Maurice Mességué - Mon herbier de beauté - Robert Laffont - 1979
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Maurice Mességué - Mon herbier de beauté - Robert Laffont - 1979

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Robert Laffont, Morning, 1981
[ Vampyria : La Cour des Ouragans ]
de @victordixen
Salut #booksta ! đ C'est avec une pointe de tristesse que je termine cette premiĂšre trilogie de Vampyria publiĂ©e Ă la @collectionr đą Bye bye Jeanne Froidelac ! Peut-ĂȘtre nous reverrons nous, ou pas ? Je vous laisserai le dĂ©couvrir đ
// Notre hĂ©roĂŻne est envoyĂ©e par le Roy des TĂ©nĂšbres pour Ă©pouser le pirate Ă la rĂ©putation la plus effroyable, crĂ©ant des tempĂȘtes ravageuses sur son passage : PĂąle Phoebus. L'Immuable aurait-il trouvĂ© un autre monstre pour le dĂ©fier ? //
IndĂ©niablement le meilleur tome de cette premiĂšre trilogie, j'ai eu le souffle coupĂ© Ă chacun de ces rebondissements, comme si les tempĂȘtes de l'Ouranos me frappaient au visage. Je n'ai cessĂ© d'ĂȘtre surprise face aux Ă©vĂ©nements, surtout cette compĂ©tition. Je reste Ă©poustouflĂ©e par la maniĂšre dont l'auteur s'approprie des faits historiques et autres rĂ©fĂ©rences pour les intĂ©grer admirablement dans son univers.
Petit + pour les clins d'oeil Ă Phobos, le Tarot Interdit ou encore Jack l'Ăventreur, ceux qui l'ont lu comprendront đ
Les visions de Jeanne, alias Diane, sont beaucoup plus prĂ©sentes dans ce tome-ci et trouvent tout leur sens. Un fondement dĂ©taillĂ©, cohĂ©rent, et particuliĂšrement fascinant. Ce personnage connaĂźt d'ailleurs une vĂ©ritable Ă©volution, se trouvant elle-mĂȘme parmi ces tĂ©nĂšbres.
C'est sur un Ă©norme coup de coeur que je conclus les aventures de Jeanne Froidelac ! Et j'ai hĂąte dĂ©couvrir celles de ce nouveau personnage đ
Mais le plus beau dans tout ça, c'est quand un livre nous raconte une histoire au-delĂ de sa propre histoire. Car en plus d'ĂȘtre ma toute premiĂšre dĂ©dicace de @victordixen , "La Cour des Ouragans", c'est avant tout ma premiĂšre rencontre avec @la_bibliotheque_d_emilija qui, aujourd'hui, est devenue une amie. đ§Ą Oui, je me permets une petite dĂ©claration d'amitiĂ© đ€Ł
âĄïž Avez-vous des livres qui ont une valeur sentimentale ?
đ·ïž #vampyria #lacourdesouragans #bookstagramfrance #bookstagram #livrestagram #livrestagramfrance #bookaddict #bookstagrammer #booklover #booklove #instalivre #instabook #livreaddict #lecturedumoment #livraddict #instalecture #avislecture
Comme on a peu lu quand on a beaucoup lu! Arpenter la bibliothÚque d'un autre, c'est traverser un pays dont on connaßt la langue mais dont l'étrangeté grandit à mesure qu'on y pénÚtre.
