Jean-Paul Garraud

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Le 13 novembre, et après…? par Jean-Paul Garraud
”Le 13 novembre, et après…?
Venant de la société civile, je me suis lancé avec ferveur en politique en 2002 car je sentais monter les périls, ce fut la raison première de mon engagement en politique.
Mon métier de magistrat, de juge d’instruction surtout, m’avait mis au contact des dérives des banlieues, des premières zones de « non droit », des trafics qui commençaient à nourrir le fanatisme.  C’était au milieu des années 80.
Avec l’arrivée euphorique de la gauche au pouvoir, l’état de grâce, l’intelligence, l’humanisme triomphant, la générosité aux frais du contribuable et des générations futures, il y eut la distribution de la nationalité française, l’extension du regroupement familial, commencé par Giscard, les lubies sur une Europe sans frontières, la dilution de l’identité, la culpabilisation de la droite, et plus tard, sous Jacques Chirac, la repentance, l’abandon du service militaire….
Les milliards d’euros dépensés dans une politique de la ville sans fin, n’ont pas réussi l’intégration avec aujourd’hui le violent résultat de cette spirale infernale: de jeunes français massacrent d’autres jeunes français… Mais, pour moi, si certains de ces assassins sont légalement français, ce sont avant tout des barbares qui haïssent la France et tout ce qu’elle représente.
Ces monstres sont les produits d’une politique irresponsable, faite de lâchetés et de renoncements successifs, de fuites en avant calquées sur la seule durée des mandats électoraux, d’une volonté frénétique de plaire surtout aux lobbys influents, d’un attrait irrésistible pour les médias.
Constatant depuis des années l’évolution de ce phénomène qui ne pouvait mener qu’à un désastre, j’ai pris à bras le corps tous les sujets politiquement incorrects, les plus difficiles, ceux pour lesquels je me suis exposé et donc… diabolisé par la médiacaste politique.
J’ai même eu l’outrecuidance de fonder au sein de ma majorité le collectif des députés de la droite populaire pour forcer Nicolas Sarkozy à aller au bout de son programme de 2007.
Rien n’y fit, ma volonté de faire évoluer le système de l’intérieur n’a pas abouti.
Certes, certains des textes que j’ai portés sont toujours en vigueur : interdiction de la burqa (mais pas appliqué par ce gouvernement), rétention de sûreté pour les délinquants les plus dangereux (que le contrôleur des lieux de privation de liberté veut voir disparaître) et plein d’autres que Christiane Taubira a abrogé ou transformé : suppression des peines planchers pour les récidivistes, arrêt de la construction de prisons nouvelles, aménagement automatique des peines, inexécution des peines…
Lorsqu’il y a 10 ans je dénonçais la radicalisation en prison, les fraudes aux prestations sociales, les violences urbaines, le racisme anti blanc, certains médias complaisants, la montée de l’intégrisme, et que je souhaitais une grande réforme de la procédure pénale, les distances à prendre avec la Cour Européenne des droits de l’homme, le renforcement des polices municipales, la déchéance de la nationalité française pour les terroristes binationaux, le renforcement du budget Justice, l’indispensable complémentarité entre police et Justice et toute une série d’autres propositions consultables sur le site de l’assemblée nationale, je me sentais assez seul…
Aujourd’hui, ceux qui étaient les plus virulents contre ces propositions taxées à l’époque de sécuritaires et liberticides, les reprennent à leur compte en affirmant qu’ils seront impitoyables…et produisent un « pacte de sécurité » à l’efficacité toute relative.
Ils forcent leur nature première.
C’est aux actes qu’ils seront jugés et à leurs résultats mais on ne peut que regretter amèrement que ce qui est fait aujourd’hui à grands renforts d’informations n’ait pas été entrepris plus tôt…
Les discours sont révolus, maintenant est venu le temps de l’action.
Si c’est la guerre, l’identification de l’ennemi doit être sans ambiguïté et tous les moyens doivent être mis en œuvre pour le combattre.
Il faut être prêt à des sacrifices y compris l’ultime. (...)”
Jean-Paul Garraud