L’une des formes les plus violentes, et là où tu réalises réellement que TOI, ta personne et le monde qui t’as entouré, les codes sociaux qui ton formés , ne sont pas les ‘’bons’’ & ‘’légitime’’, c’est lorsque tu te retrouves en minorité et que ton raisonnement n’est plus ‘’le bon.’’
L’exemple qui m’a le plus marqué pendant mon adolescence c’était le fait que mes nouveaux camarades de classe, mes nouveaux amis, aient l’idée tous ensemble d’aller dans des lieux de culture, au musée , voir du théâtre ou des films de cinéma avec peu de publicité autour, et plus complexe que les blocksbusters.
En évacuant tout le coté culture légitime, ce qui m’avait le plus marqué dans cette démarche , c’était qu’ils n’avaient pas peur de l’intime, de s’exprimer, de de s’interroger les uns les autres et de pouvoir dire ‘’je n’ai pas aimé ça parce que.’’ .
Pour moi, une sortie cinéma voulait forcément dire allé voir le dernier Harry Potter, le dernier Percy jackson ou la nuit au musée, Mais jamais de la vie un film qui parle de la souffrance d’avoir un enfant atteint d’une maladie incurable.. rien que le fait de faire une sortie qui te mette en empathie, qui nécessite autre chose que le rire, c’était impensable, d’ailleurs dire ‘’je n’ai pas aimé’’+ tel objet culturel était égal à ‘’je me suis fait chier, je ne veux plus traîner avec toi’’.
Et quand on se retrouve tout seul, avec ce schéma de pensé dans la tête, à dire ‘’oh non c’est chiant’’, on passe réellement pour un ovni qui voudrait se cantonné à des activités ras les parquettes , de ‘’petits plaisirs immédiats’’ sans aucune réflexions derrière.
Bien sûr, aujourd’hui je me rends compte que ce schéma de pensé est nocif, pour un tas de raison mais surtout parce qu’il nuit réellement à émancipation personnel , à la compréhension du monde
Le truc, c’est que c’est forcément violent puisque c’est la confrontation de deux monde avec au milieu , l’enjeu de l’intime et du personnel.
D’un coté, ‘’Nous’’, les pauvres, trouvons que parler de l’intime c’est nécessairement être faible et il est donc légitime d’insulter, de mépriser ceux qui ont une culture de l’intime. De L’autre ‘’Eux’’ , se protègent aussi par le mépris, car ils ont accepté de placé l’intime dans leur culture et ont besoin de tracer une ligne de front, entre ‘’Eux’’ et ‘’Nous’’ , qui nous permettons de critiquer leur culture et quelque chose d’aussi sensible que l’intime, le don de soi, la réflexion..
C’est par cette ligne de front qu’on a pu séparer les civilisés des sauvages.
Et nous sommes les ‘’sauvages’’. Car la civilité repose sur ces principes de l’individualité, voir de l’introspection. Nous , désigné comme sauvages, sommes vue comme agissant en ‘’Meute’’, et individuel, l’intime et le personnel n’a pas ça place.