La vie verticale, Lou Sarabadzic
La narratrice de la vie verticale est anonyme, elle souffre de TOC (Trouble Obsessionnel Compulsif).
Elle est perdue dans sa propre tête. Les accumulations donnent le vertige, les vérifications sont absurdes : « Petit six arrêter de retourner sur mes pas dans la rue pour voir si personne n’est mort ou blessé par ma faute. »
Tout est compliqué, sortir de chez elle prend 30 minutes et le gaz n’est jamais fermé dans sa tête.
Ses vérifications sont des formes d’appui qui en deviennent vertigineuses de par leur répétition excessive. Ses TOCs l’empêchent de sortir, marcher dans la rue. Elle doit sans cesse vérifier que les choses ne brûlent pas et qu’elle ne tuent pas des bébés par accident. Comme la poubelle, qu’elle sent à plusieurs reprises Chez elle, elle ne mange que des aliments froids et crus, puisqu’il ne faudrait pas mettre le feu.
Surligné en noir, le point de vue des autres, les réflexions et réactions face aux TOCs. Les réflexions sont pleines d’incompréhension, et souvent de bienveillance.
On y retrouve encore une fois la langue, qui, pour le personnage principal est parfois une forme de repère puisque pour elle le changement de langue du français vers l’anglais est un repère et l’aide dans ses TOCs. Ici pas de vertige.
Comme chez Camille de Toledo, le texte est divisé et séparé, et brise les repères de la littérature plus classique.













