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Tarzan... 7 ans de harcĂšlement non stop ... je craque...
Tout le monde a dĂ©jĂ entendu parler de cette personne, menace de violence, insultes, racisme dĂ©complexĂ©... Cette personne terrorise les forums et Ă©galement les rpg Facebook. Si j'ai toujours l'habitude d'expliquer ses actions par ses difficultĂ©s psychologiques, cela fait 7 ans que cette personne me poursuit partout chaque forum oĂč je vais, chaque serveur Discord oĂč je me trouve (mĂȘme mon propre serveur de pub) il dĂ©barque pour m'insulter, dire que je suis une menteuse (alors que j'ai 12 GO de comportement pedocriminel et/ou violent de sa part dans mon ordinateur) Ce soir, le gars a dĂ©barquĂ© sous un pseudo lambda se faisant passer pour un joueur juste un peu paumĂ© qui savait pas trop comment fonctionnait les forums. Il a parlĂ© de Tarzan qui avait dĂ©barquĂ© quelques minutes avant lui (oui j'aurais dĂ» me mĂ©fier) qui avait Ă©tĂ© ban (parce que son compte "tarzan le vampire" est connu de tous et puis Ă commencer Ă m'insulter gratuitement en mp et sur le serveur, je me tĂąte Ă envoyer ses ips, ses email et toutes les preuves Ă Pharos parce que si je ne lui ai jamais voulu de mal je ne peux plus supporter ça je vous montre les screenshots de mes mps de ce soir que vous ayez le pseudo et que vous puissiez le ban si vous le souhaitez
voilà désolée, je suis à bout...
Quelques dessins đ đ€Ł .... đ
Dessins de presse de Felix, Chaunu, Piérick, Goubelle, Man, Gros.
Bel aprĂšs-midi đ
Affiches Violences sexistes et sexuelles : mise en place d'outils à la disposition des établissements de l'ESR. Source.
L'INNOCENCE - Ce nâest pas une affaire de viol, comme dans les Risques du MĂ©tier, mais de violence qui dĂ©truit la notoriĂ©tĂ© dâun professeur. Une violence aux effets destructeurs, gĂ©nĂ©rĂ©e par le mensonge, le remord et la dissimulation.
Le gĂ©nie de Kore Eda sera dâutiliser l'effet RashĆmon (du nom dâun film rĂ©alisĂ© en 1950 par Akira Kurosawa) pour dĂ©crire les faits sous diffĂ©rentes perspectives, selon la version de chaque protagoniste. Mensonges et absence de preuves permettent de conforter ou de disqualifier toute version de la vĂ©ritĂ©, tandis que la pression sociale exerce tout son poids en faveur de la clĂŽture du dĂ©bat.
La critique de la sociĂ©tĂ© (japonaise « mais pas que.. ») est fĂ©roce et ne manquera pas de dĂ©noncer les dĂ©fenseurs dâune certaine tradition. Les acteurs Sakura AndĆ (Saori), Eita Nagayama (Hori), Soya Kurokawa (Minato) sont dirigĂ©s dâune main paternelle et douce et expriment par leur jeu tout en retenue lâhumanisme et la dĂ©licatesse de Kore-Eda.
Qu'aurait donnĂ© L'Innocence si Hirokazu Kore-eda avait construit son film de maniĂšre traditionnelle et linĂ©aire, sans recourir Ă un procĂ©dĂ© Ă la Rashomon ? Sans doute aurait-il gagnĂ© en Ă©vidence dĂšs le dĂ©part, et peut-ĂȘtre mĂȘme en Ă©motion, mais il aurait en revanche perdu de son mystĂšre et d'un rapport ludique avec son public. Oui, la forme sophistiquĂ©e du long-mĂ©trage dissimule somme toute une histoire plutĂŽt simple et touchante, qui ne se rĂ©vĂšle que dans ses derniĂšres minutes, mais on n'en tiendra pas trop rigueur au cinĂ©aste, eu Ă©gard au plaisir qu'il nous concĂšde, in fine, avec ce regard attentif et bienveillant sur l'enfance, qui est sa marque de fabrique.
A travers le regard d'une mĂšre puis d'un enseignant et l'exploration d'un milieu scolaire oĂč l'on peut stigmatiser le comportement d'un Ă©lĂšve, dotĂ© d'un "cerveau de porc" (sic), ou encore enregistrer le poids des rumeurs et la tenaille du harcĂšlement, Kore-eda se fait sociologue de son pays, sans virulence mais en ne cachant quelques unes de ses failles, y compris au sujet du tabou dont il est question de maniĂšre certes tardive mais nĂ©anmoins claire. L'Innocence n'est vraisemblablement pas le meilleur film de son auteur mais la richesse de ses personnages contribue Ă ne pas en sortir déçu, d'autant qu'il se situe dans la continuitĂ© d'une Ćuvre dont la cohĂ©rence ne cesse de se consolider au fil du temps.
