Lovechild - fan fiction Percy Jackson (on Wattpad) https://my.w.tt/fPTnsw7CMX Et si Annabeth avait eut une soeur, une petite soeur? Je vous le rappelle, elle s'est enfuie de chez elle quand Luke l'a retrouvĂ©. Et si Athena avait eut un second enfant avec Frederick Chase? Venez dĂ©couvrir l'histoire que cela enclenche... Entre quĂȘtes, dĂ©couverte, amour, guerres, la vie des Chase et du Camp des Sangs mĂȘlĂ©s n'est pas trĂšs calme! Cette histoire se passe aprĂšs Le Dernier Olympien mais ne tient pas compte des HĂ©ros de l'Olympe.
Son arrivée bouleversera tout mes plans. J'aurais du devenir une grande architecte, construite une meilleure et plus grandiose Olympe, mais tout c'est écroulé quand cette personne a fait son entrée dans ma vie et dans mon coeur.
Rien ne sera plus jamais pareil.
Encore une sang-mĂȘlĂ©e venue me retrouver pour toutes les mauvaises raisons. Cette histoire, je vous la raconte Ă contre-coeur.
Quelques temps plus tĂŽtâ Dans la tĂȘte de Leilani
Papa gueula à travers la maison de descendre. Je ne comprenais pas pourquoi. J'avais fait tout ce qu'il m'avait demander de faire. J'avais lavé la vaisselle, rangé mes affaires de cours, passé l'aspirateur. Que me voulait-il? Il n'y avait rien de bon à ce qu'il veuille me voir. Il fallait se préparer au pire.
Mon pÚre et moi entretenions une relation tendue depuis toute petite. Il m'avait clairement dit que je n'étais pas la fille de sa femme et qu'il ne savait pas comment cela se faisait que je partageais certains traits physiques avec lui.
Je savais en réalité que peu de temps aprÚs ma naissance, il passait encore du temps avec une jolie femme aux aspects divins. Elle me ressemblait, d'ailleurs, et j'en venais à la conclusion que j'étais pas sensée exister.
Je descendis les marches de l'escalier quatre à quatre, réfléchissant déjà à un argument contre les accusions grotesques de mon pÚre. Il était d'ailleurs assis sur son canapé vert et il fixait la télévision. Plusieurs bouteilles de biÚre vides étaient couchées par terre. Je déglutis difficilement. Il était vraiment la carcasse d'un homme. C'était répugnant.
" Qu'est ce qui te prends de descendre aussi lentement, Leï? Tu sais à qui tu parles là ? Tu dois m'obéir sale garce!
â Papa, je suis lĂ . Je t'Ă©coute.
â J'aurais jamais du fricoter avec cette femme, t'es qu'un sac Ă m-"
Je n'écoutais déjà plus. Depuis des années, je réprimais mes larmes. Je me battais contre assez de démons intérieurs et extérieurs pour en plus avoir à le supporter. En effet, en rentrant de cours, j'étais souvent confrontée à des monstres bizarres. Je pense que je suis folle.
A douze ans, c'est tĂŽt pour faire des hallucinations. Des fois, j'ai encore mal oĂč ils me frappent. Je crois que je disjoncte totalement. La seule fois oĂč j'ai essayĂ© d'en parler, papa m'a envoyĂ© une bouteille dans la tĂȘte. J'ai failli ĂȘtre hospitalisĂ©.
" Tu m'écoutes, petite? Je t'ai dit prends tes affaires et CASSE TOI! Toi et tes débilités vous me cassez la vie! Vous détruisez tout!
â je... Je comprends pas..."
Mon pĂšre se leva sur toute sa hauteur. Il avait un ventre proĂ©minentâ du Ă sa surconsommation de chips et d'alcool. Il s'est approchĂ© de moi doucement, ses yeux luisants. Son haleine fĂ©tide me donnait la nausĂ©e.
" Ta mĂšre est une femme nommĂ©e Athena. Elle m'a dit que je devais t'emmener Ă New York, pas loin en tout cas, pour le Camp des Sang-MĂȘlĂ©s. Je ne vais pas y aller pour toi. Toi et ta batarde de soeur serons bien ensemble.
â Ah. Oui. J'avais oubliĂ©. Cette petite idiote a fui quand elle avait sept ans." Il sourit bĂȘtement, grognant en mĂȘme temps. Je profite de son moment d'inattention pour reculer d'un pas. Quand il boit, il me fait peur.