â1144 livresâ, Jean Berthier, Robert Laffont, coll. Les passe-murailles, 2018, pp. 113-114
La servante écarlate
Auteurice : Margaret Atwood
Maison dâĂ©dition : Robert Laffont
Date de publication :Â 1985
Nombre de pages :Â 511
Genre :Â Science-fiction, dystopie
Ce quâen pense Seli :Â
Je nâai pas (encore vraiment) vu la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e qui a adaptĂ© ce roman Ă lâĂ©cran, mais pour ĂȘtre parfaitement honnĂȘte, câest Ă cause dâelle que jâai dĂ©cidĂ© de le commencer.Â
Dâune part, le concept laissait prĂ©sager dâune oeuvre dystopique sĂ©rieuse, loin de tout ce qui existe actuellement, trĂšs orientĂ© jeunesse et foisonnant jusquâĂ lâoverdose. Jâai trouvĂ© la quasi-totalitĂ© de ces rĂ©cits trop superficiels car dĂ©terminĂ©s en partie par les carcans de la littĂ©rature jeunesse, plus que par lâunivers dĂ©crit : un hĂ©ros ou une hĂ©roĂŻne badass, souvent Mary Sue ou Gary Stu, avec une histoire dâamour chiante et souvent, ĂŽ comble de lâhorreur ! un triangle amoureux. Je pense trĂšs sĂ©rieusement que ce poncif doit ĂȘtre Ă©radiquĂ© de toute oeuvre de littĂ©rature jeunesse pour les dix annĂ©es Ă venir, le temps quâon digĂšre cette horrible mode lancĂ©e par Bella, Edward et Jacob Ă lâĂ©poque oĂč Twilight faisait gagner ses lettres de noblesse au fantastique jeunesse. Non, le seul roman dystopique qui mâa marquĂ©e durablement est Le Passeur, de Lois Lowry, qui pour le coup est une dystopie jeunesse trĂšs rĂ©ussie qui va au fond de son concept.Â
Lâautre Ă©lĂ©ment qui mâa fait lire ce roman est que je le sentais comme un passage obligĂ© vers la sĂ©rie. Jâai pour rĂšgle de toujours lire lâoeuvre originale avant dâen voir une adaptation, câest ce que je fais la plupart du temps, vous verrez dĂšs mon prochain billet que ce nâest pas toujours le cas. Cependant jâessaie de mây tenir, pour avoir un point de comparaison et comprendre les intentions de lâauteurice, puis celles de lĂŠ rĂ©alisateurice. Dans le cas de La servante Ă©carlate, il y a apparemment des diffĂ©rences, et câest lâanalyse de ces diffĂ©rences qui mâintĂ©resse.Â
Mais passons plutĂŽt Ă la critique en elle-mĂȘme. Au-delĂ de ses thĂšmes et de son histoire, La servante Ă©carlate est-il un bon roman ?Â
Oui, plutĂŽt, mais il faut accepter certains partis pris.Â
Le roman est racontĂ© du point de vue de Defred, une servante Ă©carlate, câest-Ă -dire une des rares femmes encore fĂ©condes qui a Ă©tĂ© affectĂ©e Ă une famille pour concevoir des enfants. Câest lĂ son unique fonction. Dans cette anticipation, la natalitĂ© a drastiquement chutĂ© et une secte religieuse a pris le pouvoir aux Etats-Unis pour mettre en place une sociĂ©tĂ© patriarcale uniquement tournĂ©e vers lâenfantement et prĂŽnant une morale et des valeurs Ă©vangĂ©liques. Je nâentre pas dans les dĂ©tails, il vous faudra dĂ©couvrir le reste vous-mĂȘme. La premiĂšre critique quâon pourrait apporter de ce point de vue, est celle du manque dâouverture de lâunivers. Câest ce qui ressort de beaucoup de critiques de lecteurices qui nâont pas vraiment apprĂ©ciĂ© : on ne sait rien de ce qui sort du monde de Defred. Aucune rĂ©elle considĂ©ration gĂ©opolitique (on nous parle vaguement de âpouponniĂšres pour tousâ en AmĂ©rique Latine, mais câest tout), on ne sait pas vraiment comment Gilead est gouvernĂ©e, quelles sont les relations avec les autres pays, qui sont rĂ©ellement les rĂ©sistant.es, etc... Pour beaucoup, câest un manquement, ce que je comprends. Cependant, ce serait oublier que nous voyons ce monde par le biais dâune Servante, cloĂźtrĂ©e soigneusement dans son ignorance par la sociĂ©tĂ©. Le passage oĂč la maisonnĂ©e regarde la tĂ©lĂ©vision nous montre bien que Defred a conscience que ce quâelle voit nâest surement quâinvention. Comment, dans ce contexte, parler dâautre chose que de ce quâelle voit et tout en restant cohĂ©rent ?