NOTE 14/20 - On retrouve et on partage les attentes du rĂ©alisateur : la quĂȘte dâun pĂšre qui ne soit ni absent ni violent et lâaspiration Ă la lumiĂšre et Ă la vĂ©ritĂ©. On apprĂ©cie de façon renouvelĂ©e, sans jamais se lasser : sa poĂ©sie, sa dĂ©licatesse, et cette trĂšs jolie magie des images.

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Comment se défendre contre le harcÚlement de rue ?
Gros sujet. BrĂ»lant. Frustrant. Dont on ne devrait mĂȘme pas avoir besoin d'Ă©voquer. Mais la sociĂ©tĂ© est telle faite que le harcĂšlement de rue est notre quotidien.
Habitant dans la grande ville de Marseille, j'ai la chance, la joie et l'honneur d'y ĂȘtre sans arrĂȘt confrontĂ©e. L'annĂ©e derniĂšre, j'ai mĂȘme portĂ© plainte pour outrage sexiste (le nom du harcĂšlement de rue dans le code pĂ©nal). Donc je ne suis pas peu fiĂšre d'affirmer que j'ai pas mal d'expĂ©rience sur le sujet, et j'ai pu, au fil des annĂ©es, dĂ©velopper pas mal de techniques pour me dĂ©fendre contre cela.
Cependant, avant de commencer, il y a plusieurs choses importants à préciser.
Il n'y a aucune obligation Ă rĂ©pondre aux harceleurs. Je ne t'inciterai jamais Ă faire quoi que ce soit. Et ne pas oser rĂ©pondre dans la rue ne te rend pas moins fort.e, courageux.euse ou fĂ©ministe que les autres. N'oublie pas : le fĂ©minisme, c'est le choix. Jusque dans la rue. Jusqu'alors, rĂ©pondre dans l'espace public, c'Ă©tait mĂȘme pas en rĂȘve. Aujourd'hui, tu en as la possibilitĂ©. A toi de faire ton choix, qui sera lĂ©gitime quel qu'il soit.
Ne te mets JAMAIS en danger : je rĂ©ponds Ă 95% du harcĂšlement de rue que je subis. Mais attention, je tiens Ă ma vie, je le fais seulement quand j'en envie, quand j'en ai l'Ă©nergie, et surtout quand je suis suffisamment en sĂ©curitĂ© pour le faire. Je ne vais pas lui dire d'aller se faire foutre avec du gravier si je suis seule dans la rue, en pleine nuit. Be smart. Ăvalue la situation.
Ne te force à rien, et surtout ne t'en veux pas si tu n'y arrives pas. Encore une fois, répondre à une agression, ça s'apprend. Et ça, surtout quand on est une femme, ou qu'on naßt comme telle, c'est quelque chose que l'on nous apprend jamais. On a pas le droit de se défendre, contrairement à eux. Vas-y à ton rythme, laisse venir tes meilleures punchlines, mais sans pression baby.
Répondre au harcÚlement de rue n'est pas une obligation. J'ai des potes qui s'en tape le coquillage. Qui me disent qu'elles ne veulent pas leur donner leur temps, ni leur énergie. C'est tout à fait louable. Moi, ce n'est pas la stratégie que je choisis. Et j'avoue, quand on m'emmerde dans la rue, et que je n'ai pas pu réagir, ça me frustre énormément. Parce que je ne veux plus jamais laisser passer ces humiliations. Et plus nous serons nombreux.euses à réagir, moins ils penseront que c'est ok.
