March 13, 2019
Opening Reception of Dedicated by Naama Tsabar
Kasmin Gallery
293 10th Avenue
Grande joie de revoir le travail de Naama Tsabar, et de pouvoir échanger avec l’artiste. Ses installations sont très fortes, powerful you know? C’est un coup de genou dans les bourses flasques de certains abrutis, a Suffering Bastard comme le nom du cocktail que je m’apprête à découvrir à base de Bourbon, Gin et gingembre.
Suffering Bastard! Yeah!
Le son de la White Oak Tavern prend ainsi des rondeurs et profondeurs plus intéressantes, plus crues aussi. Rires de femmes à grandes bouches, voix nasales des hommes, claquements de mains qui résonnent comme des cymbales, musique qui forme un fond chaud.
C’est d’ici que je rédigerai un texte sur le vernissage de Dedicated, de Naama Tsabar, chez Kasmin.
On sent de la rage dans cette esthétique maîtrisée jusqu’au moindre copeau de bois de guitare écartelée, vissé au sol, duquel est tendu une corde. Une esthétique à l’opposée de la mienne, et c’est pour ça que j’aime. Je lui ai dit que j’avais vu sa performance à la Kunsthaus Baselland in Switzerland, et que j’étais très heureuse de revoir son travail à NYC, et regrettais de ne pouvoir être présente pour son finissage performé du 4 mai. Elle m’a confié que six musiciennes, ainsi qu’elle-même, performerons ce jour-là. Et j’imagine déjà la beauté de ces corps vautrés mais dynamiques à même le sol, tendus vers les guitares défoncées, caressant, pinçant, tirant, cognant sur leurs cordes. Allongées mais non alanguies, à activer l’installation sonore qui se retrouve amplifiée par les enceintes-tableaux.
Je me souviens l’intensité de la performance qui s’est tenue à la Kunsthaus Baselland le 13 juin 2018, les performeuses debout, faisaient face à de grands rectangles de feutre épais, plus-que-grand aigle, déformés par la tension des cordes, et elles menaient des corps à corps (avec l’œuvre) pour en faire surgir des sons. Et les enceintes-oeuvres retransmettaient le son amplifié.