Ci-git, dans mon entrée, un corps,
Froid et rigide, en un mot mort,
Qui est venu mourir ici ?
Jâai bien peur dâĂȘtre celui-ciâŠ
De cette vie, que reste-tâil ?
Maintenant quâest rompu le fil,
Quelques cĆurs blessĂ©s ça et lĂ !
lâabsence dâun mari, dâun papa,
Suis-je mort dâeffort, de plaisir ?
Jâai vĂ©cu pleinâment pour servir,
Pour aimer, pour lire et pour rire,
Pour apprendre ou encore pour jouir.
De la vie, il mâen fut tant donnĂ©,
Plus que jâen avais espĂ©rĂ©,
De belles rencontres mâont bĂ©ni,
Des Ă©motions Ă lâinfini !
Câest vrai, on est bien peu de choses,
Sur ces vers je finis ma prose,
Sur terre je suis, plutĂŽt je fus,
Passager un temps, rien de plus.