Le but, c'est de faire du bruit. L'humiliation se passe toujours en silence. Un gars te siffle, te lance que t'es bien bonne et qu'il a envie de te faire sucer sa bite : face Ă cela, on nous a appris Ă baisser les yeux et vite passer notre chemin. Ne surtout pas faire un son, tenter de ne pas attirer l'attention sur nous. Moi je dis : c'est trop facile. Le gars nous chie Ă la gueule, et en plus on ne dira rien. Ce que je vois, et ce dont je me dĂ©lecte, c'est que faire Ă©normĂ©ment de bruit les gĂȘne beauuucoup beaucoup. C'est-Ă -dire que, quand on me harcĂšle, je fais absolument tout ce qui est en mon pouvoir pour que TOUTE la rue et TOUS les passants et TOUTES les voitures entendent bien ce qu'il se passe. Deux avantages Ă cela : s'il arrive quoi que ce soit, il y aura plein de tĂ©moins, plein d'yeux tournĂ©s vers toi. Secundo, le moment n'est plus entre toi et lui, mais toi, lui et toute la rue. C'est pas pareil. Tout le monde le regarde. Tout le monde entend qu'il se passe quelque chose de pas normal. C'est Ă©vident, tu gueules dans la rue. Tant mieux. Quoi gueuler, me demanderas-tu ? Ce que tu veux. On est pas au théùtre. Je n'aurais pas l'audace de te dire de choisir correctement tes insultes. Insulte son pĂšre, sa daronne, son papi. Dis-lui d'aller se faire foutre avec du gravier, que tu le toucherais pas avec un bĂąton. Hurle-lui que t'as vomi dans ta bouche en le voyant. Franchement, ce que tu dis, au fond, on s'en tape. Le but c'est de faire du bruit, de montrer qu'il n'a pas d'impunitĂ©.
Le but, c'est de leur foutre la honte. Qu'y a-t-il de pire pour un mec que d'ĂȘtre ridiculisĂ© devant tous ses copains ? A ton tour de l'humilier. Alors lĂ , j'avoue, je me lĂąche. Quand on me dit un truc, surtout quand le gars est en voiture, je vais lui faire un doigt d'honneur bien haut et lui hurler d'aller se faire foutre. Les autres voitures me voient. Tant mieux. Et dans la rue... Bon, c'est par expĂ©rience lĂ , tout le monde n'osera pas faire ça, mais t'sais quoi le regard des autres, on s'en carre le cul. Donc dans la rue, quand je passe devant un gars ou un groupe de gars qui me disent quoi que ce soit : je fais un bruit de vomi, je rote, je me racle la gorge Ă cracher un Ă©norme mollard, ou alors je fais juste l'abrutie finie. Vraiment. Je bouge mon corps comme si j'Ă©tais Ă©lectrocutĂ©e, et je fais l'andouille. Ou pire, je les regarde en rigolant avec beaucoup de mĂ©pris. S'attendent-ils à ça ? Non. Et je te jure, j'ai entendu pleeein de fois leurs potes se foutre de la gueule du harceleur, parce que je l'avais ridiculisĂ©. Dans ces moments-lĂ , je mouille un peu j'avoue.
Le but, c'est de tout filmer. On a un sixiĂšme sens. Quand tu sors, que tu sens que tu vas ĂȘtre emmerdĂ©.e, sors ton tĂ©lĂ©phone et filme tout ton trajet. J'aime bien croiser les bras et le tenir prĂšs de moi, comme ça c'est haut pour tout filmer, et le gars ne capte pas que tu filmes. C'est malheureux, mais en cas de problĂšme, avoir une vidĂ©o peut tout changer. Moi, le gars contre lequel j'ai portĂ© plainte pour harcĂšlement de rue, je l'avais filmĂ©. J'avais sa tĂȘte, sa voiture, sa plaque d'immatriculation. Cheh, comme on dit pas vrai ?
Le but, c'est que ton espace physique soit respectĂ© : TrĂšs franchement, beaucoup on que de la gueule. Des putains de chihuahua qui gueulent dans la rue, essayant de nous faire croire qu'ils sont vraiment impressionnants avec leur grooos zizi qu'ils chĂ©rissent tant. Mais en vrai, ils sont nuls Ă chier. J'ai eu la chance de n'avoir jamais Ă©tĂ© frappĂ©e dans la rue. Ca viendra hein, je suis lucide. Mais en attendant, je les ai insultĂ©s, je leur ai dit d'aller lĂ©cher la chatte de leur daronne, et ils ont pas bougĂ© de lĂ oĂč ils Ă©taient. J'en ai fait reculer, j'en ai fait s'excuser. Je sais que ne nous l'apprend pas , mais domine. Domine, fais-toi plus imposant.e que tu ne l'es. Campe sur tes appuis, regarde droit. Fais peur. Pour l'instant, j'ai eu la chance que ça fonctionne. Attention, malheureusement, d'autres font cela, et sont quand mĂȘme frappĂ©es. Encore une fois, quand je rĂ©agis, je fais trĂšs attention au contexte. Pour mieux t'expliquer : un soir, je rentrais de mon cours de pole dance. Il Ă©tait 23h, vers le mĂ©tro. Des gars zonaient. Je suis toujours trĂšs vigilante dans la rue (merci les hommes), et j'ai vu du coin de l'oeil qu'un mec tendait le bras pour m'attraper par derriĂšre. Sans m'arrĂȘter, j'ai dit d'une forte trĂšs grave et forte NE ME TOUCHE PAS. NE ME TOUCHE PAS. RECULE. Mdr le trouducul a reculĂ©. Ils ne s'attendent jamais à ça. S'il est en face, qu'il s'approche, tu peux aussi mettre tes deux mains devant toi et dire RECULE. TU ES TROP PRES RECULE. Tu rĂ©ponds pas Ă ses conneries, tu restes sur ton truc.
