. Il fait 8,1 cM.
Ce segment du chromosome 10 recouvre partiellement un segment que jâai en commun avec AurĂ©lien H., un cousin du cĂŽtĂ© maternel dont je parlerai ultĂ©rieurement. Cela mâa donnĂ© lâidĂ©e de regarder les DEGRAVE du cĂŽtĂ© maternel. Et, en effet, je descends deux fois du couple Simon DEGRAVE- Marie Jeanne DEVOS, par leur fils Nicolas (1734-1779) du cĂŽtĂ© de mon pĂšre et par leur fille Marie Elisabeth (1725-1798) du cĂŽtĂ© de ma mĂšre.
 Les descendants de la famille BOGAERT
Jâai trouvĂ©, sur My Heritage, deux cousins dont jâignorais totalement lâexistence. Ils descendent tous deux du couple Charles AMMEUX (1741-1821)-Marie ThĂ©rĂšse BOGAERT (1751-1842). Ce sont les grands-parents de Reine AMMEUX, mon arriĂšre-arriĂšre-grand-mĂšre,  dont jâai parlĂ© plus haut.
Je partage davantage dâADN avec Alexandre H. (0,5% rĂ©parti en trois segments dont le plus long fait 19,8 cM). Ces segments se trouvent sur les chromosomes 12, 15 et 21. Alexandre descend dâune tante de Reine AMMEUX, elle-mĂȘme prĂ©nommĂ©e Reine. Mais les intervalles intergĂ©nĂ©rationnels de sa branche Ă©tant plus courts que dans la mienne, je me retrouve ĂȘtre lâarriĂšre-arriĂšre-arriĂšre-petite cousine de son grand-pĂšre alors que je suis plutĂŽt de la gĂ©nĂ©ration de sa mĂšre. Mais jâai encore beaucoup dâautres ancĂȘtres communs avec Alexandre, exactement vingt-huit autres nĂ©s aux XVI° et XVII° siĂšcles. Câest pourquoi nous partageons une quantitĂ© apprĂ©ciable dâADN alors que notre parentĂ© est tout de mĂȘme Ă©loignĂ©e mais elle est multiple et câest cela qui compte. Il est toutefois difficile de savoir de quels ancĂȘtres nous avons hĂ©ritĂ© ce patrimoine commun.
Didier W. descend, quant Ă lui, dâun oncle de Reine AMMEUX et jâai 0,3% dâADN en commun avec lui rĂ©parti sur deux segments dont le plus long fait 10,4 cM. Cet ADN en commun se trouve sur les chromosomes 13 et 18. Mais je partage Ă©galement avec lui un nombre important dâancĂȘtres en commun qui sont au nombre de quinze et qui sont tous plus anciens que le couple AMMEUX-BOGAERT.
Alexandre et Didier ont le mĂȘme lien de parentĂ© entre eux quâavec moi. Didier se trouve ĂȘtre aussi un arriĂšre-arriĂšre-arriĂšre-petit cousin du grand-pĂšre dâAlexandre. Et combien dâADN partagent-ils entre eux ? Eh bien : 0,2%. Et cela se vĂ©rifie parce quâils nâont que quatre ancĂȘtres en commun. Outre le couple AMMEUX-BOGAERT, ils ont Ă©galement le couple Jean HONDERMARCK (+1622)-Catherine COUSTER (+1628).
Et lâADN que je partage avec Alexandre nâest en aucun point identique Ă celui que jâai en commun avec Didier. Nous sommes trois descendants du couple Charles AMMEUX-Marie ThĂ©rĂšse BOGAERT mais nous ne possĂ©dons aucun segment dâADN en commun tous les trois.
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant que les segments dâADN que je partage avec Alexandre (en rose) sont en tous points diffĂ©rents de ceux que je partage avec Didier (en noisette)
Jâai trouvĂ© un troisiĂšme cousin que je connais de nom. Il descend du couple François BOGAERT (1608-1647)- Françoise THIENPONT (1616-1687) qui sont les arriĂšres-arriĂšres-grands-parents de Marie ThĂ©rĂšse BOGAERT dont jâai parlĂ© plus haut. Avec Christian V., je partage seulement 0,2% dâADN rĂ©parti en un seul segment positionnĂ© sur le chromosome 12 dont la valeur en centimorgans est de 11,7.