Autre chose souvent critiquĂ©e, mais qui va de paire avec le premier âproblĂšmeâ de ce roman, sa lenteur. Jâavoue que jâai souvent du mal quand le rĂ©cit est lent, ça me fait dĂ©crocher assez souvent. Mais lĂ , jâirai jusquâĂ dire que câest une force ! Cette lenteur est due au fait quâil y a plusieurs rĂ©cits croisĂ©s : la description du quotidien de Defred entrecoupĂ© de ses souvenirs de sa vie dâavant. On nous prĂ©sente pas Ă pas toute lâhorreur des conditions de vie des femmes, points de dĂ©tail par point de dĂ©tail qui font en fait tout. La CĂ©rĂ©monie nâest pas abordĂ©e tout de suite, lâautrice prend son temps. Il y a un intĂ©rĂȘt dâexposition donc (et qui du coup compense largement le manque dâexposition politique), mais aussi un intĂ©rĂȘt rythmique. En effet, la lenteur pose une certaine atmosphĂšre sur le rĂ©cit. Defred nous explique que son existence est constituĂ©e de beaucoup de vide, dâennui, et que câest pour ça quâelle pense autant. On se rend compte au fur et Ă mesure que les personnages passent leur temps Ă essayer de combler ce vide. Le temps semble sâĂ©tirer pour eux. Dâune part parce que si la mise en place du rĂ©gime qui remonte Ă trois ans, elle nous semble dater de trois fois plus. Dâautre part car le temps qui passe est palpable, comme si les jours devenaient des annĂ©es. On capte lâennui, lâoisivetĂ© forcĂ©e, ce qui nuit peut-ĂȘtre le plus aux personnages.Â
Transition toute trouvĂ©e, parlons des personnages. Defred, en premier lieu, est un personnage plus complexe quâon le suppose de prime abord, et surtout, plutĂŽt rĂ©aliste. Elle nâest pas une vraie croyante, elle haĂŻt de ce quâelle est devenue et ce quâon lâoblige Ă faire. Cependant, elle est rentrĂ©e dans le moule, et sent Ă©galement sa perception se modifier, si bien que peu Ă peu, ce qui lui arrive semble se transformer en indiffĂ©rence, du plus anodin au pire. De mĂȘme, contrairement Ă la totalitĂ© des autres hĂ©roĂŻnes de dystopie que jâai pu lire, son acte de rĂ©bellion nâest pas rĂ©ellement volontaire, il est presque sollicitĂ©, consenti avec une extrĂȘme rĂ©ticence de sa part. Car elle connait les limites, elle sait ce quâelle risque, et bien que la tentation du suicide soit forte, elle ne peut se rĂ©soudre Ă perdre la vie. Sauf que lâinterdit ne vient pas toujours des rebelles, il vient du coeur du systĂšme, et paradoxalement elle ne peut le refuser. Ces petites entorses semblent ĂȘtre le seul moyen de vivre rĂ©ellement. De mĂȘme, on se rend compte rapidement que chaque membre de la maisonnĂ©e, sans exception (jusquâĂ la cuisiniĂšre), espĂšrent voir Defred enfanter. Si on peut penser au dĂ©bat que câest par nĂ©cessitĂ© sociale, rapidement et via le personnages du Commandant, on se rend compte que chacun se sent affreusement seul, et espĂšre quâun enfant viendra rompre cette solitude. En effet, les interactions sociales sont si rĂ©glementĂ©es que les liens entre les ĂȘtre humains semblent ĂȘtre lointains, distendus, et que crĂ©er une relations, câest forcĂ©ment entrer dans la clandestinitĂ©.Â
Il y a indĂ©niablement un message trĂšs fort contre les violences politiques et la dictature dans ce roman, comme une sorte dâavertissement, mais ce qui ressort aussi pour moi et qui me fait prĂ©fĂ©rer cette dystopie Ă beaucoup dâautre, câest lâidĂ©e que la rĂ©bellion nâest pas aisĂ©e, que câest une souffrance supplĂ©mentaire que tout le monde nâest pas prĂšs Ă endurer, au risque de rester prisonnier.e dâun monde oppressif. Dans toutes ces autres Ćuvres auxquelles je compare La servante Ă©carlate, le soulĂšvement est prĂ©sentĂ© comme naturel, câest presque trop facile, et on ne sent pas toujours Ă quel point ce choix peut-ĂȘtre dĂ©vastateur. En gros, ce quâelles montrent, câest que la rĂ©volte est