18 septembre 2014 â DREAMWORLD
La journĂ©e avait pourtant mal commencĂ©e. RĂ©veillĂ©e aux aurores, parce que prĂ©voir dâaller Ă Dreamworld, câest vouloir compter jusqu'Ă 2, dormir, se rĂ©veiller et hop sauter dans les attractions. Mais la rĂ©alitĂ© est loin dâavoir Ă©tĂ© la mĂȘme. RĂ©veillĂ©e pas trĂšs fraĂźche Ă 8h du matin, aprĂšs avoir dormi en pointillĂ© et regardĂ© mon tĂ©lĂ©phone toutes les 2 heures pour voir si câĂ©tait enfin le matin (Et oui Audrey, je continue Ă faire ça), et bien Ă 8 heures et pas en forme, je me lĂšve dâun bond, saute dans une douche froide et avec OcĂ©ane on arrĂȘte pas :
« On va à Dreamworld ! On va à Dreamworld ! »
Comme 2 mamans attentionnĂ©es, on prĂ©pare nos sandwich, bouteille dâeau, confiseries, sac Ă dos.
« Met de la crÚme solaire hein ! »
 Et ouai, on a franchi un cap, le cap du souci. Et merde, ça veut dire quâon vieillit.
Il est 9h.
« OcĂ©ane je pense quâil faut prendre nos passeports pour les tickets. »
Et lĂ , câest le dĂ©but des ennuis. OĂč est mon putain de passeport, il est toujours lĂ , dans la poche de mon sac. Si je perd mon passeport, je perd ma vie avec.
AlizĂ©e rĂ©flĂ©chis bordel ! Je ferme les yeux tentant de me rappeler de la derniĂšre cuite que jâai pris, rassembler les morceaux pour me souvenir de la derniĂšre fois oĂč jâavais mon passeport en main. Non câĂ©tait pas la cuite (Oui il faut toujours, toujours avoir son ID sur soi quand on sort).
Bon okay, effaçons les souvenirs de Gin tonic, vodka, vins et autres cocktails. Oui, jâai filĂ© mon passeport au vendeur de MAC quand jâai voulu faire mon Ă©change pour mon anti-cernes lâautre jour. Mais je suis certaine quâil me la rendu. Câest sĂ»r.
Merde, lĂ je suis vraiment foutue. Je vais rester ici, coincĂ©e Ă Brisbane pour lâĂ©ternitĂ©, (Ca se passait comme ça dans ma tĂȘte). Ne pas pouvoir aller aux WhiteSundays, ni Ă Melbourne, nulle part.
Je vĂ©rifie 3 fois dans mon sac, je sais que la poche intĂ©rieure est une garce et quâelle cache trĂšs trĂšs bien les objets. Toujours rien. Ma vie est foutue. Jâai tout retournĂ©, les lits, mes fringues, tout les sacs Ă main. Câest la merde. Jâen oublie ma journĂ©e de rĂȘve Ă Dreamworld. Je regarde encore une fois dĂ©sespĂ©rĂ©e dans mon sac. Oh le batard ! Il est lĂ Â ! Jâai lâimpression dâavoir dĂ©couvert lâAmĂ©rique tellement cette trouvaille mâest chĂšre. Mon bien aimĂ©. Je peux enfin me concentrer sur les choses vraiment sĂ©rieuses : Dreamworld.
A 9h30 tapante, Athina nous attend en bas dans la plus belle des voitures verre bouteille dâune valeur estimĂ©e Ă $300. Câest parti ! On met la playlist de la honte, L5, Spice girl, Roi soleil⊠On doit dâabord imprimer nos tickets dâentrĂ©e, on file donc Ă Office Work. Lâerreur. Non, enfaite lâerreur câĂ©tait pas ça, lâerreur câĂ©tait dâĂ©teindre le moteur. Ou alors non, lâerreur câĂ©tait que le propriĂ©taire de la voiture ne mette plus dâhuile dans le moteur. Ni de liquide de refroidissement, ne vĂ©rifie plus la batterie. Lâerreur elle Ă©tait lĂ . Dans la tĂȘte farfelue de ce petit Australien, Elliot.
On est restée bloquée sur la voie de bus une bonne heure. On a refait les niveaux comme des pros.
« Dans 30 minutes si on est pas parti on peux dire au revoir à notre petite journée à Dreamworld »
Et lĂ , sorti de je ne sais oĂč, une bande de jeunes, encore comateux de la veille, nous propose leur aide. Il nous faut des pinces les mecs. Le bon dieu est avec nous, lâun dâeux habite pas trĂšs loin, il fonce chez lui chercher son Ă©norme 4x4 et de quoi donner un coup de boost Ă la batterie de notre carrosse. En 2 minutes câest rĂ©glĂ©. Cette petite touffe blonde avec son Ă©norme Hummer nous a redonnĂ© vie ! On se saute tous dans les bras, on sâembrasse. MERCI !
La journĂ©e peut enfin commencĂ©e. Câest enfin parti pour Dreamworld, parc dâattraction de Brisbane. Câest pas trĂšs grand, pas aussi propre quâĂ Disney, mais il y a des attractions Ă sâen retourner le cerveau ! Croyez moi !
OcĂ©ane est montĂ© Ă 120m de haut, aussi haut quâelle pouvait voir SurferParadise et lâocean de lĂ haut, et ensuite ĂȘtre lachĂ©e dans le vide Ă vitesse folle. On a fait des montagnes russes, des trucs qui tournent, te met la tĂȘte Ă lâenvers, oĂč te berce selon dâautre point de vu #Athina. Parfois on a mĂȘme regrettĂ©e dâĂȘtre dans ce foutu wagon, celui ou on juste attachĂ© par la taille et oĂč lâon se dit, une fois en haut, la tĂȘte Ă lâenvers « Mais pourquoi jâai fait ça ». LâadrĂ©naline ! Mon dieu que câĂ©tait bon ! Une vraie journĂ©e, lâesprit libre, Ă hurler dans ces manĂšges. A hurler « Yes Mâdame ! » quand on a Ă©tĂ© attaquĂ© cette bande de zombies dans la base militaire. A hurler « Mais arrĂȘtez moi ce bordel ! AAAAAH », parler mug et thĂ© camomille avant le dĂ©part imminent dâune attraction pour se changer les idĂ©es et oublier ce qui va bientĂŽt se passer.
On a beaucoup rigolĂ©, on a aussi eu peur, on sâest mis la pression, on a Ă©tĂ© mouillĂ©e, bercĂ©e, retournĂ©e. Mais mon dieu quâest-ce quâon sâest Ă©clatĂ©e !
La fin de Brisbane sâapproche, bientĂŽt un nouveau dĂ©part pour une nouvelle ville. De nouveaux amis, un nouveau travail, tout sera Ă recommencer. On a beaucoup de chance dâavoir ce que lâon a ici, ces filles, les BFF OZ, elles sont toute une Ă©norme part de bonheur Ă chacune. Et lorsque que lâon se rassemble, câest la joie de se retrouver, comme une petite famille, et faire vivre ce plein de bonheur ensemble. Nos familles nous manquent et câest ce qui nous rassemble dâautant plus, en plus dâĂȘtre de trĂšs bonnes amis, on est un peu comme une famille ici.












