Ivresse en cuivre et lumière
Elle est là, à quelques pas, ses cheveux roux en feu sous les lueurs tamisées d’un lampadaire, qui vacille comme ton équilibre sous l’emprise douce d’un verre de trop — ou d’elle. Le monde tangue autour, mais son regard te stabilise. L’air est dense de chaleur et de rires étouffés, et dans ce brouillard doré, ses gestes deviennent des poèmes muets.
Une main effleure un mur rugueux, l’autre hésite entre son visage et ton verre. Tu souris, un peu bêtement, un peu honnêtement. Tout est flou — sauf elle. Elle, et cette lumière couleur de cuivre liquide.
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