Les descendants de la branche DEGROOTE
Tout comme pour les VITTU, jâignore probablement lâexistence de nombreux cousins du cĂŽtĂ© DEGROOTE qui est le nom de mon autre arriĂšre-grand-mĂšre du cĂŽtĂ© paternel.
Il faut remonter aux arriĂšre-grands-parents de mon arriĂšre-grand-mĂšre, Marie DEGROOTE pour trouver un lien de parentĂ© avec Sandra D. Nous partageons tout de mĂȘme 0,4% dâADN rĂ©parti sur deux segments dont le plus long fait 21,5 cM. Ces deux segments se trouvent sur les chromosomes 8 et 10. Je suis lâarriĂšre-arriĂšre-arriĂšre-arriĂšre-petite cousine de sa grand-mĂšre paternelle Liliane S. On aurait pu espĂ©rer une parentĂ© plus proche mais je nâai pas Ă©tĂ© en mesure de chercher ses ancĂȘtres maternels.
 capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments dâADN que jâai en commun avec Sandra
Mes correspondances ADN du cÎté maternel
Le plus important match dâADN mâa Ă©tĂ© fourni par AurĂ©lien H., le fils dâun cousin germain et le petit-fils de la sĆur de ma mĂšre. Câest lui qui mâa contactĂ©e dĂšs quâil a eu ses rĂ©sultats avec un message trĂšs bref : « Sommes-nous parents ? ». Bien sĂ»r que nous lâĂ©tions et câĂ©tait du jamais vu pour moi puisque nous partageons 9% dâADN rĂ©parti en vingt-neuf segments. MalgrĂ© le nombre important de segments, nous nâavons aucun segment en commun sur les chromosomes 4, 9, 13, 18, 19 et 21. Le plus long segment que nous partageons se trouve sur le chromosome 8, il mesure 80,8 cM ! Nous avons donc en commun mes grands-parents Paul DEHAENE (1895-1986)- Marie-Louise VANBREMEERSCH (1895- 1978) qui sont donc les arriĂšre-grands-parents dâAurĂ©lien.
Cela fait plaisir de retrouver un cousin grĂące Ă la science. Beaucoup sont dâailleurs Ă©tonnĂ©s que le test ADN soit aussi fiable, quâil nây ait pas dâerreur dâapprĂ©ciation. Mais je dirai que 9% dâADN, câest presque un apport trop important. Il faudrait maintenant trouver dâautres cousins plus Ă©loignĂ©s pour distinguer dans cette quantitĂ© de segments quel est lâapport DEHAENE et quel est lâapport VANBREMEERSCH ou mĂȘme encore lâapport FRANCKE ou lâapport WYART.
JĂ©rĂŽme D. a en commun avec moi le couple DĂ©sirĂ© VANBREMEERSCH (1815- 1879)- Julie DERAM (1822- 1896) qui sont les grands-parents de ma grand-mĂšre Marie-Louise VANBREMEERSCH. Nous partageons 0,3% dâADN rĂ©parti sur deux segments situĂ©s sur les chromosomes 12 et 20. Le plus long segment qui a une valeur de 14,6 cM se trouve sur le chromosome 20. Je suis une arriĂšre-petite cousine de son pĂšre. En comparant lâADN que JĂ©rĂŽme a en commun avec moi et celui quâAurĂ©lien partage avec moi, nous pouvons identifier une toute petite partie du chromosome 20 comme venant du couple VANBREMEERSCH- DERAM.