Ne t'arrĂȘte jamais . Reste en mouvement. Insulte-les en continuant de marcher. Ce n'est jamais bon d'ĂȘtre une cible fixe.
Je m'arrĂȘte lĂ , bien qu'il y ait tant Ă dire, mais je ne veux pas que le billet soit indigeste non plus ! Si tu as des questions , oĂč que quelque chose n'Ă©tait pas clair, n'hĂ©site pas Ă me poser des questions juste en-dessous !
Pour rappel, tu peux précommander mon livre "Sans Patriarcat, à quoi ressemblerait notre monde juste ici ! Sortie le 24 mai ( c'est super bientÎt !!)
Tribune : parce que le harcĂšlement ne s'arrĂȘte pas avec les actes
Je tremble comme si j'avais 40 de fiĂšvre. Mes jambes bougent toutes seules et mes yeux sont rouges. Inutile que je cherche Ă tout masquer ce matin par du maquillage, je l'ai dĂ©jĂ fait ça. DerriĂšre des sourires, des " ça, c'Ă©tait avant". Je me rends compte maintenant que je me suis menti pendant 15 ans. MĂȘme terminĂ©, meme Ă des annĂ©es lumiĂšre, le harcĂšlement scolaire est restĂ© en moi et je n'en suis pas libĂ©rĂ©e. J'ai tout pris pour argent comptant Ă l'Ă©poque, j'y ai presque crĂ» et j'ai bĂąti les fondations de ma vie sur du branlant. Sur cette image hautement dĂ©valorisante que les autres m'ont renvoyĂ©e de moi-mĂȘme : inutile et fragile.
Le nez qui coule et les yeux aussi, encore plus. D'une abondance rare aprĂšs un cauchemar. Parce qu'aprĂšs tout, les cauchemars ne sont que des constructions de l'esprit, des piĂšces qui ne s'imbriquent pas si l'on y regarde de plus prĂšs. Mais celui-ci Ă©tait rĂ©el, je pouvais sentir le cauchemar recommencer. Les larmes remontent rien qu'Ă l'Ă©crire et les tremblements se multiplient. Ma vue se floute. Les anciens souvenirs flottent Ă la surface, je suis adulte mais je me suis construite sur l'idĂ©e que j'Ă©tais moins bien. Pas assez. A l'adolescente que j'Ă©tais et au petit garçon de 3 ans qui grandi sous mes yeux et a besoin de sa maman pour s'Ă©panouir sereinement, Ă mon mari aussi qui m'aime telle que je suis avec mes traumas et mes idĂ©es de travers, loin des fantĂŽmes qui sont les miens mais ne doivent en aucun cas devenir les leurs, je vais me soigner. Tout faire pour oublier ce bagage explosif qui est enfoui, pardonner ce qui doit l'ĂȘtre. A moi-mĂȘme en premier parce que ce sont pas les harceleurs qui souffrent, ce sont les autres. Ce n'est pas parce que les racines de mon propre jugement sont altĂ©rĂ©es, bousillĂ©es, que demain, je ne pourrais pas les assainir. Ne nous appelez pas des victimes, nous sommes la force incarnĂ©e de vivre ensuite avec. Nous sommes plus que le harcĂšlement.
Aujourd'hui, faisons dĂ©sormais au centuple tout ce dont nous avons Ă©tĂ© privĂ©s avant. A commencer par ĂȘtre nous sans la moindre once de crainte. Tu es toi et tu es suffisant.e, aimable.
Sorry non-french talking people ! little sad story about my youth. (ps: ce nâest pas le propre des collĂšges bourgeois le harcĂšlement, mais en outre chez moi câĂ©tait le cas, comme quoi ce nâest pas une question de classe, le harcĂšlement. Cela dit, la forme nâest peut-ĂȘtre pas la mĂȘme. Câest au moral que ça se joue.) aussi sur IG : https://www.instagram.com/matthieu_fouquet/