" Annabeth Chase c'est son prénom. Débrouilles toi pour la trouver. T'as quinze minutes pour faire tes valises, aprÚs je te fous dehors."
Il faisait sombre dehors. Il devait ĂȘtre non loin de minuit, j'Ă©tais Ă©puisĂ©e, je n'avais plus un rond, et le chemin pour New York s'avĂ©rait long et pĂ©nible. Je ne pouvais plus me permettre ni taxi ni bus, et je me devais de continuer Ă pieds.
Annabeth a intĂ©rĂȘt Ă exister. Pareil pour le Camp. Cette Athena avait un prĂ©nom qui correspondait bien Ă son aspect divin, du moins de ce que je me souviens. Elle avait tout pour plaire, et on aurait dit que la lumiĂšre la mettait en valeur d'une maniĂšre spĂ©ciale.
Quelle idée d'écouter un alcoolique? Un homme si répugnant que je déteste l'appeler PÚre? Si j'avais une soeur, je comprends qu'elle se soit cassée. M'a t-elle connue? Pourquoi n'ai-je aucuns souvenirs d'elle?
Un souffle de vent se glissa sous mon t-shirt et la chair de poule me parcourut. Mon pĂšre avait Ă©tĂ© un type bien, autrefois. D'aprĂšs ce que ma belle mĂšreâ supposĂ©mentâ il Ă©tait doux et attentionnĂ© jusqu'Ă un Ă©vĂšnement...
Et si c'était la fuite de ma supposée soeur?
" Une sang-mĂȘlĂ©e ne devrait pas se promener seule et dĂ©sarmĂ©e."
C'Ă©tait la seconde fois que j'entendais l'expression sang-mĂȘlĂ©e. Je me retournais vivement vers la source du bruit: c'Ă©tait un garçon Ă peine plus ĂągĂ© que moi. Il avait les cheveux bruns foncĂ©s et les yeux bruns. Il devait avoir Ă peine plus que quatorze ans.
" De quoi parles-tu et qui es-tu?" demandais-je fébrilement. Je souhaitais plus que tout me reposer. Avant de me faire expulser de mon chez-moi, j'avais passer une longue journée au supermarché en travaillant.
" Je suis Nico di Angelo. Et je crois que tu n'es pas au courant de tes origines... Il est temps de t'emmener au Camp."
Je sentis mon sang faire qu'un tour. C'Ă©tait donc vrai, non? Si le Camp des Sangs-mĂȘlĂ©sâ que sais-je ce que cela signifieâ existait, alors ma soeur aussi! Cela va contre toute logique. Le jeune garçon s'approcha prudemment, tendit sa main, prit la mienne, et je fus emmenĂ©e dans du noir.
J'avais le mal de mer, soudain. J'avais extrĂȘmement envie de vomir. Ma tĂȘte tournait sur elle mĂȘme, j'Ă©tais empĂȘtrĂ©e dans que du noir et encore du noir. Soudain, je sentis mes genoux s'Ă©craser sur de la terre et j'ouvris les yeux pĂ©niblement.
Je regardais autour de moi. Partis les murs urbains. Je vois partout de l'herbe. Nous Ă©tions sur une colline. En haut, une sorte de portail antique avec Ă©crit en grec Camp de Sang-mĂȘlĂ© ( ÏÏÏαÏÏÏΔΎο ÎŒÎčÏÏ Î±ÎŻÎŒÎ±). Je ne compris pas comment je rĂ©ussis Ă traduire la lecture dans ma tĂȘte.
A cĂŽtĂ© de moi, Nico est allongĂ© au sol, semblant fatiguĂ©. Il respirait lourdement, comme si il avait couru un marathon. Je le fixais, ne comprenant pas comment j'Ă©tais passĂ©e de Virginie au Camp en mĂȘme pas deux secondes.
" Je me suis Ă©vanouie et je rĂȘve c'est ça?"
Nico releva difficilement pas la tĂȘte, toujours essoufflĂ©.
" Non. Voyage de L'ombre. Shadow Travel. Je ne sais comment tu veux l'appeler. Il manque beaucoup Ă ta culture, tu es en retard sur les autres."