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le petit segment que nous avons en commun, AurĂ©lien, JĂ©rĂŽme et moi, sur le chromosome 20
Pour trouver le couple dâancĂȘtres que nous avons en commun, Camille C. et moi, il faut remonter au XVI° siĂšcle. Adrien HONDERMARCK (1560-1618) et Mayken WILLAEY sont nos ancĂȘtres Ă la treiziĂšme gĂ©nĂ©ration. Sur My Heritage, Camille est annoncĂ©e avec un faible niveau de confiance. Et pourtant nous partageons tout de mĂȘme 0,4% dâADN rĂ©parti sur trois segments sur les chromosomes 2,3 et 10 oĂč se trouve le plus long segment qui a une valeur de 10,8 cM. Par contre, je ne partage que 0,2% dâADN avec sa maman. Cet ADN se trouve sur un seul segment de 10,4 cM situĂ© Ă©galement sur le chromosome 10. Il est donc possible que Camille ait aussi une parentĂ© avec moi du cĂŽtĂ© paternel mais jâignore laquelle et certainement sur un autre chromosome que le 10. Camille, sa maman, AurĂ©lien et moi, partageons tous les quatre ce segment dâun peu plus de 10 cM sur le chromosome 10.Â
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant que Camille, sa maman, AurĂ©lien et moi avons un segment en commun sur le chromosome 10
Avec Bernadette S. (ou T. si on prend son nom de jeune-fille) nous avons 0,5% dâADN en commun mais il se trouve sur un seul segment de 38,5 cM positionnĂ© sur le chromosome 1. Nous nâavons quâune seule ancĂȘtre commune, Ă la septiĂšme gĂ©nĂ©ration, Marie-ThĂ©rĂšse DEGRAVE (1736-1804). Bernadette descend de Jacques JUSTICE (1726-1775) le premier mari de Marie ThĂ©rĂšse, tandis que jâai pour ancĂȘtre Pierre WYART (1742-1800), son second mari.
Marie ThĂ©rĂšse DEGRAVE fait Ă©galement partie de la grande famille DEGRAVE. Elle descend dâun cousin germain de Simon DEGRAVE dont jâai parlĂ© plus haut. Le couple Jean DEGRAVE- Jeanne JOLY, les arriĂšre-grands-parents de Marie ThĂ©rĂšse, figurent donc trois fois dans ma gĂ©nĂ©alogie.
Quid de la parentĂ© entre Bernadette, AurĂ©lien et moi? Nous partageons un beau segment dâune vingtaine de centimorgans sur le chromosome 1. Ce segment est sensiblement le mĂȘme que celui que possĂšde Philippe G. qui est aussi un descendant DEGRAVE de mon cĂŽtĂ© paternel. Ce segment est vraiment un marqueur des DEGRAVE.
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que nous avons en commun, AurĂ©lien et moi (en rose), Bernadette et moi (en noisette) et Philippe et moi (en jaune), sur le chromosome 1
Richard D. ne partage que 0,2% dâADN avec moi sur un seul segment de 13,1 cM positionnĂ© sur le chromosome 13 mais nous avons bel et bien un lien de parentĂ©. Nous avons mĂȘme cinq couples en commun ayant vĂ©cu pour la plupart au XVII° siĂšcle et situĂ©s Ă la dixiĂšme ou onziĂšme gĂ©nĂ©ration. Mes liens avec Richard se font tous du cĂŽtĂ© maternel. Et pourtant AurĂ©lien, Richard et moi nâavons rien en commun.
Jâai gardĂ© pour la fin BĂ©atrice S. (ou C. si on prend son nom de jeune-fille). Elle est une des rares Françaises avec qui je matche, Ă avoir fait un test ADN chez Family Tree DNA, ou plutĂŽt, mâa-t-elle dit, elle lâa fait lors dâun sĂ©jour aux Etats-Unis. Nous avons une histoire commune car nos grands-pĂšres respectifs ont combattu ensemble, en 1915, lors de lâoffensive de Champagne. Bien plus tard, un des fils du lieutenant COUTILLARD Ă©pousait la petite-fille dâune arriĂšre-petite cousine de mon grand-pĂšre Paul DEHAENE. Nous partageons en tout 36 cM (soit 0,6% dâADN) composĂ© dâun nombre important de petits segments mais aussi dâun segment de 24,78 cM situĂ© sur le chromosome 18.
Nos ancĂȘtres communs sont LiĂ©vin SMAGGHE (1746-1803)- Dominique VERHILLE (1753-1824) dont le pĂšre avait vu son nom inscrit sur une liste dâĂ©migrĂ©s durant la RĂ©volution Française. En comparant lâADN que je partage avec BĂ©atrice et celui que jâai en commun avec AurĂ©lien, je vois quâil ne partage pas de segments avec nous sur le chromosome 18. Il nâa donc pas hĂ©ritĂ© dâADN du couple SMAGGHE-VERHILLE, tout au moins sur le chromosome 18, mais peut-ĂȘtre ailleurs en un endroit que nous ignorons pour lâinstant.
