Câest au moins la deuxiĂšme, voire la troisiĂšme fois que je vois DAT, et possiblement Ă chaque fois sous la banniĂšre EVTEVL. Ce nâest ni fonciĂšrement mauvais ni affreusement insupportable mais disons le franchement, câest un peu ennuyeux. DĂ©jĂ , en proposant une musique totalement instrumentale, le trio met toutes les chances de son cĂŽtĂ© pour remplir les stades. Si on ajoute des compositions noise/post-hardcore un peu datĂ©es et donc plutĂŽt usĂ©es voire rincĂ©es, on commence Ă sâapprocher du Graal. Avec quelques breaks un peu hasardeux et une exĂ©cution encore lĂ©gĂšrement approximative en bonus, on peut dĂ©jĂ prĂ©parer le mur du salon pour accueillir le disque de platine. JâarrĂȘte les sarcasmes ou je vais recevoir une mandale surprise dans la cave de lâOlympic un de ces quatre, mais je suis surtout frustrĂ© par un potentiel qui me semble mal exploitĂ©.
Les italiens de Syk ont ensuite investi la scĂšne pour proposer ce quâil faut probablement appeler du mĂ©tal. Câest pas net et câest pas plus mal mais jugez plutĂŽt : deux guitaristes ou assimilĂ©s qui doivent bien jouer sur 18 ou 20 cordes Ă eux deux, un batteur au brushing punk et une chanteuse dont on ne mâenlĂšvera pas de lâidĂ©e quâelle est la version de poche de Julie Christmas. Avec ce genre de casting, on peut sâattendre Ă nâimporte quoi mais les mouvements de tĂȘte dâun des gratteux sont thĂ©oriquement incontestables. Sauf quâil a les cheveux courts. A rendre chĂšvre. PlutĂŽt impressionnant mais sans Ă©tincelle.
Child Bite câest autre chose. CarrĂ©, groovy, amĂ©ricain. Le rapport de cause Ă effet nâest pas Ă©vident, mais je soupçonne que la traversĂ©e de lâAtlantique filtre naturellement une grosse partie de la production, et notamment celle qui ne serait pas au moins irrĂ©prochable sur le plan technique. AprĂšs, il y a bien sĂ»r la prĂ©sence dâun chanteur charismatique et des compos noise Ă©bouriffantes pour faire le reste. Ăa envoie comme du Pord et je me suis Ă©tonnĂ© de ne pas voir de reprĂ©sentant de la gĂ©nĂ©ration RĂ©ju dans la salle. Il faut admettre quâon a vu meilleur cadeau que le crĂ©neau du dernier lundi soir de juilletâŠ