Je fis mine de comprendre ce qu'il baragouinait. Rien de tout cela Ă©tait logique, et puis je le connaissais pas. Tout ce que je savais, c'Ă©tait qu'on Ă©tait prĂšs d'un Camp Ă©trange. Puis nous l'entendĂźmes; en mĂȘme temps.
Le son perçant d'un grognement de monstre. Sauf que s'il l'entendait, cela voulait dire que ce n'était pas une hallucination. Mon coeur manqua un battement. Face à nous se trouvait une sorte de gigantesque Minotaure.
" Tu le vois aussi?" je demandais faiblement
Il ne m'attendit pas. Il se mit Ă courir vers les portes. Je le suivis aussitĂŽt, apeurĂ©e. Je venais seulement de comprendre que tout ce temps, je m'Ă©tais battue contre de vĂ©ritables monstres. Je ne savais rien Ă ma propre vie, apparemment. Pendant que nous courions ensemble, nous passĂąmes des dizaines d'arbresâ des pins, et autresâ et on sauta par dessus des nids de poules. La lune Ă©tait notre seul lampadaire. J'avais peur. VĂ©ritablement peur. Et je voulais tout savoir sur les sangs-mĂȘlĂ©s. Maintenant.
DerriÚre nous, le monstre prenait de la vitesse. Le sol tremblait sous ses pieds, et je trébuchais plusieurs fois. Je n'avais jamais couru aussi rapidement de toute ma vie. Comme quoi l'adrénaline fait des merveilles!
Le portail gravĂ© paraissait ĂȘtre Ă des annĂ©es lumiĂšres de nous. Nico commençait Ă s'essouffler, surtout qu'il Ă©tait dĂ©jĂ crevĂ©.
Alors je pris une dĂ©cision un peu suicidaire. Je m'arrĂȘtais soudain de courir vers le portail, et Ă la place je me mis Ă foncer sur le monstre. Celui-ci ne s'y attendait pas du tout et nous nous rencontrĂąmes dans un Ă©norme choc. Tout mes os me firent mal en symbiose. Je poussais un hurlement, pile au moment oĂč je m'Ă©crasais contre la terre comme une poupĂ©e de chiffon. JE grinçais des dents et me relevais et me jetai Ă nouveau sur le monstre. Nico s'Ă©tait arrĂȘtĂ© de courir.
Il opina du chef et s'en fut, et une minute aprÚs il était plus dans mon champ de vision. Je glissais mon regard vers la créature monstrueuse. Il était imposant, mi-homme mi-taureau blanc. On aurait presque pu le trouver majestueux à sa maniÚre. Mais son envie de chair humaine ne me réjouissait pas et je préférais ne pas y penser.
" Coucou mon vieux. Tu vois, j'allais découvrir des trucs sur moi, alors si tu pouvais éviter de m'écraser et tout... je serais contente."
Je crus presque entendre le monstre rire. Mais il n'allait pas me laisser aller. Il avait Ă©tĂ© sonnĂ© quelques temps plus tĂŽt, mais maintenant il se ruait sur moi en hurlant de sa voix de taureau. Je me redressais en vitesse, ignorant la douleur de mes cĂŽtes et de mes jambes. Il arrivait bien trop vite. J'eus le temps de sauter sur le cĂŽtĂ© pour Ă©viter son buste, mais son bras m'envoya tout de mĂȘme valser. Il avait plantĂ© ses griffes dans ma jambe avant de me lancer comme une poupĂ©e. J'hurlais de douleur alors que je tombais.
" Calme toi! Je veux juste... partir..." m'exclamais-je dans le vide
Ma tĂȘte tournait. Je voulais abandonner et dormir sur le sol pour l'Ă©ternitĂ©. Mais j'entendis le ching d'un object mĂ©tallique qui se dĂ©gainait puis le cri fĂ©roce d'une guerriĂšre, puis celui d'un homme. Je n'eus pas la force de redresser ma tĂȘte. Je sentais du liquide dĂ©gouliner de ma cuisse et mon coeur battait dans mes tempes.
Puis j'entendis le son d'un corps qui s'écrase contre le mou de la terre. Des bruits de pas. Je sentais que je perdais peu à peu connaissance, comme quand papa buvait trop et me frappait trop fort.
J'eus juste le temps d'entendre la voix cristalline d'une femme qui chuchotais:
" Nico a dit que c'Ă©tait une sang-mĂȘlĂ©e de Virginie..."