 Mes meilleurs matches étrangers
Pour lâinstant, je nâai pas rĂ©ussi Ă trouver de lien de parentĂ© avec un match Ă©tranger. Et pourtant certains sont bien placĂ©s pour avoir un lien de parentĂ© avec moi.
Le trio de tĂȘte, dans My Heritage, est constituĂ© dâ Albert M. des Etats-Unis avec qui je partage 0,8% dâADN rĂ©parti en trois segments qui se trouvent sur les chromosomes 1, 5, 14 et deux segments sur le chromosome 20 dont le plus long est de 19 cM.
Ensuite arrive Cathrine B. de NorvĂšge avec laquelle jâai en commun 0,7% dâADN positionnĂ© en quatre segments sur les chromosomes 5, 15, 20 et 21. Comme pour Albert, le plus long segment se trouve sur le chromosome 20 et a une valeur de 12,8 cM.
Puis vient Celine G., originaire dâAustralie avec laquelle je partage 0 ,6% dâADN composĂ© de deux segments situĂ©s sur les chromosomes 2 avec 32,6 cM et 8 avec 11,2 cM.
Albert et moi, partageons 7112 correspondances et jâai en commun avec Cathrine 7014 matches. Dâautre part, jâai tendance Ă me mĂ©fier lorsque je matche avec quelquâun uniquement ou majoritairement sur le chromosome 20. Je ne saurai donner une explication rationnelle Ă cela. Je ne suis pas gĂ©nĂ©ticienne et je ne connais pas les caractĂ©ristiques du chromosome mais jâai remarquĂ© que lorsque je matchais avec quelquâun uniquement par le chromosome 20, nous Ă©tions souvent des milliers Ă partager le mĂȘme segment. Jâen conclus donc quâil sâagir dâune fausse parentĂ©. Il ne sâagit pas toujours du mĂȘme segment sur le chromosome 20 mais le rĂ©sultat est que nous sommes toujours nombreux Ă partager un segment sur le chromosome 20. Je qualifierai ce chromosome dâuniversel.
Tandis que Celine G. et moi avons seulement vingt-cinq autres correspondances ADN dont ma fille, MĂ©lanie B.J. et Didier W. En comparant lâADN de MĂ©lanie, celui  de Celine et le mien, je vois que nous avons en commun un segment de 11,2 cM sur le chromosome 8. Â
capture dâĂ©cran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que Celine, MĂ©lanie et moi avons en commun sur le chromosome 8
Jâen dĂ©duis que Celine est Ă coup sĂ»r une parente mais elle ne descend pas du couple BenoĂźt DEQUIDT-Reine AMMEUX comme MĂ©lanie et moi puisque je connais les noms de tous leurs descendants. Mais nous avons dâautres couples dâancĂȘtres en commun : Pierre AMMEUX (1659- 1728)- Antonia WECXSTEEN (v 1662-1709),François DEBOOM (1620-1665)- Michaela de GEUSER (1623-1689), Adrien HONDERMARCK (1560-1618) et Mayken WILLAEY, Jean DEVULDER (v 1565-1631)- Marie DEZEURE (1570- 1627), Adrien DRIEUX- Marie SWARTENS ou des ancĂȘtres uniques (cela se produit lorsquâils se sont mariĂ©s deux fois et que nous descendons chacune dâun conjoint diffĂ©rent) Marie EMMERY (v 1635- 1693), Mathieu ROOS, Jooris DEBLONDE.
 Les clusters ou auto-groupes de My Heritage
Ce sont des groupes de personnes qui ont des similitudes dans leur ADN. Ces groupes sont dĂ©terminĂ©s par les serveurs de My Heritage. Il suffit dâen faire la demande et on les reçoit quelques temps plus tard sur notre adresse mail.
Ainsi, jâai onze groupes diffĂ©rents.
Jâavoue que je nâai trouvĂ© aucun intĂ©rĂȘt Ă ces auto-groupes et ils ne me sont dâaucune aide.
