(Pierre Soulages, 9 juillet 2000, huile sur toile, détail, musée Soulage, Rodez, source : @cheminer-poesie-cressant​)
(petite scène de la ville quotidienne, XCIV, devant une toile de Soulages)
cette femme sous le charme des effets de l’oeuvre, comme envoûtée par les sensations lointaines et multiples perçues, dit éprouver une impression toute musicale, comme si le noir, posé, reposé, agité de gestes réguliers et irréguliers, qu’elle admire depuis de nombreuses minutes serait à l'origine de la musique ; la musique alors qui aurait à voir avec le noir, notre esprit durablement privé de couleur, distrait d'aucune lumière, ne pouvant qu'y ajouter des sons multiples variés et profonds ; la musique qui viendrait d'une prolongation rétinienne du noir
(aussi les aveugles ont le don d'entendre toute la musique du monde)
(mercredi 4 novembre 2009)