Erris Huigens, Reclaimed solid steel object installed on wall, from Unconstructivism, (group exhibition), Plateforme, Paris, April 5-28, 2024 [© Erris Huigens]
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Erris Huigens, Reclaimed solid steel object installed on wall, from Unconstructivism, (group exhibition), Plateforme, Paris, April 5-28, 2024 [© Erris Huigens]

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COMMUNIQUÉ
Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans : interdire n'est pas protéger.
Lundi 26 janvier, la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux mineur·s de moins de 15 ans a été votée en première lecture à l’Assemblée nationale.
En tant qu’association qui lutte contre les cyberviolences faites aux femme, aux filles et aux personnes LGBTIQ+ depuis plus de dix ans, nous sommes fatiguées de devoir alerter, à nouveau, sur une proposition de loi inadaptée et inefficace, présentée comme une "solution miracle" pour répondre à des phénomènes systémiques néfastes à la santé publique et à la sûreté des enfants – enjeux qui mériteraient pourtant qu’on y investisse réflexion, expertise, technicité et approche multi-acteurs.
Fatiguées mais désabusées aussi. Les chiffres sur les violences physiques et sexuelles faites aux enfants sont alarmants. Le volume de contenus pédopornographiques a augmenté de façon spectaculaire ces 20 dernières années et près d’un enfant sur cinq est victime de violence sexuelle en Europe. Pourtant, trop peu de mesures sont mises en place pour protéger efficacement les enfants, en ligne comme hors-ligne, et notamment dans l’espace où ils y sont statistiquement les plus exposés : la famille.
La bancalité des logiques de l’interdiction ne s'arrête pas là. Elle est présentée comme un rempart aux addictions et aux effets toxiques des algorithmes et des contenus dangereux et haineux, or ces phénomènes concernent également les adultes et les plus de 15 ans, et ils continueront de concerner les mineur·es de moins de 15 ans qui auront contourné les dispositifs de reconnaissance faciale ou de contrôle d’identité (et ce avec une facilité déconcertante, comme c’est déjà le cas en Australie).
Pourquoi ne pas intensifier plutôt la lutte contre les mécanismes nuisibles des plateformes ? Mécanismes dont elles ont non seulement connaissance, puisque cela fait partie de leur modèle économique, mais sont aussi en mesure de limiter les risques. Mieux, dont elles sont déjà tenues de limiter les risques. La régulation européenne impose à ces dernières plus de transparence sur leurs décisions en matière de modération – et force est de constater que ces efforts ne sont pas produits puisque 63 % des jeunes de moins de 13 ans sont titulaires d'au moins un compte sur un réseau social théoriquement interdit.
À quoi ressemblera X si la plateforme n’est plus tenue responsable des contenus haineux ou choquants que consommeront les utilisateurices mineur·es ? Question piège. Son propriétaire ne changera pas vraiment sa posture anti-régulation européenne, qu’il bafoue ouvertement, mais serait d’autant moins enclin à investir dans la modération de ses services (X, xAI,...), notamment en langue française.
En outre, interdire l’accès aux mineur·es revient à généraliser les contrôles d’identité et à sacrifier le droit à l'anonymat en ligne garanti par l'article 19 de la Déclaration universelle des droits humains au nom d’une soi-disant sécurité. L’argument de protection de l’enfance et des femmes est régulièrement brandi pour justifier la surveillance : ces discours veulent imposer des politiques sécuritaires attentatoires à nos droits et libertés fondamentales. On le sait, les mesures d’exception deviennent vite des normes, et il est alors difficile de revenir en arrière, comme l'enseigne la prolongation de la vidéosurveillance algorithmique imposée lors des Jeux Olympiques de 2024.
Enfin, à la défaillance théorique et technique de la proposition de loi, s’ajoute l’incohérence d’exclure les messageries privées interpersonnelles, telles que WhatsApp, du dispositif qui proposent pourtant des fonctionnalités similaires aux réseaux sociaux, et qui sont aussi des outils utilisés à des fins de désinformation, de harcèlement et de violences pédocriminelles.
Cette volonté d’interdiction est un aveu de faiblesse. Il est inefficace et malhonnête de faire peser la charge sur les adolescent·es et leurs familles sans remettre en cause les pratiques commerciales agressives des entreprises de la Tech, ainsi que leur manque de transparence et d’efforts pour rendre leurs plateformes sûres.
Mon jeu du moment sur Switch : Hollow Knight
Plateforme - Francois Bard , 2014
French, b. 1959-
Oil on canvas , 160 x 160 cm , 76¾ x 98½ in.
Plate or bowl....

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Petite news en passant parce que je ne fais pas assez d’auto promo en général et même si je suis toujours actuellement en pause.
Pour ceux qui le veulent ma bd, BLOODY BASTARD est aussi disponible en français sur le site amilova à l’adresse suivante :
http://www.amilova.com/fr/BD-manga/822/bloody-bastard.html
Comme pour tumblr, cette bd sur ce site est aussi à jour comprenant les deux tomes déjà parus dont le second arrivant à son terme avec la conclusion prochaine du 9ème chapitre.
Je précise pour ceux que sa rebutait déjà ici (comme moi) que la lecture de l’entièreté de celle-ci y est clairement plus accèssible/ directe que sur tumblr qui n’est pas forcément super pratique pour les webco : il faut encore remonter une par une toutes les 90 pages déjà sorties jusqu’à la première et rien que ce détail est déjà pénalisant). Cette bd est toujours disponible gratuitement dans son intégralité sur la plateforme amilova aussi même si ceux qui voudraient vraiment soutenir mon travail ont la possibilité accessoirement d’acheter les pdf/ ebooks des quatre premier épisodes sur ce site.
Quoiqu’il en soit, j’espère que ce webcomic vous plaira autant que j’ai eu de plaisir à le dessiner jusqu’ici (si vous êtes nouveau). Tout repartage est le bienvenu sinon.
Merci à ceux qui prendront le temps de la lire/ repartager.
Un merci particulier aussi à ceux qui me suivent malgré la fréquence chaotique des publications ici ou ailleurs.
A bientôt je l’espère pour la suite et fin du tome 2.
Quand tu essaies d’en savoir plus sur le projet de Moony !