Toutefois, je dois nuancer mon propos car les clusters avaient bien dĂ©terminĂ© un groupe N° 10 dans lequel figurent trois personnes : MĂ©lanie B-J., Celine G. et une autre personne dont je nâai pu Ă©tablir la gĂ©nĂ©alogie, faute dâinformations suffisantes.
capture dâĂ©cran de mes auto-groupes envoyĂ©s par My Heritage . Le cluster N°10 est lâavant-dernier de couleur kaki, en bas Ă droite, il est constituĂ© de trois personnes dont MĂ©lanie et Celine qui figurent en abscisse et en ordonnĂ©e.
Je prĂ©fĂšre, de beaucoup, chercher un lien de parentĂ© avec les personnes qui matchent avec des personnes pour lesquelles jâai dĂ©jĂ trouvĂ© un lien de parentĂ©, Ă la condition toutefois quâelles ne soient pas trop nombreuses. Câest peut-ĂȘtre le mĂȘme principe que les clusters mais jâai une plus grande libertĂ© dâagir et un plus grand choix.
Dans le mĂȘme ordre dâidĂ©e, chez Family Tree, il est possible de savoir avec combien de personnes on partage les mĂȘmes caractĂ©ristiques quâentre un match et moi. La liste des noms est Ă©galement fournie. Ainsi, jâĂ©limine toutes les personnes avec qui jâai en commun plus de vingt matches. Jâai remarquĂ© que je partage avec beaucoup de personnes pour lesquelles il nây a aucun espoir de trouver une parentĂ©, un segment sur le chromosome 20.
Comme je lâavais dit dans un prĂ©cĂ©dent article, jâutilise DNA pour collecter tous les segments que je partage avec mes diffĂ©rents cousins.
Câest un ravissement des yeux tant il y a de segments de couleurs diffĂ©rentes. Et pourtant mes vingt-deux paires de chromosomes plus ma paire de chromosomes X sont loin dâĂȘtre complets.
capture dâĂ©cran de DNA Painter des chromosomes 1 Ă 13
Jâaimerais Ă terme remplir 100% des deux paires de mes vingt-deux chromosomes et de mon chromosome X. Pour lâinstant, lâADN que jâai en commun avec dix-neuf cousins est reprĂ©sentĂ© sur mes chromosomes. Cela ne fait que 15% de la totalitĂ© de mon ADN et encore AurĂ©lien H. mâa apportĂ© 9% Ă lui tout seul.
capture dâĂ©cran de DNA Painter des chromosomes 14 Ă 22 et du chromosome X
Il est bien de connaĂźtre lâADN de cousins germains ou de petits-cousins car il nous donne de longs segments dâADN venant des grands-parents ou des arriĂšre-grands-parents. Mais il est intĂ©ressant de peaufiner et de remonter Ă des ancĂȘtres plus lointains pour savoir, par exemple, ce que mon grand-pĂšre ou ma grand-mĂšre a hĂ©ritĂ© de son propre grand-pĂšre et donc ce que jâai reçu de mon arriĂšre-arriĂšre-grand-pĂšre.
Câest ainsi que les segments peuvent se superposer.
Dâautres rĂ©sultats Ă venir
A force de regarder les correspondances de chacun de mes matches puis de leurs matches, jâai fini par retrouver un noyau dur constituĂ© des mĂȘmes personnes, Ă savoir Chantal D., Sylvie L., Esther V., ValĂ©rie A., Christine L., Eliane M., ValĂ©rie G., Thibaut C., Marie-Camille P., Francis G.
Jâai envoyĂ© des messages Ă certaines dâentre elles mais je nâai pas encore eu de rĂ©ponse. Il se peut quâavec My Heritage les messages partent directement dans les spams car il sâagit dâune sociĂ©tĂ© commerciale mais avec Family Tree, nous disposons de lâadresse mail des matches et nous pouvons leur Ă©crire directement. Mon taux de rĂ©ponse est de 20%, ce qui est trĂšs peu.
Selon moi, la gĂ©nĂ©alogie tant traditionnelle que gĂ©nĂ©tique est une histoire de gĂ©nĂ©rositĂ© et de partage. Peut-ĂȘtre que beaucoup de personnes font un test ADN pour connaĂźtre uniquement leurs origines ethniques et se soucient peu de leurs matches. Il est vrai que câest assez difficile de retrouver un lien de parentĂ© surtout quand on est novice en gĂ©nĂ©alogie et câest aussi extrĂȘmement chronophage.