''Enfin bon voilĂ , je radote, je perds le fil Ă coudre, mais il faut dire que je me sens comme un aimant au-dessus d'un supraconducteur Ă haute tempĂ©rature critique. ''En lĂ©vitation'', pour ceux qui ne s'intĂ©ressent pas Ă la physique et aux avancĂ©es de technologiques. Bande de nases... Oui, je suis sur un petit nuage d'auto-satisfaction et on me le rend bien. En ce moment, tous s'accordent autour de moi pour me dire que je suis dans le vrai, mais dans le sens oĂč tout roule, sans friction, sur une surface plane, dans la plus pure inertie. Je suis La Philharmonie de mon monde. Je rassemble des gens qui, Ă travers-moi vibrent en harmonie. Bien sĂ»r, j'ai un ego sur-dimensionnĂ©! Sans ça, je n'arriverais pas Ă faire le job. Mais je ne suis pas un gourou pour autant. Pourtant, ma barbe de 3 mois, ma carrure filiforme, mon goĂ»t pour les couleurs blanc cassĂ© et l'orange, et mon appĂ©tit pour les plaisirs que la Nature nous offre, pourraient tout-Ă -fait me rendre potentiellement apte au poste. Malheureusement, je n'ai pas de patience pour Ă©couter les autres. Je l'ai dit avant: j'ai un Ă©go de malade. Alors, attendre de moi que j'Ă©coute avec un stĂ©thoscope de compassion, les malheurs des autres pour les utiliser, les dominer et leur prendre tout leur argent... c'est sans moi! Beaucoup trop de travail. Tout ça, je le laisse aux psy. Non, je prĂ©fĂšre ĂȘtre tranquille, pĂ©nard dans mes tongues, mon bermuda, ma petite Chimay bleue Ă la main, et mes merguez qui se frottent aux chipolatas sur le grill. LĂ , oui je suis bien... Enfin, sauf quand je regarde par-dessus ma haie et que je constate que le voisin est en train de sortir sa tondeuse. Ce con va encore me saloper mon weekend!''