Je me pose réellement la question de savoir pourquoi les scandales publics touchant à la pédophilie concernent principalement (mais pas exclusivement, bien sûr) des personnalités dites “de gauche”. Je vais même plus loin en soulignant que, peut-être, ces gens se sont toujours déclaré “de gauche” avec, pour partie, l’idée de pouvoir cautionner leurs dérives sexuelles en évoquant la sacro-sainte liberté de tous et de chacun. L’individualiste narcissique – phénotype du gauchiste de base – ne s’est jamais senti aussi à l’aise que dans le grand “laissé faire” intellectuel produit par la pensée progressiste des cinquante dernières années. De la braguette de Cohn-Bendit aux viols de Duhamel, sans oublier les petits Marocains ministériels de Lang, la sexualité libertaire du type “jouissons sans entraves” a fait florès. On ne compte plus les milieux, les institutions ou, plus simplement hélas, les familles où l’arbitraire sexuel – expression du désir magnifié et réputé sacré de tout individu – a multiplié les victimes chez les plus vulnérables, au premier chef desquels les enfants, naturellement. La saloperie noire qui goudronne l’âme de ces gens les a amenés, instinctivement pourrait-on dire, à s’épancher sur la condition et l’éducation des jeunes têtes blondes, brunes et crépues, indifféremment... on n’est tout autant contre la discrimination quand il est question d’enculades juvéniles. À coups d’élucubrations de philosophes débauchés, de conseils d’éducateurs pervers et grâce aux délires de pédagogues azimutés, le tripotage, le pelotage, le doigtage et la pénétration d’enfant sont devenus la clé du bonheur d’un très large petit cercle d’enfoirés complices. Donneurs de leçons le matin, grands humanistes l’après-midi, ils prennent au crépuscule des allures de draculas obscènes qui, après deux bouteilles de vin et trois pétards, laissent courir leurs instincts les plus dégueulasses jusque dans les chambres obscures tendues de coton et de naïveté. La gauche, disais-je, a produit quelques magnifiques spécimens de cette engeance. À l’heure où la pudibonderie américaine prétend régenter planétairement le paradoxe des bonnes mœurs chez les plus détraqué.e.s, il est plaisant d’écouter le silence assourdissant de la classe politique progressiste sur ces pitoyables affaires. Un triste et lâche comportement qui souligne la primauté de l’intérêt politique sur la décence morale. Visiblement, les verts écologistes refusent de juger les noirs égologistes… J.-M. M.