nĂ©cessaire et Ă©vidente quand le monde est injuste et fait souvent passer ceux qui choisissent de courber lâĂ©chine avec un mĂ©lange de pitiĂ© et de mĂ©pris. Ce roman nous rappelle que la rĂ©volte est plus un sacrifice quâun acte hĂ©roĂŻque pour la beautĂ© du geste en nous plaçant du cĂŽtĂ© dâune personne qui a peur, et qui a dâautant plus dâenvie de se rĂ©volter quâelle se souvient de la libertĂ©, de ses droits perdus. Se rebeller est difficile, il faut sâen souvenir. Je vais faire encore un parallĂšle fĂ©ministe pour montrer Ă quel point ce message est important. Quand les plaintes pour agression sexuelle ou viol se concrĂ©tisent et passent en jugement (rappelons, moins de 10% des agressions estimĂ©es), beaucoup se demandent pourquoi la victime nâa pas protestĂ© ou ripostĂ© et certains en dĂ©duisent que la victime sâest âlaissĂ©e faireâ, avec tous les sous-entendus quâon peut imaginer. On oublie en effet quâen plus de lâeffet de sidĂ©ration, la peur est souvent la plus forte. Câest exactement ce que souligne cette oeuvre, et câest un message important.Â
Une oeuvre de science-fiction donc, anticipatrice, qui met en garde. Une oeuvre importante quâil est presque nĂ©cessaire de lire et, quand bien mĂȘme, qui se positionne bien au-dessus des ouvrages de science-fiction les plus accessibles aujourdâhui. EspĂ©rons que le regain dâintĂ©rĂȘt pour cette oeuvre donne naissance Ă un renouveau de la dystopie, jeunesse ou pas, plus profonde est impliquĂ©e que âla dictature câest pas bienâ. Car aujourdâhui, câest insuffisant. Pour les rĂ©calcitrant.es Ă la lecture, je ne saurais que vous conseiller de vous tourner vers la sĂ©rie tĂ©lĂ©, que je compte commencer bientĂŽt Ă©galement.Â
Ma note : 17/20

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Un chat, câest une responsabilitĂ© aprĂšs tout. Et nourrir, sâoccuper et prendre soin dâun idiot de chat bien gras, ce nâest pas grand-chose, ce nâest pas grand-chose dans la totalitĂ© de ce qui compte quand on est une personne et dans lâimmense gamme de ce que les gens font, mais câest tout de mĂȘme quelque chose. Câest quelque chose et câest quelque chose qui est chaud et quâil me reste encore.
Steven HALL, Et dormir dans lâoubli comme un requin dans lâonde, Robert Laffont 2009
Traduction Pierre Guglielmina
Si loin de toi
Titre : Si loin de toi
Autrice : Tess Sharpe
Roman
Drame contemporain
Maison dâĂ©dition : Robert Laffont
Disponible en version numérique et papier - Nombre de pages : 504 pages
Ăge conseillĂ© : ado, YA
Résumé
Sophie Winters a failli mourir. Deux fois. Survivante BlessĂ©e Ă vie, elle est accro aux anti-douleurs. DroguĂ©e Mina, sa meilleure amie, a Ă©tĂ© tuĂ©e sous ses yeux. TraumatisĂ©e Personne ne croit Ă sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille. Seule au monde Elle se battra pour qu'Ă©clate la vĂ©ritĂ©. Au nom de l'amour. PrĂȘte Ă tout
Identités représentées :
Héroïne bi
La bisexualitĂ© de lâhĂ©roĂŻne est secondaire, mais elle est trĂšs claire sur elle-mĂȘme
Thématiques présentes :
Thriller, drame, suspens, accident, deuil, amour et amitié
TW : addiction, meurtre
Avis de OcéLitAussi
Un livre sympathique, qui mérite qu'on se plonge dedans au moins une fois, avec quelques jolies citations et des personnages sympathiques !
La servante écarlate
Titre : La servante Ă©carlate Auteur : Margaret Atwood Ăditeur : Robert Laffont (grand format) / Robert Laffont (poche) Date de publication : 1987 / 2017
Synopsis : Devant la chute drastique de la fĂ©conditĂ©, la rĂ©publique de Gilead, rĂ©cemment fondĂ©e par des fanatiques religieux, a rĂ©duit au rang dâesclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. VĂȘtue de rouge, Defred, « servante Ă©carlate »âŠ
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